CITOYEN HMIDA

14 juin 2019

J'ai relu TARTUFFE en pensant à WALLY ALLAH !

J’ai relu “TARTUFFE” de Molière et bien sûr j’ai pensé à “Wally Allah” de Ahmed Tayeb Laalej!

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J’ai relu “TARTUFFE” de Molière, dans une édition BORDAS qui remonte à 1963, ingurgitant, comme au temps du lycée, toutes les notes, les explications, les préfaces, les placets et autres explications qui accompagnent toutes les pièces classiques et j’ai pensé encore plus fort à “Wally Allah” de feu Ahmed Tayeb Laalej dont je n’ai que de vagues souvenirs, réminiscence d’une retransmission télé en noir et blanc de l’antique RTM.

J’ai relu “TARTUFFE” de Molière qui date de 1669 – dans sa dernière version – et j’ai pensé amèrement à “Walli Allah” de Ahmed Tayeb Laalej, qui doit dater de moins des années 60 et que je n’ai pu retrouver pas sur un support écrit ni sur internet.

J’ai relu donc “TARTUFFE” et j’en ai apprécié toute l’actualité déroutante, pas celle de la France, mais notre actualité sociale marocaine de ces dernières années et c’est pour cette raison que je suis profondément attristé e ne pas avoir à partager avec vous “Walli Alklah” de Ahmed Tayeb Laalej qui est l’adaptation de la comédie de Molière par le grand dramaturge marocain.

J’ai relu “TARTUFFE” en revoyant des scènes de notre vie quotidienne actuelle, dans notre Maroc du XXIème siècle, avec son lot de faux dévots et de vraies bigotes, de défenseurs de la morale eux-mêmes premiers violeurs de cette morale, d’imposteurs se cachant derrière des faux-semblants mystiques pour parvenir aux jouissances terrestres bassement matérielles!

Quand je lis ces mots à propos de Tartufe, dans la bouche de Mme Pernelle, je pense à toutes ces “Madame TAAZI” (formules que j’emprute à Gad El Maleh et quine vise aucune personne nommément désignée, que cela soit clair) s’extasiant devant un conférencier du genre Amr Lhalid, Tarik Ramadan ou plus près de nous d’un prétendu docteur Faid.

“C’est un homme de bien, qu’il faut que l’on écoute”.

Ou encore :

“…..Il en irait bien mieux
Si tout se gouvernait par ses ordres pieux;”

Un peu plus loin, nous trouvons heureusement des répliques qui nous rappellent les réflexions de certains de ceux que l’on appellent de nos jours les “modernistes” :

“Il est de faux dévots comme de faux braves!
les bons et vrais dévots….
ne sont pas ceux aussi qui font font tant de grimace”
 (feinte, hypocrisie)

Et revenant aux faux dévots, nous pouvons encore lire des vers qui nous ramènent à ce que nous vivons actuellement :

“Ces gens qui, par une âme à l’intérêt soumise,
Font de dévotion métier et marchandise”

Et bien sûr, on ne peut pas ne pas s’arrêter sur ce sommet de l’hypocrisie moralisatrice, enrobée de religiosité de mauvais aloi, prononcé par Tartuffe dès son apparition devant le public à la scène 2 de l’acte III :

“….Couvrez ce sein que je saurais voir.
Par de pareils objets les âmes sont blessées,
Et cela fait venir de vilaines pensées

Ce qui provoque cette cinglante réponse de Dorine, la soubrette exprimant la vox populi encore vivace de nos jours :

Vous êtes donc bien tendre à la tentation,
Et la chair sur vous fait grande impression

Cela nous rappelle qu’encore aujourd’hui, nos grands “savants” sont encore particulièrement sensibles aux charmes apparents des femmes et font tout pour les cacher à leurs regards concupiscents!

Je vous fais grâce des moments où Tartuffe essaie de séduire la maîtresse de maison, l’épouse de celui qui l’a recueilli, logé, nourri, désigné comme éventuel gendre et même désigné comme unique héritier de ses biens …A vous de juger et de comparer avec des situations que certaines famille ont connues ou connaissent encore aujourd’hui dans notre société!

La lecture de “Tartuffe” ne peut être totalement profitable et instructive si nous ne nous donnons pas la peine de consulter tous les annexes et toutes les notes qui accompagnent le texte de la pièce!

Nous y apprendrons que la comédie telle que nous la connaissons est le fruit d’un long processus de composition et d’écriture destiné à éviter la censure qui faisait rage à l’époque du fit de la cabale menée par une confrérie religieuse – les Confrères du Saint-Sacrement – qui n’est pas sans nous rappeler certaines associations qui sévissent actuellement dans notre pays au nom du respect de la morale et de la religion.

Alors permettez-moi de vous conseiller de fouiller dans vos archives de retrouver le TARTUFFE qui doit traîner quelque part, oublié dans un tiroir, de le lire et surtout de le faire lire.

Et si vous trouver une version écrire, radiophonique ou télévisuelle de WALLI ALLAH , l’adaptation en arabe qu’a fait feu Ahmed Tayeb Laalej, n’hasitez pas à la partager avec nous!

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30 mai 2019

Encore un livre sur Tanger, mais quel Tanger ?

Au début de cette année 2019, vient de paraître chez les éditions La Croisée des Chemins un ouvrage intitulé “RACHEL MUYAL – La mémoire d’une tangéroise” de Dominic ROUSEAU, écrivain français vivant entre Bordeaux et Essaouira.

Je suis bien sûr intéressé – pas passionné, juste intéressé – par tous les livres qui parlent de Tanger et je me suis dis que cet ouvrage écrit par quelqu’un qui semble bien connaitre le Maroc et qui parle d’une tangéroise prénommée “Rachel”, donc apparemment une personne de confession juive, ne pouvait qu’intéressant!

En fait Rachel MUYAL a été, pendant le dernier quart du siècle précédent, la gérante de LA LIBRAIRIE DES COLONNES qui existe depuis 1949 sur le boulevard Pasteur de TANGER. .

Le livre est plus la mémoire d’un lieu mythique que celle d’une personne.

La lecture de cet ouvrage est agréable, l’auteur ayant choisi de rapporter au style indirect un ensemble de conversations qu’il a eues avec Rachel MUYAL à propos d’un “Tanger révolu” comme il le précise dans son introduction.

Mais de quel TANGER ont-ils parlé?

Comme souvent le cas des livres sur la vile du Détroit, le sujet n’est pas la ville MAROCAINE construite sur la cote marocaine, escale des phéniciens puis des carthaginois, des grecs – Ulysse y aurait accosté – et des romains – qui ne connait pas les Grottes d’Hercule – , ville historique qui a marqué l’histoire de ce pays : n’oublions pas que Tanger était la vile où les ambassades étrangères étaient installées. La ville d’où est parti Ibn Batouta, le grand voyageur ou celle de Sidi Abdelalh Guennoun, grand alem éclairé et tolérant! Ou la ville où est venu s’installer le premier peintre figuratif marocain Ben Ali R’bati. Les livres ne parlent de Mohamed Ben Larbi Temsamani qui a renouvelé l’art de jouer et de chanter la “ala” (musique andalouse)!

Non, les livres nous parlent d’abord et avant tout et surtout de Paul BOWLES, comme si Tanger ne serait rien sans ce Paul BOWLES. Et les marocains, ils avancent le nom de d’abord, avant tout et surtout le nom de Mohamed CHOUKRI, la découverte et le protégé forcément de Paul BOWLES.

Et le livre de Dominic ROUSSEAU n’échappe malheureusement pas à la règle : bien sûr il est question de la librairie des Colonnes, ce monument de la culture et de la littérature, installé dans un très modeste local sur le prestigieux boulevard Pasteur, de Tanger.

Toute la mémoire de Rachel MUYAL tourne autour de la librairie des Colonnes, qu’elle a ressuscité une fois qu’elle en soit devenue la gérante.

Mais autour de ce haut lieu de Tanger, gravite tout un monde qui lui-même tourne autour de Paul BOWLES, qui apparait comme le héros de cette “mémoire” .

Mais Tanger n’est pas que cela et Rachel MUYAL n’a pas su nous parler de ce que Tanger était : son lieu géométrique tangérois était circonscrit par le boulevard Pasteur, le Palais des Institutions italiennes, certains endroits chics de la ville – le bar Parade, le salon de thé Porte, et par les villas cossues des étrangers installés à Tanger.

Mais Tanger n’était que cela …Et Tanger ne semble pas connaitre la médina pauvre et délabrée, le port et ses dockers suant leur sang dans la manutention des cargaisons de contrebande, les quartiers périphériques qui prolifèrent déjà avec leur flots de chômeurs, les dizaines de centaines de travailleurs domestiques sans lequels les étrangers sseraient perdus…

Le livre de Dominic ROUSSEAU et de Rachel MUYAL – on pourrait même parler d’une oeuvre écrit à deux mains – nous présente donc une facette de Tanger mais rien qu’une facette..

Cela est fait avec élégance, et même un certain talent …Mais une fois la lecture terminée, nous en saurez peut-être un plus sur les réceptions somptueuses, sur les séances de signatures et de dédicaces qui réunissaient une certaine jet-set intellectuelle, sur les échos mondains qui circulaient dans les milieux européens de la ville du Détroit, mais pas grand chose sur Tanger, sur ses habitants, sa vie, ses problèmes, ses espoirs, ses difficultés, sa civilisation et son histoire!

Ainsi l’ont voulu ceux qui ont bâti le mythe de Tanger …Et un mythe est toujours difficile à démonter.

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22 mai 2019

QUAND DONC EN AURONS-NOUS FINI AVEC L’ARROGANCE, L’INCIVISME et LES INCIVILITÉS

Un de mes anciens billets me revient à l’esprit parce qu’il traite exactement du même sujet que celui que j’aborde aujourd’hui…A croire que rien n’a changé ou plutôt que les choses ont empiré depuis ces dernières années!

En cette belle matinée de printemps ramadanesque, j’avais à faire dans le quartier (chic, huppé, bobo et aussi nouveau riche) que les rbatis appellent -avec un brin de respect et d’admiration – HAY RYAD !

Je stationne mon modeste véhicule devant une villa qui sentait son nouveau riche à des centaines de mètres mais je n’avais le choix, d’autant que rien ne signalait – de quelque manière que ce soit – une quelconque interdiction de stationner ( trottoir peint réglementairement en rouge et blanc ou plaque réglementaire) et que vu le lieu où j’ai stationné, mon véhicule n’entravait en rien la circulation dans cette rue.

Au moment où je fermais ma portière, un gardien sort de la villa et me signifie – très poliment je dois le reconnaître – que je ne pouvais pas stationner à cet endroit!

Devant mon étonnement, le factotum m’expliqua que “moul dar ma kay byghch ly stationi 7da darouu“.

J’ai pris le temps de répondre à ce monsieur ce que j’ai exposé plus haut et je lui ai dit que je reste sur place.

Et là, sortant mon téléphone et sans un mot, j’ai pris – de manière la plus ostentatoire – des photos de ma voiture, de sa position, du trottoir, de cette partie de la rue. Enfin je me suis amusé pendant cinq minutes à jouer à l’agent de justice venu faire le constat d’une situation donnée et je suis parti sans rien ajouter!

Je reviens trois quarts d’heure après et je trouve à coté de ma voiture un monsieur, costume, bleu, cravate sur chemise bleu ciel, mais souliers éculés (je l’ai bien observé), bref le monsieur qui veut jouer à plus important qu’il ne doit être ….Ce devait “moul dar”.

M’attendant à le voir venir me faire une observation, je fus surpris de le voir fulminer en silence avant de mette un grnd coup de pied dans une bouteille d’eau minérale qui marquait son territoire.

Il était sûr qu’avec les photos que j’étais supposé avoir prises, il n’en mènerait pas large en cas de problème,, sauf que l’énergumène ne se doutait pas un moment que JE N’AVAIS PRIS AUCUNE PHOTO

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19 mai 2019

Un titre abscons fait-il un bon livre?

Hassan AOURID dans son dernier ouvrage pose problème à beaucoup de ses lecteurs : pourquoi avoir eu recours, pour donner un titre à son livre, à un terme abscons.

Je me presse de rappeler le sens du mot “abscons” pour justifier son utilisation et dissiper toute tentative de jeu de mots de mauvais goût.

Si le LAROUSSE nous suggère : très difficile à comprendre ; obscur, inintelligible,le C.N.R.T.L. (Centre National de Recherches Textuelles et Lexicales) quant à lui propose : obscur, mystérieux, difficile à pénétrer. Le moins prestigieux DICTIONNAIRE REVERSO” nous soumet : ” qui est difficile à comprendre, abstruse (qui textuellement signifie : difficile à comprendre)”.

La question se justifie car Hassan AOURID – grand intellectuel dont personne ne peut remettre en doute la formation académique, l’oeuvre livresque en arabe et en français, et même en anglais, la carrière professionnelle et l’engagement social et civilisationnel – a estimé utile de donner à son ouvrage paru en 2019 chez les éditions “المركز الثقافي العربي ” le titre suivant “رَوَاءُ مَكَة.

Mais il a estimé également qu’il était nécessaire d’expliquer à ses lecteurs, avant même d’entamer le livre, les significations que peut revêtir le mot ” رَوَاءُ ” selon la vocalisation qui serait retenue!

Bon, admettons que ce ne soit qu’un détail et parlons du contenu de cet ouvrage !

De quoi s’agit-il exactement?

Un roman Une autobiographie ? Une autobiographie romancée? S’agit-il des mémoires – précoces – du quinquagénaire Hassan Aourid ? Ou plutôt de ses “confessions ” à la manière de celles de Jean-Jacques ROUSSEAU? Sommes-nous face à un manifeste à travers lequel Hassan Aourid fait l’apologie de l’islam ou bien avons-nous entre les mains une oeuvre de prosélytisme comme il s’en trouve des centaines sur les étagères de nos librairies?

Je dirais plutôt que Hassan AOURID a publié “un plaidoyer pro domo” pour tenter d’expliquer et surtout de justifier sa soif de spiritualité et sa quête de mysticisme.

Dans ce sens, Naim KAMAL dans un article sur son site Quid.ma évoque “le coming out religieux” de Hassan AOURID !

Mais je crois que la véritable visée du livre de Aourid se situe ailleurs : le plus intéressant est que l’auteur reconnaisse ce que beaucoup d’autres n’oseront jamais faire publiquement!

Ainsi Hassan AOURID se livre-t-il à ses lecteurs, avec sincérité, et surtout avec un grand courage intellectuel! En effet, en terre d’islam, il n’est pas aisé pour un intellectuel, qui a eu l’occasion d’être un grand commis de l’état, issu de ce que l’on appelle le sérail, ancien élève de l’Ecole Royale, condisciple du souverain puis son porte-parole – éphémère certes – avant d’être agent d’autorité de haut rang, d’évoquer publiquement sa relation souvent chaotique avec la religion.

Dans nos sociétés, il est d’autant plus malaisé de mettre à jour son scepticisme religieux, de dévoiler les incartades que l’on a commises à l’égard des règles religieuses de bonne conduite, de mettre à nu ses éventuels questionnements quant à l’opportunité d’exécuter tel ou tel rite religieux!

Pourtant Hassan AOURID le fait dans son livre …Après moult hésitations, évidemment ..

Certains retiendront de ce travail “le retour aux sources” de Hassan AROUID, éventuellement sa rédemption!

Pour ma part, cet aspect ne m’a guère intéressé et je retiens de l’ouvrage de Hassan AOURID l’effort qu’il a dû accomplir pour l’écrire, pur bien l’écrire d’ailleurs, car l’ouvrage est dense, intense, référencé aux meilleurs sources (les citations sont d’une pertinence absolue) et d’un style relevé, très relevé même pour autant que ma maîtrise de l’arabe me permet de juger, !

Il faut cependant signaler que parfois les digressions de l’auteur n’en facilitent la lecture malgré l’intérêt de ces passages que je vous laisse découvriri si jamais vous décidez de lire ce livre!

Quelques invraisemblances sont utilisées pour donner lieu à des justifications qui peuvent sembler hors de propos : le lecteur peut se demander pourquoi Hassaan AOURID a recours aux “djins” pour nous parler de l’amazighité, de son importance, de sa place dans notre société!

Ultimes questions que ce livre m’amène à poser : pourquoi Hassan AOURID, qui se déclare champion et chantre de l’amazighité a-t-il usé de cette langue arabe aussi raffinée, aussi soutenue et aussi complexe parfois et pourquoi en datant la fin de son travail n’a-t-il pas fait appel au calendrier berbère. Avoir daté ce livre du 1er Yennayer 2962 lui aurait donné un autre sens . Mais ce détail semble avoir échapé à Hassan Aourid.

En fin de compte, le livre de Hassan AOURID parvient à son but : il intéresse, il pose des questions, il soulève des polémiques.

Que demander de plus à un intellectuel par ces temps de disette culturelle?

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15 mai 2019

L'excessif devient insignifiant ...

Il y a quelques jours je rappelais sur ma page à propos de Juan BRANCO que ce qui est excessif devient insignifiant.

Et son récent pamphlet antimacroniste s’inscrit parfaitement dans cette logique d’excès et partant d’insignifiance!

CONTRE MACRON” – Editions Divergences – Février 2019

Ce n’est pas en alignant sur 140 pages un suites de mots plus ou moins compliqués, ou en enfilant des phrases interminables, dont la longueur dilue le sens, .ou en affirmant sans aucune preuve sinon la conviction personnelle telle ou telle chose, que l’on peut démontrer sereinement quoi que ce soit!

Dans ce pamphlet indigeste, trop de haine personnelle, trop pédantisme aussi.

On peut être anti-macroniste par conviction politique, par idéologie mais on peut l’être aussi pour des raisons moins avouables, qu relèvent d’une admiration refoulée ou d’une jalousie à peine voilée!

La politique n’est pas invective, mais Juan BRANCO n’est pas un homme politique : il ne se plie donc pas aux règles de la politique et il a choisi le pamphlet pour démolir Emmanuel MACRON !

L’impression qui prévaut est qu’il n’y pas arrivé : il faudrait peut-être attendre le recours aux urnes et AU PEUPLE pour voir cela!

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13 mai 2019

CLASSEMENTS INERNATIONAUX et PRIX INTERNATIAONAUX

J’ai toujours considéré avec beaucoup de réserve, sinon de l’indifférence, les classements des pays présentés par tel organisme ou telle université ou telle étude …Surtout quand ce genre d’exercice place certains pays dans des rangs qui manifestement ne sont pas les leurs…

On a vu la Somalie être mieux classée que le Maroc par exemple, sans que cela ne suscite rien d’autres que l’indignation de nos éternels dénigreurs!

J’ai la même répulsion pour les prix internationaux accordés par des organisations qui à vue d’œil sont plus des sponsors que des juges neutres et objectifs.

Que de prix notre pays a reçu et dont on peut se demander quels sont les véritables raisons qui ont justifiées ce genre de reconnaissance …Mais passons ..

A titre d’exemple de ce problème, l’AEROPORT DE LISBONNE!

Après avoirs reçu le 3 mai 2019 le prix de l’Aéroport de l’année décerné lors des “Oscars de l’Aviation” , l’aéroport de Lisbonne est déclaré “le pire du monde” par AirHelp, spécialiste des droits des passagers aériens.

Meilleur, un jour …Pire, le lendemain ..Il faudrait savoir !

A vous de vous faire une idée, sur cette affaire comme sur d’autres informations de ce genre!

 

https://www.courrierinternational.com/article/portugal-laeroport-de-lisbonne-elu-le-pire-du-monde-vraiment

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11 mai 2019

Un titre qui en dit long et vrai ….

Quand j’ai vu le titre du livre, je n’ai pas hésité une seconde je l’ai pris en me disant que l’auteur a été bien inspiré de le choisir!

Pensez donc : “LES JOURNALISTES NE DEVRAIENT PAS DIRE CA“, avec comme sous-titre : “Quand la presse en dit trop…ou pas assez” et un auteur, Gilles GAETNER, lui-même journaliste et écrivain confirmé.

L’ouvrage est sorti chez les éditions L’ARTILLEUR en février 2017, quelques mois après le fameux “UN PRÉSIDENT NE DEVRAIT PAS DIRE CA” des deux acolytes Gérard Davet et Fabrice Lhomme, ce qui en explique bien évidemment le titre.

Le livre de Gilles GAETNER n’est ni un essai ni un ouvrage de référence en matière de journalisme, mais il constitue – comme il est précisé dans la présentation – “un regard critique sans règlements de compte” d’un professionnel sur “les bons et les mauvais cotés du métier“.

D’emblée le cadre est posé avec le titre du premier chapitre : “les journalistes, çà pérore sur tout …” et cela est d’autant plus juste avec la prolifération des chaines d’information en continu et des sites d’information.

Dans un autre chapitre, l’auteur pose une question fondamentale : “L’investigation, c’est quoi au juste?” Et bien sûr, cela nous amène, nous lecteurs marocains, à réfléchir à la réponse et à ce que nous proposent ceux qui, chez nous, se targuent d’être des “journalistes d’investigation”. Élément important, l’auteur met en exergue la connivence qui peut exister – et qui existe – entre journalistes et juges, journalistes et hommes politiques, journalistes et décideurs économiques et qui peut faire douter du travail d’investigation des gens des médias.

Gilles GAETNER consacre plusieurs chapitres aux dérapages des médias dans certaines affaires qui ont ébranlé la France : Benttencourt, Alègre, Outreau, Boulin et où on a vu que la presse a participé soit abattre un homme politique soit à créer de toute pièce des affaires qui n’existaient pas dans la réalité.

Avant de terminer en évoquant la “déontologie” et “les chartes de bonne conduite“, trop souvent ignorées, l’auteur s’intéresse aux “deux journalistes naifs qui veulent faire chanter le roi du Maroc” sans que l’on sache exactement sa position sur cette ombre affaire. Dommage ..

Et bien sûr, il n’y a pas que du négatif sur les journalistes : en rendant hommage à MEDIAPART, au CANARD ENCHAÎNÉ et d’autres publication, l’auteur reconnait la valeur de certains journalistes mais dans l’ensemble il considère que “les journalistes français ont le melon“! Comme partout, je crois !

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04 mai 2019

MES LECTURES ÉGYPTIENNES

J’ai ramené de mon voyage en Egypte quelques livres achetés chez les bouquinistes du Quartier Copte du Caire. Il n’y a que là que j’ai pu trouver des ouvrages des grands écrivains égyptiens tel que Najib MAHFOUDIhsan ABDELKOUDDOUSS ou Tawfiq AL HAKIM, et tant d’autres aujourd’hui bannis des quelques grands points de vente.

Ailleurs, en effet, dans les rayons des librairies cairotes, le plus souvent situées dans les malls commerciaux, s’empilent des livres sur le développement personnel, des traductions d’œuvres sans intérêt particulier et bien entendu des mètres cubes d’ouvrages religieux, comme on en trouve dans toutes les librairies à travers le monde arabe.

Mes souvenirs livresques du Caire se sont donc résumés à trois livres :

” السلطان الحائر ” de Tawfik AL HAKIM (Editions Dar Ach-Chourouk – 2015)

” انا حرة ” DE Ihsan ABDELKOUDDOUSS (Edittions Ad-Dar Al Misriya Lilbananiya – 2015)

” اللص و الكلاب ” de Najib MAHFOUD (Eitions dar Ach-Chourouk – 2016)

Ce n’est pas beaucoup, je le reconnais, mais je reconnais par ailleurs que je ne suis malheureusement pas un consommateur effréné de livres en arabe. Mais personne n’est parfait, n’est-ce pas ?

A peine rentré au pays, je me suis jeté sur le roman de Najib MAHFOUD …..Mais à ma grande surprise, il ne m’a pas spécialement intéressé et j’ai vite fait de l’abandonner….

J’ai ouvert l’ouvrage de Tawfik Al Kakim …Une pièce de théâtre …Dans ma jeunesse, j’avais adoré lire les pièces de théâtre…J’ai dévoré tout le théâtre de Sartre, de Camus, mais aussi celui de Ionesco ou de Anouilh. “Le roi sage” de Tawfik Al Hakim ne pouvait trouver lecteur plus attentif que moi : j’ai découvert un théatre arabe dont j’ignorais absolument tout. Jamais je n’aurais pensé qu’un auteur arabe évoquât dans ses écirts un sujet aussi pertinent que celui de ce roi déchiré entre son désir de pouvoir et son respect de la justice. Cette pièce, je l’ai lue, relue, et je la relirais tant elle est d’actualité de nos jours.

Je suis revenu au roman de Najib MAHFOUD mais après la clarté et le pureté de l’ouvre de Tawfiq Al Hakim, “Le chien et les voleurs” m’a paru bien brouillon et je l’ai abandonné.

Les premières pages du roman de Ihsan ABDELKOUDDOUSS intitulée “JE SUIS LIBRE” (au féminin : ANA HOURRA) m’ont immédiatement subjugué ! Cet ouvrage qui date de 1954 relève du féminisme le plus avancé et il nous décrit ue Egypte de tolérance et de traditionalisme confondus, une Egypte où le femme était à la pointe du combat pour son affirmation dans la société, une Egypte tellement loin de l’actuelle que l’on dirait que kl’ouuevre de Abdel Kouddouss relève la science fiction!

Je lâchais la vie tumultueuse de la jeune Amina, celle qui se déclarait “Ana Hourraé (je suis libre) et qui se comportait comme telle, pour reprendre suivre le sort du héros de Najib MAHFOUD mais je revenais très vite à Amina et ses problèmes avec une société en peine mutation.

Ainsi, des trois ouvrages que j’ai ramenés d’Egypte, le plus égyptien d’entre eux, celui de Najib MAHFOUD, peut-être le plus authentique “égyptiennement” parlant, m’a le moins intéressé!

J’en reprendrais peut-être dans quelque temps …

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27 avril 2019

LES MEILLEURES PHOTOS RAMENEES D’EGYPTE

Pendant près de deux semaines, j’ai sillonné l’Egypte au pas de course, dans le cadre d’un voyage organisé et j’en ai ramené de tonnes de souvenirs et d’impressions que j’ai partagées avec vous.
J’en ai rapporté bien entendu des centaines de photographies, prises à main levée, sans réglage, des prises de vues que j’ai saisies au fil des heures passées dans le car, ou lors de visites des sites les plus courus, ou simplement au hasard ..

De toutes ces photos, j’en ai sélectionnées une vingtaine que je vous dédie en espérant vous donner envie de visiter ce pays, étrange et pourtant si familier, immense mais pourtant réduit dans l’imaginaire des gens à quelques sites touristiques…Une vingtaine de photographies que je me suis permis de commenter pour leur donner un peu plus de vie et de sens …

D’abord des photos prises dans des monuments…Je laisse à part les Pyramides et le Sphinx car il est pratiquement de réaliser des shoots qui ne soient pas convenus et répétitifs….Il est certain que visiter un temple pharaonique, la nuit, sous les feux des projecteurs, constitue une expérience très impressionnante …J’en ai gardé quelques très belles (j’espère) traces que voici.

D’autres temples, même sous le soleil écrasant du printemps égyptien, restent tout aussi impressionnants et je ne vous cacherai pas, entre les immenses colonnes du temple de Karnac, j’ai vécu un moment très spécial …En toute honnêteté, j’ai cru entendre des voix venant de je ne sais où, tellement j’étais sous le charme de l’endroit….IL faut reconnaitre qu’il y a de quoi…

Le Caire en tant que ville ne laisse pas un bon souvenir …Les embouteillages, le bruit, la saleté, le comportement des vendeurs, y sont pour beaucoup …Mais j’ai voulu garder de la capitale égyptienne cette image que je trouve sublime : Le Caire vu du haut de sa fameuse tour, avec le Nil, la ville et les Pyramides à l’horizon …

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Je voulais revoir la place Tahrir, le Maidan Tahrir, qui a vu basculer le destin de l’Egypte durnt ce fut le « Printemps arabe »…Il n’en reste pas grand-chose ….L’endroit a été banalisé à l’extrême, transformé en un vaste enclos bétonné, quadrillée, sans aucune trace d’âme et ni rien qui puisse raviver le souvenir des moments parfois terribles de l’hiver 2011, à part une plaque bleue oubliée sur une grille rouillée !

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Mais Le Caire sans le « Café Fichawi » ne serait pas Le Caire, sauf que ce lieu mythique, longtemps fréquenté par l’élite intellectuelle de l’Egypte n’est plus ce qu’il y était : Najib MAHFOUD serait scandalisé d’être dérangé dans ses rêveries par une foultitude petits ou vieux vendeurs à la sauvette qui vous proposent mille et une babioles et qui phagocytent votre instant de plaisir dédié à une Egypte d’antan, aujourd’hui disparue. Mais le thé y est très bon et le chanteur ambulant chante Abdelwahab avec un certain talent.

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L’Egypte n’est pas que le Caire, bien sûr mais l’Egypte n’est que le Nil. Comment résumer le Nil en quelques photographies, ce serait prétentieux et ridicule de ma part. J’ai donc pris au hasard quelques prises de vue de ce don du ciel qui irrigue l’Egypte et lui sert aussi de cœur et de poumon !

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Et en remontant (ou en redescendant) vers la Méditerranée, j’ai ramené des prises de vue d’Alexandrie, jadis belle ville cosmopolite, ouverte sur le monde, ville chargée d’histoire, mais actuellement ville comme abandonnée, livrée à l’oubli, malgré ses presque trois millions d’habitants, ville comme mutilée, blessée, léprosée par l’humidité et le manque d’entretien. J’ai préféré gardé de cette ville une prise de vue que j’ai voulue consciemment « cartepostalisée » pour effacer le souvenir douloureux que j’ai gardé d’Alexandrie.

Et pour finir, j’ai voulu garder le souvenir de ce jongleur-danseur de « tanoura », espèce de derviche tourneur inspiré et de saltimbanque de quartier qui fait l’admiration des touristes qui n’ont plus grand-chose du folklore égyptien à admirer depuis que la musique, le chant et la danse sont pratiquement mis à l’index dans la société égyptienne aussi perdue que ce pauvre prétendu artiste !

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25 avril 2019

EGYPTE AVRIL 2019

Ces quelques billets publiés sur ma page FACE BOOK complètent ce que j’avais écrit juste après mon retour d’Egypte …

PYRAMIDES ÉTERNELLES et URBANISME MODERNE SAUVAGE

Dans quelques années, les Pyramides qui gardent leur secret et veillent sur l’Egypte depuis des millénaires font être dévorées, ensevelies, enfouies, diluées, au milieu de constructions “sauvages” – c’est le mot employé là-bas pour “clandestines” – qui gangrènent tout Gizha cette plaine désertique sur laquelle se dressent les Pyramides.

Le spectacle est désolant, celui de ces merveilles du monde peinant à dominer des constructions sans intérêt architectural, ni esthétique, ni sécurité!

Le pauvre Sphinx a l’air complémentent ahuri de voir se dresser presque sous son nez brisé des immeubles en briques, sans goût et sans âme.

Que deviendra cette partie du Caire chargée d’histoire, d’émotion, de souvenirs, de civilisation et de culture face à la vague d’urbanisme sauvage?

Et le même tendance se constate dans tous les sites historiques, jadis isolés du reste du monde, comme le chantier millénaire de l’Obélisque Inachevé.

L’urbanisme sauvage tuera-t-il l’Égypte éternelle?

LE CAIRE et LES PIGEONS

Vu le nombre de pigeonniers qui dominent Le Caire,je croyais les cairotes colombophiles!
Ils sont “colombophages” par nécessité.

Des milliers de pigeonniers; de toutes les formes de toutes les tailles, sont érigées sur le toit des immeubles dans toute La ville du Caire,

Amour historique pour les pigeons, selon les explications de notre guide officiel!

Mais une explication plus terre-à-terre m’a été fournie par le guide particulier qui nous a fait visiter le quartier copte : les cairotes sot de grands consommateurs de pigeons et l’élevage à domicile de ces volatiles permet de faire face aux besoins en protéines des populations…la viande étant hors de prix!

LA CHANSON POPULAIRE ÉGYPTIENNE N’EST PAS MORTE…

Elle a a juste changé de registre, de rthyme, de tempo, de paroles, de chanteurs …

Il y a quelques décennies Cheikh Imame chantait la liberté et finissait en prison…

Actuellement des jeunes continuent à chanter la liberté et risquent de finir en prison..

Avec CAIROKE, les égyptiens ont créé cette nouvelle chanson populaire égyptienne…Notament avec cette belle création : ETHBAT MAKANAK…

A noter qu’il est impossible de trouver un CD de ce groupe dans la capitale égyptienne …

YOUTUBE.COM
Cairokee – Ethbat Makanak كايروكي – اثبت مكانك
اغنية “اثبت مكانك” من انتاج “شركة كيوسوفت” – “QSoft Ltd” مهداة الي كل شهداء ومصابي الثورة، وكل من ثبت علي موقفة ولم يبال باتهامات التخوين من اجل ان يري غدا ا…

INVITATION AU VOYAGE EN EGYPTE

Oui, c’est un pays à visiter…Oui, c’est un beau pays….Oui, les gens sont charmants, quoique ….

Oui, une croisière sur le Nil vous fait goûter au calme, à la volupté, et même au luxe mais pas que …malheureusement …

Le Nil, fleuve nourricier, est aussi porteur de misère et de pauvreté …

Là-bas tout n’est pas que calme et volupté, le luxe côtoie la pauvreté!

LE CAIRE et SES EMBOUTEILLAGES….sa fameuse si bien nommée ZA7MA .

Circuler en voiture au Caire est une véritable performance, qui nécessite une technique de conduite parfaitement au point, des conditions physiques impressionnantes, une maîtrise de soi sans faille dans parler d’un véhicule en excellent état mécanique!

Le Caire est une ville sans feux rouges, sans pratiquement aucune panneau de signalisation, sans agents ae police chargés de réguler la circulation, une ville où la circulation automobile ne connait pas de répit, ni d’heures de pointe d’ailleurs.

Une ville livrée aux véhicules de tous genres, une ville où le piéton n’a aucun droit car traverser une avenue représente pour le piéton un moment où il risque sa vie de façon délibérée sinon il risque de passer le reste de sa journée sur le trottoir, une ville où le klaxon est roi et où chose bizarre, les accidents de kla circulation sont quasiment inexistants!

Oui, pas d’accidents de circulation, malgré le chaos des mouvements des voitures, malgré l’aspect absolument apocalyptique des milliers de véhicules qui se ruent à longueur de journée et de nuit sur des avenues encombres, sur les échangeurs qui défigurent la ville, sur les nouvelles voies de circulation dans certaines sont à hauteur du deuxième ou troisième étage des immeubles…

Pas d’accidents de la circulation, car le moindre accrochage représenterait une véritable AVC pour la ville et la bloquerait avec des conséquences les plus improbables.

Pas d’accidents, certes, mais des milliers de voitures cabossées, rayées, défoncées, mais qui roulent car le plus important est que cela roule et ne s’arrête jamais !

PS : les photos que je vous propose ne sont pas de moi sauf la dernière; la plupart de celles que j’ai prises à partir du bus où nous avons circulé des heures entières, de jour ou de nuit, ne sont pas du tout réussies!

LES ÉGYPTIENS

Il y a quelques jours j’écrivais que « les égyptiens sont des gens charmants » et j’avais ajouté un intrigant « Quoique ….. ».

En effet, les égyptiens que j’ai rencontré durant ce récent voyage – comme d’autres que j’ai eu l’occasion de connaitre et même de bien connaitre en d’autres circonstances – sont des gens charmants !

Polis, serviables, agréables d’abord, disponibles, oui, je le dis !

Ils sont, en effet, charmants, quoique il est très difficile de mettre un qualificatif sur leur « charmitude », cette attitude à plaire et surtout à vouloir plaire.

Dès les premiers échanges avec un égyptien, vous avez droit à des formules de politesse qui frôlent parfois, pour nous marocains, l’obséquiosité sinon parfois le ridicule !
Ils vous bombardent à tous bouts de champs de :
“نورتوا البلاد”
Ils vous souhaitent le bonjour en vous offrant des bouquets des fleurs verbales, même si vous n’aimez pas les fleurs :
“صباح الفُّل و اليسمين”
Ils vous attribuent les titres les plus folkloriques puisés dans leur passé turc :
باشا” أفنديم “أستاذ

Tout cela reste des détails bien sûr, chaque peuple ayant ses habitudes, ces codes et ses formules toutes faites !
Mais là où mon « quoique… » prend tout son sens c’est quand un égyptien me sert cette formule qui m’horripile, dès l’instant où il apprend que je suis « mina al maghrib » !
« “الغاربة ؟ أحلى ناس ” »

Moi je veux bien, mais quand je demande pourquoi nous serions ” أحلى ناس ” , la réponse reste vaseuse, floue et quand elle est précise elle est en rapport avec des matches de football.
Beaucoup d’égyptiens qui affirmaient que “الغاربة ؟ أحلى ناس !” ignoraient de des soldats marocains se sont battus avec leur armée en 1973 pour libérer le Canal de Suez, que beancoup sont morts sur le sol égyptien pour le l’Egypte revive …
Mais une fois que vous être affublés de ce beau qualificatif «الغاربة ؟ أحلى ناس !” » préparez-vous à être plumés, grugés, roulés en farine sous un flot de paroles aussi mielleuses que ces formules toutes faites.
Que ce soit le taxi, le commerçant, le bijoutier, le guide, le restaurateur, chacun n’a qu’un et unique but, se faire de l’argent sur votre dos !

On a beau être prévenu de la nécessité de marchander, l’égyptien saura toujours la formule qui fera fendre votre cœur et ouvrir votre portefeuille : il vous parlera des difficultés de vivre, de sa maman hospitalisée, de son fils bloqué à l’université, de sa fille qui n’arrive pas à trouver de mari valable, de la cherté de la vie, de la za7ma, ces fameux embouteillages qui étouffent la ville, de la crise, des temps d’avant et du temps de maintenant,

L’égyptien est un être charmant oui mais un être que les difficultés de la vie rendent insupportable et c’est bien dommage !

Les égyptiens sont évidemment instruits, ils aiment la musique, la chanson, l’humour, les bons films, les livres parfois, le théâtre…Je devrais dire que les égyptiens étaient tout cela …Actuellement, ils sont tournés vers la religion, seule échappatoire à la crise, économique et sociale qui mine le pays !

Ils sont charmants ….quoique….Ils restent charmants, pourtant ….

LE QUARTIER COPTE DU CAIRE

Si vous avez l’occasion d’aller en Egypte, vous aurez dix mille et cent choses que vous devez voir absolument , mille et une choses que l’on vous fera voir même si cela ne vous intéresse pas le moins du monde, mais aussi cent et dix et une choses que vous aurez l’intention de voir et que vous n’aurez pas l’occasion de voir faute de temps…
Mais s’il y a un endroit qu’aucun guide officiel ne vous fera visiter, qu’aucune brochure touristique ne vous signalera sauf en quelques lignes, qu’aucun égyptien n’évoquera de lui-même devant vous, c’est bien le QUARTIER COPTE DU CAIRE !
On oublie souvent, trop souvent que les coptes sont les premiers habitants de l’Egypte et que ce mot n’a pas – en principe – de connotation religieuse mais sociologique. En tapant « copte » sur Google, vous serez étonné de la profondeur et de l’importance des coptes au pays des Pharaons et des fatimides.
En effet, l’Egypte n’est passée des pharaons aux fatimides, comme par miracle. Les coptes étaient là pour transmettre la pérennité de l’Egypte.
Ils représentent 20 pour cent de la population égyptienne, ils couvrent l’ensemble de la superficie de l’Egypte, de la Haute Egyptienne nubienne, africaine, au delta du Nil et à la Méditerranée.
Ils sont près de vingt millions. Présents partout et aussi invisibles, car discrets parce que menacés !
Et le quartier copte du Caire est leur fief, alors que leur présence est très forte dans d’autres régions de l’Egypte notamment la Haute Egypte africaine.
La visite de ce quartier s’impose parce qu’elle vous emmènera dans un monde totalement différent de la ville qui l’entoure !
L’entrée en est sécurisée, très fortement sécurisée : on n’y accède qu’après une fouille méticuleuse des sacs.
Mais une fois passé ce contrôle, on entre dans un monde de paix, de sérénité, de piété et de calme.
Les églises sont nombreuses, avec à leur fronton des inscriptions en arabe bien sûr mais aussi en caractères coptes, même si l’entrée du quartier est dominée par le minaret d’une mosquée.
Vous pouvez assister en toute liberté à des messes coptes, ou plutôt catholiques orthodoxes, qui se tiennent plusieurs fois par jour. Vous aurez l’occasion de vous arrêter pour écouter les enfants chanter la gloire de Jésus et ses apôtres en arabe : c’est une sensation assez spéciale, même pour quelqu’un qui sait bien entendu que « arabe » ne signifie pas automatiquement « musulman ».
Vous pouvez partager avec les orants présents le fameux pain sans levure que le pope distribue à la fin de la messe : on ne vous demandera pas si vous appartenez à la communauté au pas !
Vous entrerez dans une synagogue qui compte comme seul fidèle un très vieux gardien, puis dans la « Cathédrale suspendue », cet édifice religieux bâti sur les vestiges d’un temple romain que l’on aperçoit à travers certains planchers transparents.
Vous aurez l’occasion de traverser des rues entières dont les murs sont tapissées de livres d’auteurs égyptiens que l’on ne trouve plus dans les librairies de Khan Khalili ni de ses alentours : Najib Mahfoud, Tawfiq El Hakim, Taha Hussein, Ishan Abdelkadouss et cent autres …
Le plus beau « bazar » du Caire vous accueillera pour vous proposer les souvenirs les plus divers à des prix plus que raisonnables, sans avoir à marchander : les prix sont affichés et ne se discutent pas.
Vous ne croiserez ni mendiants, ni vendeurs à la sauvette, puisque vous êtes dans une bulle à part, car ce quartier est ce qu’il reste de FUSTAT, la première capitale de l’Egypte non pharaonique !
En sortant ce quartier, vous retrouverez immédiatement l’enfer de la circulation cairote avec tout ce qui va avec …

Le TOURISME DE MASSE et ses DANGERS.

Je ne voulais pas en parler, cela semblait ne pas me regarder, le Maroc étant aussi un pays touristique, il court les mêmes risques des l’Égypte et les pays qui misent sur ce secteur.

La ville de HURDAGA construite sur les bords de la Mer Rouge est un point focal du tourisme de masse égyptien ; des dizaines et des dizaines de “ressorts” drainent des centaines de milliers de touristes étrangers sur les plages.

Ces touristes viennent essentiellement des pays d’ex-bloc de l’est et arrivent par avions entiers pour des séjours formatés, sans aucun intérêt culturel, axés sur le soleil, la mer et certains plaisirs inavouables.

Pour preuve, je peux affirmer que l’usage de la drogue, des drogues dures notamment est une occupation de ces touristes de la vingtième heure, nouveaux arrivés dans un monde occidental dont ils ont pris le pire.

Ainsi, lors d’une promenade matinale sur l’avenue principale de cette localité touristique, cette avenue bordée de part et d’autre de complexes touristiques énormes, j’ai trouvé jetées par terre un nombre impressionnant de seringues dont l’usage ne sait aucun doute.

Le tourisme masse peut être utile, mais il peut être aussi très dangereux..Aux autorités de prendre leurs précautions et à la population de ne pas se laisser leurrer …

A bon entendeur salut !

Posté par citoyenhmida à 09:19 - Commentaires [0] - Permalien [#]