CITOYEN HMIDA

20 septembre 2018

PROPRETÉ – PERSO…1…..2…..3….et je continuerai…

Je ne suis pas un écolo …Je ne suis ni végétarien, ni végétalien, ni encore moins végan…Je ne suis pas un défenseur acharné des droits des animaux : la preuve, si j’adore m’occuper de Lord, le labrador de ma fille aînée, je ne supportais pas Marcus le bouledogue français de mon fils et je suis physiquement allergique aux chats, donc je ne prendrais jamais dans mes bras Scarlet la chatte ramassée dans la rue par ma file cadette et transformée en animal de salon et je supporte encore moins le chat de ma voisine que je croise quotidiennement.

Ceci étant précisé, je ne supporte pas la pollution, surtout la pollution d’origine HUMAINE, en fait et pour faire court : LA SALETÉ!

Lutter contre la pollution industrielle est une tâche trop importante pour être menée à l’échelle individuelle : trop d’intérêts sont en jeu, trop de difficultés sont à gérer, trop de problèmes d’organisation sont à règler et seul le seul associatif peut s’y atteler.

Mais lutter contre la saleté quotidienne produite par nos concitoyen/nes à longueur de journée, à longueur d’année, sans que cela semble être dangereux pour la société ou simplement dérangeant pour les autres, est à la portée de chacun de nous, chacun dans sa sphère d’activité, chacun dans son domaine !

Quand les enfants de la famille étaient beaucoup plus jeunes et que nous nous retrouvions tous ensemble sur une plage, dès que nos parasols étaient plantés, je lançais l’opération “BOUNDIF” : il s’agissait de nettoyer systématiquement le périmètre la plage sur lequel nous allions évoluer. Et croyez-moi quand vous aviez autour de vous une dizaine de gosses, le périmètre de jeu était vaste !

Nous fréquentions des plages supposées être d’un certain standing : les Contrebandiers, Skhirat, Oued Cherrat, pendant quelques étés Sidi Bouzid et pourtant, chaque jour, nous ramassions bouteilles en plastique, gobelets, canettes, paquets de cigarettes, emballages de biscuits, bâtonnets de sucettes, mégots de cigarettes, parfois des bouteilles en verre, des boites de conserve ouvertes, sans parler des épluchures de fruits, et parfois des couches de bébés (garnies) et même des préservatifs. Nous ramassions aussi et c’était normal des déchets rejetés par la mer et propre à l’activité marine : morceaux de filets, cordes, planches pourries parfois avec des clous rouillés très dangereux, des morceaux de cannes à peche avec fil et hameçons, des balises, et que sais-je encore!

Une fois notre journée terminée, nous ramassions les cochonneries que forcément nous avions créées (restes de sandwichs, bouteilles vides, emballages de biscuits et de bonbons, pots de yaourt, bâtonnets de sucettes etc…), nous les mettions dans des sachets prévus pour cela et nous ramenions à la maison …

Quand nous revenions à la plage,même le lendemain, nous retrouvions la même situation …

Cà c’était avant et rien ne semble avoir changé….

Pour ma part, j’ai décidé de continuer à lutter contre la saleté…Pas contre la pollution, je n’en ai ni l’ambition ni les moyens ..Mais lutter contre la salté oui, je peux le faire …Nous pouvons le faire …NOUS DEVONS LE FAIRE !

En ramassant les déchets en plastique, en métal et en verre, que des personnes inconscientes et irresponsables jettent dans nos rues, dans nos parcs (oui nous avons des parcs, nous avons des espaces verts, des aires de jeux) et pire du pire devant nos mosquées.

JE pense devoir donner l’exemple, TU dois donner l’exemple, toi qui lira ce post….

Je vous rappelle ici les quelques posts que j’ai mis en ligne sur ma page Face Book à ce sujet …

D’abord pour annoncer mon projet “PROPRETE – PERSO”

Comme cela a fonctionné, j’ai continué le lendemain :

Et le troisième jour, accompagné de LORD, le labrador que ma fille me confie de temps à autre, j’ai persisté et là, j’ai remarqué que même LORD semblait dégouté de ce que vous trouvions comme cochonneries le long de notre promenade matinale. Quand je pense que ce gentil animal, si doux et si bien élevé, choisit pour déposer ses défections – je signale au passage qu’elles sont biodégradables – un endroit discret et surtout “herbager” (gazon, buisson) et qu’il s’empresse de les recouvrir en grattant le sol de ses pattes arrières, je me dis que les humains ont encore beacuoup de choses à apprendre des animaux!

JE CONTINUERAI DONC MA CAMPAGNE PROPRETTE – PERSO …Je ne sais si je réunirais des émules mais moi je ferai ce que je crois devoir entreprendre 

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15 septembre 2018

Pourquoi ce tome 3 pour les “MEMOIRES” de YOUSSEFI?

Les deux premiers pavés supposés être les “MEMOIRES” du leader socialiste marocain Abderhman Youssefi m’ont laissé un goût fade d’inachevé, avec un sentiment amer de m’être fait avoir et surtout la certitude que cet homme politique ne nous a pas dit tout ce qu’il avait le devoir de nous dire, malgré des centaines de pages de discours et d’interviews.

Ce sentiment m’a inspiré ce petit mot que j’ai posté sur mage facebokk :

Pourtant, j’ai essayé de voir ce que contenait le troisième tome…En fait, pas grand chose!

Encore une fois, des discours, des discours en vase clos, des interviews à des médias étrangers, rien de bien concret, des mots, des mots …Comme chantait Dalida : “paroles …paroles…encore des mots toujours des mots, les mêmes mots” destinés au même public choisi, sélectionné, trié sur le volet…

Je comprends mieux le succès de notre charlatan politique national Abdelilah BENKIRANE : lui savait parler au peuple, à la base, pas aux élites des salons casablancais ou r’bati.

Dommage pour le Maroc et dommage pour les marocain/nes!

Dernière remarque pour clore ce compte-rendu concernant les Mémoires de Abderahman YOUSSEFI : les trois tomes sont dédicacés de la façon la plus anonyme et la moins personnelle qui soit. Les quelques mots destinés au lecteur, signés mais imprimés, ressemblent étrangement à une rose artificielle que ce grand socialiste aurait offert à ses militants!

Et pour ma part, j’ai toujours détesté les fleurs artificielles : elles n’ont ni vie ni âme, exactement comme les mémoires de Abderahman YOUSSEFI

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13 septembre 2018

Abderrahman YOUSSEFI aime beaucoup parler.

J’avais passé une journée à feuilleter le tomme 2 des Mémoires de Abderahman YOUSSEFI et j’avais posté sur ma page FaceBook ce petit mot que je ne renie pas après une lecture plus approfondie!

Puis je me suis souvenu que, il y a quelques jours, j’avais posté chez un groupe d’amis facebookiens une citation de Georges Clemenceau, grand homme d’état français sous le Troisième République, qui disait en substance : “Il faut d’abord savoir ce que l’on veut, il faut ensuite avoir le courage de le dire, il faut ensuite l’énergie de le faire.”

En lisant ses Mémoires, je me suis dit que Abderahman YOUSSEFI savait ce qu’il voulait, qu’il avait le courage de le dire mais qu’il n’a pas eu l’énergie de le faire.

En effet, ce qui ressort de ces Mémoires, c’est justement le manque d’action de cet homme politique marocain, respecté et même adulé. Il était concentré sur la parole, sur le verbe, comme tout arabe qui se respecte et ce malgré sa culture occidentale et socialiste.

Et le tome 2 – qui couvre les années 1991 à 1999 – en constitue la preuve flagrante : 438 pages entièrement consacrées à des DISCOURS de Abderahman YOUSSEFI et des entretiens avec des organes de presse (journaux, radios ou télévision).

Je disais dans un billet précédent que Abdrahman YOUSSEFI était un apparatchik et ce volume de ses mémoires le montre bien : la plupart de ces discours ont été prononcés devant le Comité Central de son parti l’Union Socialiste des Forces Populaires et quelques uns devant d’autres instances de cette formation (jeunesse socialiste, conseillers socialistes, groupe parlementaire) et UN SEUL DISCOURS prononcé devant un rassemblement populaire!

Même dans ses discours, YOUSSEFI n’avait pas les envolées lyriques de Allal FASSI, ni la fougue militante de Abderrahim BOUABID ni la froide méthodologie de Ali YATA.

Par ailleurs, le leder de l’USFP semblait très à l’aise devant les journalistes, soit en tête-à-tête soit devant un micro ou une caméra.

On retrouve la retranscription d’une quinzaine d’entretiens avec des journalistes de tous bords et de toutes les nationalités : de ACH-CHARQ AL AWSAT à LE MONDE, de LIBERATION à LA VANGUARDIA, de FRANCE INTER à VOICE OF AMERICA, de JEUNE AFRIQUE à LBC ou TV 5. Même LE MATIN DU SAHARA a eu droit à un entetien!

Donc en fait, Abderrahman YOUSSEFI s’avère un homme de paroles (avec un s).

Et ce qui m’a choqué c’est que – pour justifier la publication de la parole prolifique de YOUSSEFI – Lahcen SBAI, membre du Conseil National de l’U.S.F.P. entame la présentation de la parole de YOUSSEFI par cette phrase pour le moins incongrue : “Beaucoup de cartes politiques sont consignées dans le DISCOURS et pas seulement dans l’ACTION sur le terrain ou les TEXTES DE LOIS”.

Non, ya Si Lahcen, la politique c’est avant tout l’action …La parole seule c’est pour les charlatans…

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12 septembre 2018

Abderahman YOUSSEFI nous livre des “pépites” de sa vie …

Aberahman YOUSSEFI, l’ancien dirigeant de l’U.S.F.P. et l’ancien premier ministre du premier gouvernement d’alternance voulu par feu Hassan II, a publié, il y a quelques mois, ses mémoires.

L’ouvrage, en trois tomes, intitulé ” أحاديث في ما جرى ـ شذرات من سيرتي كما رويتها لبودرقة” est paru en mars 2018 chez Dar Anachr Al Maghribiya : il s’agit en fait d’une véritable somme de plus de 1.200 pages.

L’événement a bien évidemment occupé la une de journaux et a passionné le microcosme politique national et tout ce beau monde s’est extasié devant cette publication!

On a pu cependant relever quelques réserves, comme celle de Smail Bellaouali dans h24info.ma qui estime que Youssefi “reste évasif sur plusieurs points sensibles.”

Ali Amar a noté pour sa part dans ledesk.ma/culture – dans un article intitulé “les mémoires sélectifs de Youssefi” que “à part quelques anecdotes choisies sur les rois qu’il a servis et les grandes figures du passé, point de révélations pour l’Histoire“.

Youssef Dahmani dans yabiladi.com semble pus admiratif devant l’ouvrage du dirigeant socialiste qui ” constitue un témoignage vivant sur nombre d’épisodes historiques ayant marqué la vie politique du Maroc“.

Quand ma fille aînée m’a offert l’ouvrage, je me suis tout de suite plongé dans cette lecture que je pensais trouver passionnante, instructive et surtout éclairante notamment sur les derniers moments du règne de Hassan II.

Et d’emblée, je me suis posé la question : pourquoi avoir confié la préparation de ces mémoires à M’Barek BOUDRIKA (alias Abbas): j’aurais préféré lire la prose personnelle de Si Abdrahman YOUSSEFI, il nous devait bien cela!

Autre question que je me suis posée : le mot “شذرات” qui figure dans le sous-titre de cet ouvrage signifie, sauf erreur de ma part : “pépites”. Ces mémoires seraient donc une série de pépites (donc brillantes) choisies dans la biographie de cet homme politique.

Pourtant, je me suis lancé avidement dans la lecture de ces mémoires, en me promettant de partager mes impressions au fur et à mesure que j’avançais. C’est ainsi que j’ai posté quelques réflexions sur Face Book et sur Twitter, qui m’ont valu des commentaires qui vont dans le sens de ce que j’éprouvais.

Donc si je dois résumer mes impressions et préciser mon ressenti après la lecture de ce premier tomme, décevant finalement et sans grand intérêt fondamental, je dirais en quelques phrases :

1/ il ressemble plus à un quelconque mémoire de master en sciences politiques qu’au testament du grand homme politique que nous croyions tous (beaucoup de faits et détails et beaucoup de documents en annexe destinés peut-être à impressionner le lecteur).

2/ il retrace la vie d’un homme de parti, d’un homme d’appareil, d’un véritable apparatchik, discret, secret, aimant le pouvoir et ne supportant pas la contradiction.

3/ il aurait fallu que Abderrahman YOUSSEFI révèle aux marocain/es qui ont cru en lui, aux militant/es qui l’ont toujours soutenu même s’il n’a pas joué le jeu de la démocratie en se présentant aux urnes après son premier échec, la vérité sur le “pacte secret” qu’il aurait passé avec feu Hassan II avant sa mort, pacte dont tout le monde parle et dont tout le monde ignore la teneur, pour autant que ce pacte ait jamais été réellement passé.

4/ La lecture des deux autres tomes – que je m’engage à mener à bout et à vous en parler ici – me parait dès lors s’avérer un exercice bien pénible : ce qui aurait dû être dit par Abderahman Youssefi ne l’a pas été et cela a été même occulté de manière délibérée

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31 août 2018

Un billet comme je n’en ai pas écrit depuis longtemps…

Depuis bien longtemps, je n’ai pas pas mis un ligne un post d’ordre général, me contentant le plus souvent juste d’ consigner les lectures qui m’ont marqué.

Et pourtant, les sujet ne manque pas! Aussi bien en ce qui concerne le Maroc que l’étranger!

Mais tout cela a un petit goût d’inachevé qui me rend plutôt sceptique et même pourquoi le cacher un petit peu pessimiste!

Commençons le Maroc!

Je suis pris d’un certain vertige face aux discours royaux, qui semblent se répéter et qui reviennent comme des vagues se fracasser sur une réalité concrète qui n’a pa l’air de vouloir changer! Ainsi malgré quelques fulgurances, les propos royaux me semblent d’une évidence qui me fait froid dans le dos!

Le chef de l’état fustige les administrations, les partis, l’école, les ministères, les élus locaux et nationaux, le laisser-aller, et j’en passe…Pour ni les uns ni les autres ne semblent s’en émouvoir, sinon par leurs applaudissements et leur totale approbation des remarques du souverain!

Les partis politiques, jadis fleuron de vie politique de ce pays, foyer de la citoyenneté et du patriotisme, vivier des grandes personnalités, partent à vau-l’eau ! Du plus vieux ancien au plus récent, les partis politiques ne sont plus qu’un ramassis d’opportunistes, de profiteurs, d’arrivistes ! Aucun n’y échappe, ni ceux que certains se complaisent à qualifier de “partis administratifs” que ceux qui se prenaient ou se prennent encore pour des formations de gauche, d’extrême gauche ou même de porteur de projet révolutionnaire! Même le PJD – parti le plus enbigadé, le plus encadré, le plus discipliné – connait des problèmes internes, des conflits de personnes et des clivages d’égo!

Le gouvernement est discret dans son inaction ou dans son action : je ne sais comment qualifier ce que réalise Monsieur Saad Dine Othmani. En tout cas, il voit ses ministres partir, parfois très importants comme celui de l’économie et des finances, dans le cadre de la reddition des comptes, et d’autres plutôt “décoratifs”, disparaître tout simplement comme la secrétaire d’état chargée – avec plusieurs autres responsables – des problèmes de l’Eau.

De temps en temps, la Cour des Comptes publie un rapport accablant de mille maux tels ou tels secteurs : et cela ne semble gêner personne, ni Monsieur Jettou qui continue à dénoncer tout ce qui lui semble ne pas aller dans ce pays ni les responsables et les secteurs pointés du doigt accusateurs de ses collaborateurs.

OUPS…J’allais oublié le fameux boycott!

A la suite d’un appel lancé par quelques “spécialistes de l’informatique, tous des hommes” ( cette précision qu’ils ont tenu à mettre dans leur première vidéo nous donne une idée sur le degré de maturité de ces gars) un boycott est lancé contre trois produits : l’eau minérale SIDI ALI, le lait CENTRALE et les hydrocarbures AFRIQUIA? Pourquoi ces produits et pas d’autres, pour pas Sidi ali et pas Ain Atlas et Oulmes qui appartiennent au même groupe, pourquoi le lait et pas les produits dérivés bien plus rentables pour Centrale, pourquoi Afriquia et pas les autres distributeurs beaucoupplus chers?

Boycott politique? Personnel? Manipulation? Tentative de déstabilisation de l’économie nationale? Beaucoup de marocain/es ont suivi, d’autres pas …Résultat après plusieurs sermaines : le Maroc est envahie d’eaux minérales étrangères notamment espagnoles ou d’origine espagnole mais appartenant à des arabes duGolfe , le lait n’est pas moins cher et Afriquia reste le distributeur le moins cher et les prix des hydrocarbures varient selon un système totalement opaque!

Devant cet état de fait, les marocains et les marocains semblent bien zen ….Ils ont été parait-il plus de 500.000 à passer des vacances en Espagne, je ne sais combien à aller en Turquie ou en Egypte, sans parler de ceux qui ont entrepris le pèlerinage à la Mecque…Je ne parle pas de ceux qui se bousculaient sur les routes du Nord ou dans les moussems, ou à Agadir, ou dans les villes de montagne comme Ifrane ou Imouzer! Je n’oublie pas pas ceux qui pour rien au monde ne rateraient l’occasion de l’Aid Kébir pour égorger un, deux ou trois moutons dans la même famille.

Mais, en même temps, à travers le pays, çà viole à tout va, çà vole à tour de bras, çà agresse, cà corrompt, çà tente de traverser le Détroit fuyant le pays comme si nous vivions dans le plus infernal des enfers.

Honnêtement, je n’y comprends plus rien …

A l’étranger, ils ne sont pas mieux lotis !

La France a connu un été politiquent compliqué à cause de l’affaire BENALLA ! Ce petit monsieur méritait-il de mettre la République sens dessus-dessous, au point qu’il soit devenu une affaire d’état! Seuls ceux qui ont entretenu la mayonnaise durant des semaines peuvent nous répondre et en répodre au peuple français!

Benalla a fait capoter la révision constitutionnelle qui prévoyait, entre autres, la réduction du nombre de parlementaires et de sénateurs : ceci peut éventuellement expliquer cela et la politique politicienne n’en sort pas grandie!

D’autres affaires plus graves – de moeurs, de corruption, de trafic d’influence, etc… – n’ont pas eu le retentissement qu’a connu le cas Benalla? On peut se poser la question de savoir pourquoi ?

Aux USA, le président-homme d’affaires continuent à twitter comme un adolescent et à mettre le monde en danger par des décisions intempestives contre les pays qui ne lui conviennent pas, augmentant les droits de douanes pour celui-ci, menaçant celui-là, renforçant et élargissant le blocus contre l’Iran, suspendant l’aide aux Palestiniens, signant des traités par ici qu’il renie par là.

La Saoudie pour sa part semble trouver un malin plaisir à bombarder le Yémen pour des raisons qui ne sempblent de la plus grande clarté ! Il ne se passe pas une semaine sans que une école, un hôpital, un bus, soient la cible de misiles saoudiens! Cela dure depuis un bon moment et cela ne semble pas devoir bientôt s’arrêter.

L’Italie s’entête dans sa politique anti-migratoire qui s’inscrit dans la pure tradition de l’extrême-droite européenne! D’ailleurs, la Hongrie – populiste et nationaliste – soutient la ligne suivie par le gouvernement Conte et de son ministre de l’Intérieur le sulfureux Matteo Salvini. Conséquence : les migrants subsahariens continuent soit d’affluer en Europe soit de mourir par embarcations entières au milieu de la Mare Nostrum.

Pour finir, comment ne pas se souvenir des déclarations du pape François, ce pontife qui avait soulevé tellement d’espoirs lors de son élection : pour le chef de l’église catholique, les enfants pourraient avoir des penchants homosexuels et cela nécessiterait un suivi psychologique! Que ne ferait l’église pour étouffer les scandales de pédophilie qui sapent cette institution depuis des années! Les catholiques auraient espéré plus de courage de la part de leur pape : mais le corporatisme religieux a joué et a gagné malheureusement!

Voilà donc en vrac quelques informations qui auraient pu faire l’objet de billets sur ce blog, de réflexions, de coups de gueule mais j’ai peut-être perdu l’habitude d’écrire …

Il faudrait que je me secoue un peu et je revienne à mes vieilles habitudes de réagir à tout ; après tout, ce blog avait pour vocation première de réunir les chroniques d’un citoyen lambda qui observe et commente ce qui se passe autour de lui!

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27 août 2018

C’est bon de relire un roman algérien des années 90.

En remettant de l’odre dans ma bibliothèque, j’ai retrouvé UNE PEINE A VIVRE de l’algérien Rachid MIMOUNI, paru en 1992 chez les éditions STOCK.

Je connaissais bien cet auteur algérien, disparu malheureusement trop tôt à cinquante ans, victime d’une maladie foudroyante : je me souviens avoir lu et apprécié quelques unes de ses œuvres (Le fleuve détourné, 1982 – L’honneur de la tribu, 1989 – La ceinture de l’ogresse, 1990) et je me rappelle que j’écoutais régulièrement ses chroniques radiophoniques sur MEDI 1.

Cet intellectuel algérien savait écrire sur son pays et il en parlait parler, avec beaucoup d’amour et aussi beaucoup de chagrin. Il a mal à so pays, pour ce qu’il n’a pu être et pour ce qu’il est devenu pendant la décennie sanglante.

Dans ce roman, il a abordé le problème du pouvoir personnel, le pouvoir pilitique, celui qui donne tous les autres pouvoirs.

Il en parle crûment, parce que le pouvoir est cru et aime la crauté!

Il en parle de manière parfois obscène, car le pouvoir est obscène et n’a aucun respect pour quiconque ni pour rien !

Le héros de LA PEINE A VIVRE se trouve face à un peloton d’exécution, comme beaucoup de dictateurs avant lui et beaucoup d’autres après lui ! Et il se souvient de sa vie, misérable au départ, puis de plus en plus confortable au fur et et mesure qu’il acquiert du pouvoir, jusqu’à ce qu’il atteigne le pouvoir extrême, ultime, absolu, celui dont rêvent tous les dictateurs, celui dont ont usé les Duvalier, les Amine Dada, et autres Marcos et Mugabé, les Staline et les Pol Pot.

Ce pouvoir absolu du Maréchalissime est décrit dans les moindres détails et il semble tout à fait crédible, quand on pense à ce que font des dirigeants beaucoup moins dictatoriaux que ce héros de roman.

Mais UNE PEINE A VIVRE demeure un roman et il fallait que ce dictateur sanguinaire et revanchard reste un homme, qu’il tombe amoureux et que son amour soit impossible bien ^sur!

Tout cela constitue une excellente lecture de vacances : Rachid MIMOUNI est le digne précurseur de Yasmina KHADRA. Dommage qu’il n’ait eu pas le temps de profiter et de nous faire profiter de son talent.

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24 août 2018

B.H.L. : l'homme qui écrit des livress qui lui ressemblent

Quand on veut taper sur un personnage dont on ne partage pas ni les idées ni la façon de voir le monde ni la manière de prioriser les événements et que, de surcroît, on trouve profondément antipathique en tant qu’homme, la moindre des choses est de lire ses écrits et d’écouter ses déclarations pour mieux se délecter de sa descente en flammes.

Il en est ainsi donc de B.H.L. pour les intimes , de Bernard-Henry LEVY de son vrai nom! Personnage médiatique surfait, surexposé, surmédiatisé, surjoué et surtout d’une suffisance telle qu’il se prend à la fois pour un romancier, un philosophe, un historien, un penseur, un diplomate, un cinéaste, un témoin de son siècle et même un faiseur de rois.

Son dernier opus L’EMPIRE et LES CINQ ROIS paru en avril 2018 chez GRASSET est le parfait exemple de ce sait faire B.H.L. et de la manière dont il procède.

Je tiens d’emblée à reconnaître à B.H.L. un talent de “rédacteur” assez exceptionnel : il écrit bien, il manie avec aisance les citations, les noms propres, les faits et les divagations…..j’allais dire les réflexions. Ainsi l’écriture de B.H.L. ressemble-t-elle à l’homme : élégante mais vide, fluide mais creuse, accrocheuse mais inconsistante. Exactement, comme l’est B.H.L. sur un plateau télé !

B.H.L. a donc pris fait et cause pour les kurdes – pourquoi pas après tout, toutes les causes sont défendables! Sauf que là, B.H.L. en profite pour faire étalage de tout ce qu’il a dû apprendre quand il était au Lycée Louis le Grand, à Paris, durant les cours de khâgne et hypokhâgne !

Et le voilà qui se compare à Polybe, Hérodote – il sait choisir ses modèles – , et le voilà met ses pieds dans les traces intellectuelles de Tocqueville – excusez du peu -, il discute d’égale à égal avec les grands de ce monde – c’est la moindre des choses de la part d’un philosophe surtout s’il s’est autoproclamé philosophe, – il défend la veuve et les orphelins, surtout s’ils sont kurdes, parce que cela fait tendance, puis personne ne sait exactement de qui il retpourne quand il s’agit de kurdes!

Dans ce livre, on ne sait pas exactement si B.H.L. parle des kurdes ou s’il parle de lui et c’est tout le paradoxe de l’oeuvre de ce monsieur.

Il tient à être au centre du monde, même si pour cela il doit foutre le bordel le plus total : on l’a vu déjà auparavant …En Yougoslavie, en Ukraine mais surtout en Libye!

Mais il ne faut pas s’étonner des actions e B.H.L. : il est sioniste, il le revendique et il en profite! Il ne faut pas se scandaliser de ce que peut écrire ce monsieur qui a oser qualifier l’armée israélienne qui bombardait les civils de GAZA de “ARMEE LA PLUS MORALE DU MONDE”!

Lisez ce livre de BHL mais un conseil, ne l’achetez pas, ne mettez pas un centime de votre argent dans la promotion de sa prose emphatique et prétentieuse! Lisez-le pour savopir comment la propagande se construit et comment un éditeur peut vendre du vent médiatique!

P.S. : je pense aux pauvres kurdes …BHL va se faire encore su pognon sur leur dos, avec ses livres, ses films, ses photos bien cadrées, alors que le peuple kurde continue à vivre son calvaire! Merci B.H.L. !

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09 août 2018

PAKISTAN ...pays mystérieux, compliqué, torturé !

Découvrir la littérature d’un pays lointain et qui nous est pratiquement inconnu peut être un agréable enchantement ou une décevante désillusion : découvrir “LE SANG ET LE PARDON” du pakistanais Nadeem ASLAM, paru en français chez LE SEUIL en janvier 2018 a été surtout une difficile expérience.

L’expérience est difficile intellectuellement dans la mesure où ce roman, très bien construit, nous entraîne dans un pays en pleine tourmente, au milieu d’un peuple pétri de cultutre muslkmane mal assimilée, déchiré entre les communautés qui coexistent dans un climat de tension et même de haine.

Il est en effet très éprouvant de lire la prose de Nadeem ASLAM qui décrit avec une précision hallucinante, chirurgicale même, des scènes de la vie quotidienne des chrétiens de cette ville imaginaire du Pakistan, où cette fraction de la population est considérée comme es sous-citoyens sans droit.

J’ai eu beaucoup de mal à avancer dans la lecture de ce roman tant l’horreur semble faire partie de vie normale des gens. Comment ne pas être horrifié par l’attitude de ce petit garçon musuklman prêt à poignarder une adolescente chrétienne pour voir si le sang des chrétien est noir comme le sui a enseigné sa mère!

Le courage des uns, la couardise des autres, le doute de certains, l’intolérance de beaucoup, la violence des gens de pouvoir, l’extrémisme teinté de racisme des religieux, le désir de vivre pourtant, tout cela donne à ce roman une charge émotionnelle qu’il est difficile – j’insiste sur ce mot – d’accepter en tant que lecteur neutre.

Impossible de raconter ce roman mais on peut dire qu’il retrace la vie des chrétiens du Pakistan à travers l’histoire d’un couple d’architectes autour duquel gravitent beaucoup de personnages et chacun de ces protagonistes portent en lui les stigmates de l’intolérance et de l’exclusion.

La lecture en français de ce roman est ardue : je ne sais ce qu’elle donne dans la version originale anblaise, mais toujours est-il que j’ai eu pas de mal à avancer non à cause du style maus à cause des situations et des descriptions parfois glaçantes que l’auteur en fait. Aucune concession, aucune sentimentalisme, aucune haine, juste les faits rapportés dans leur terrible précision!

Des agressions, des exécutions froidement réalisées au nom de la religion, des vies entières écrasées au nom de l’intérêt supérieur d’un état dont on ne sait pas exactement ce qu’il représente, des malheurs décortiqués et des lueurs d’espoir, comme le récit de ces pages d’un livre recousues minutieusement de fil d’or pour les préserver d’une destruction programmée.

Roman étrange, lourd à lire tant ce qu’il décrit est insupportable mais vrai!

Le Pakistan serait-il à ce point au bord de l’intolérable? Il faut bien le croire si on tente de suivre l’actualité de ce pays, lointain, fermé et complexe.

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07 août 2018

LE PATRIARCHE : UN WIDADISTE COMME ON N’EN FAIT PLUS.

Tout le clan l’appelait “BA”. En fait, il était était plus qu’un père, plus qu’un grand-père, plus qu’un arrière-grand-père, il était le PATRIARCHE.

C’est le surnom que lui donnait entre eux les moins jeunes des plus jeunes, c’est-à-dire ses petits-enfants, ceux de la génération post-Massira.

LE PATRIARCHE …et cela lui allait parfaitement!

Quand on est à la tête d’un clan de treize enfants, tous établis, mariés, avec des enfants, d’une ribambelles de peits-enfants, dont beaucoup sont établis, mariés et eux-même père ou mère de famille, quand on règne sur une multitude d’arrière-petits enfants, le surnom de PATRIARCHE n’est pas usurpé!

Mais il était aussi et surtout un WIDADISTE PUR JUS, 100 % nationaliste, rien à avoir avec CASABALANCA, il n’était pas casablancais et ne supportait pas cette ville!

Il était WIDADISTE tendance Si Mohamed Benjelloun, ce vrai WAC des années 1940 durant lesquelles arborer les couleurs “rouge et blanc” pouvait vous conduire au poste de police le plus proche!

Il était WIDAISTE du temps où pour entendre crier le nom de ce club dans les stades sans risquer la embétements avec les autorités français, les spectateurs apportaient aveceux des canards et les laisser pousser leurs cris…Ouac…Ouac..!

Il était WIDADISTE non pas par chauvinisme sportif mais par chauvinisme nationaliste : le WAC pour lui c’était LE MAROC, c’était LE PEUPLE MAROCAIN et pour lui la fameuse formule WIDAD AL OUMMA 6 reprise ces derniers temps – après la reconquête de la Coupe d’Afrique des Clubs – prenait tout son sens.

Le patriarche nous a bassiné – oui, je peux le dire maintenant – pendant des années avec la TRILETTE DU WAC : Abdeslan – Driss – Chtouki , nous racontant cent et mille fois tel but de lk’un, telle frasque de l’autre ou tel dribble du troisième. Nous ne connaissions pas cette triplette : mais il nous l’a fait découvrir et bizarrement aimée aussi !

Les victoires du WAC était pour lui des moments de joie immense et de fierté avec une pointe d’arrogance, car pour lui le WAC ne pouvait que gagner ! Quand on lui demandait le résulat d’un match où les rouges et blancs avaient laissé des plumes, le plus souvent il disait qu’il n’avait pas le temps d’entendre les informations. Mais il fallait arrêter là la discussion, pas question de tourner le couteau dans la plaie.

Un de nos beaux-frères – grand widdatiste devant l’éternel, mais de la génération post indépendance – a eu l’occasion de l’accompagner sur les stades quand ces lieux étaient encore fréquentables : que de fois ils ont failli se faire lyncher par les supporters des adversaires du WAC au milieu desquels Le Patriarche aimait s’installer pour exprimer haut et fort son “widadisme” militant. Il faudrait qu’un jour ce beau-frère nous raconte à sa manière leur virée “widadiste” à Kenitra par exemple qui leur a laissé des souvenirs encore vivaces, malgré les années passées.

Le football pour le Patriarche ne s’arrête pas au WAC bien sûr …Il passe par le FC Barcelone aussi et il papillonne autour de tous les matches de football que la télévision veut bien lui proposer. Et il n’était jamais autant en colère contre le monde entier que lorsque, pour une raison ou pour une autre, son poste dernière génération ne fonctionnait pas. Il y aurait mille et une anecdotes à raconter à ce sujet : je les recueillerai peut-être un jour auprès de ses enfants pour les coucher sur ce blog !

Mais le véritable amour footballistique du PatriArche a toujours été le WIDAD ATHLETIC CLUB !

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03 août 2018

Peut-on signer un livre dont on n’a écrit que quelques pages ?

Vous trouvez un livre au titre prometteur, quoique un peu ronflant…
L’auteur est un intellectuel de votre pays, reconnu par tous, même par le pouvoir.
L’éditeur n’est pas très connu.
Et pour finir, la quatrième de couverture vous promet que ce livre va vous permettre de tout savoir sur un des plus graves problèmes du moment.

Vous prenez donc “AUX ORIGINES DU MARASME ARABE” de Hassan AOURID, paru en 2017 chez les éditions TUSNA.

Vous espérez que l’auteur – professeur de sciences politiques à la Faculté des Sciences juridiques – Agdal – Rabat – va, comme promis dans la présentation du livre par l’éditeur, savamment “décortiquer dans ce travail les cause profondes du marasme arabe”.

En consultant la table des matières, vous découvrez que l’ouvrage en question est en fait la compilation de résumés d’articles signés par des spécialistes français des questions arabes : notamment Jean-Pierre FILUIGilles KEPPELL, Eric ROULEAU, ou encore Selaoua LUSTE BOULBINA, chercheuse en questions post-coloniales et décolonisation des savoirs, ou des textes signés par les penseurs reconnus du monde musulman tels Najib AZZOURI ou Abdal-Rahman KAWAKIBI. Vous aurez droit même à un poème de Nizar QABANI.

Le professeur Hassan AOURID s’est contenté de rédiger de quelques pages d’introduction et de présentation des différents textes, sans parvenir à créer une oeuvre construite et argumentée et surtout personnelle.

Le mérite lui revient certes d’avoir réuni, en plus de ces textes quelques annexes – en version anglaise ce qui en limite l’accès aux novices – mais Monsieur le Professeur Hassan AOURID aurait dû avoir l’élégance intellectuelle de pas signer de son nom ce travail mais de préciser qu’il s’agit “de textes réunis et présentés par lui”.

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