Un de mes anciens billets me revient à l’esprit parce qu’il traite exactement du même sujet que celui que j’aborde aujourd’hui…A croire que rien n’a changé ou plutôt que les choses ont empiré depuis ces dernières années!

En cette belle matinée de printemps ramadanesque, j’avais à faire dans le quartier (chic, huppé, bobo et aussi nouveau riche) que les rbatis appellent -avec un brin de respect et d’admiration – HAY RYAD !

Je stationne mon modeste véhicule devant une villa qui sentait son nouveau riche à des centaines de mètres mais je n’avais le choix, d’autant que rien ne signalait – de quelque manière que ce soit – une quelconque interdiction de stationner ( trottoir peint réglementairement en rouge et blanc ou plaque réglementaire) et que vu le lieu où j’ai stationné, mon véhicule n’entravait en rien la circulation dans cette rue.

Au moment où je fermais ma portière, un gardien sort de la villa et me signifie – très poliment je dois le reconnaître – que je ne pouvais pas stationner à cet endroit!

Devant mon étonnement, le factotum m’expliqua que “moul dar ma kay byghch ly stationi 7da darouu“.

J’ai pris le temps de répondre à ce monsieur ce que j’ai exposé plus haut et je lui ai dit que je reste sur place.

Et là, sortant mon téléphone et sans un mot, j’ai pris – de manière la plus ostentatoire – des photos de ma voiture, de sa position, du trottoir, de cette partie de la rue. Enfin je me suis amusé pendant cinq minutes à jouer à l’agent de justice venu faire le constat d’une situation donnée et je suis parti sans rien ajouter!

Je reviens trois quarts d’heure après et je trouve à coté de ma voiture un monsieur, costume, bleu, cravate sur chemise bleu ciel, mais souliers éculés (je l’ai bien observé), bref le monsieur qui veut jouer à plus important qu’il ne doit être ….Ce devait “moul dar”.

M’attendant à le voir venir me faire une observation, je fus surpris de le voir fulminer en silence avant de mette un grnd coup de pied dans une bouteille d’eau minérale qui marquait son territoire.

Il était sûr qu’avec les photos que j’étais supposé avoir prises, il n’en mènerait pas large en cas de problème,, sauf que l’énergumène ne se doutait pas un moment que JE N’AVAIS PRIS AUCUNE PHOTO