CITOYEN HMIDA

15 octobre 2019

"Así nace un mito. Así se cuenta una leyenda".

Je traduis le titre que j'ai donné à ce billet : "Ainsi naît un mythe. Ainsi se raconte une légende".

Le roman de Arturo REREZ-REVERTE  paru en espagnol chez les éditions ALFAGUARA durant l'été 2019 sous le titre "SIDI - un relato de frontière" (SIDI  - un récit de frontière) est parfaitement résumé dans ces deux phrases!

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Mais avant de parler de ce roman, il faut dire qu'il m'a été offert par ma fille ainée, qui croyait au mythe que je maitrisais la langue de Cernantes et à la légende que je pouvais lire sans problème un ouvrage écrit dans un  castillan pur et dur, avec des tournures 'un autre temps et  un vocabulaire très particulier.

Je n'ai pas voulu la décevoir, j'ai ouvert le roman et un dictionnaire et je me suis régalé ...

Je me suis régalé dès les premi(res pages, en plongeant dans une Esapagne d'un autre temps, une Espagne qui n'existait pas encore en tant d'état, cette Espagne où les arabo-musulmans disputaient les territoires aux Francs et autres castillans, aragonais, léonais..Une Espagne où les frontières étaient mouvantes encore, ce qui explique le sous-titre du roman : "une relato de frontieraé!

Je me suis régalé en croisant un héros de légende, inspiré directement  du Cid Campeador,  lui-même à l'origine du Cid de Corneille, dont les répliques apprises au collège ne trottent encore dans la tête! "SIDI" le héros du roman est lui aussi un noble castillan, fier et droit, courageux et juste, qui a été banni du royaume de Castille pour avoir exigé de son roi de jurer son  innoncence dans  la mort de son frère.

Je me suis régalé des aventures de ce personage qui a su fédérer autour de lui une troupe de trois cent merceanires, aguerris, , qui "savaient lutter avec cruauté et mourrir avec simplicité".

Je me suis régalé des scènes de batailles épiques, de grancdes chevauchées, de duels, de discussions sur le sort des prisonniers,, de soiréees précédant les affrontements meurtiers menés par des guerriers "qu n'avaient pas faim de gloire, mais faim seulement".

Je me suis régalé du comportement de Ruy DIAZ, surnomé SIDI par ses pairs, ;grand meneur d'hommes, des hommes qui étaient des "personnes dures dans un monde dur"!

Je me suis régalé car la lecture de ce roman historique m'a paru comme le spectacle d'un film, d'une superproduction américaine, mais sous-titrée ! En effet, le talent de l'aateur rendait les scènes parfaitement compréhesibles même si parfois le vocabulaire utiklisé était trop techniqu et les tournures de phrases désuètes.

L'important est que à aucun moment l'attention ne se relâche et l'intérêt ne se perd tant les personages semblent vrais  et les situations vraisembles, malgré la dureté, la cruauté, l   

Je me suis délecté à lire dans une langue que j'avais à un moment donné de ma vie maitrisé parfaitement et qui avec le temps s'était diluée dans ma mémoire : si j'arrive à lire les journaux espagnoles et à suivre sans problèmes une discussion dans cette langu, j'ai pedu l'habitud des livres, de la langue soutenue, des strucures compliquées et du vocabulaire précis .Ce roman m'a permis de remettre un ppeu d'ordre dans tout cela !

Mais ....mais ...mais, car il y a toujours un mais ....

Je me suis lamenté de voir que', autour de nous en 2019, les mêmes erreurs commises par les arabes en Andalousie il y a des siècles, sont refaites presque à kl'identique, mais dans notre propre territouire:

Les "moulouk at-tawaïf" avaient leurs miciles, certains de nos chefs d'état arabes ont les leurs...Des mercenaires, comme SIDI   servaint le roi Zaragosse,  servent des prétendus états comme en Lybuie, comme en Syrie, comme en Iraq!

Les arabes du temps de SIDI s'entredéchiraient, exactement comme le font nos arabes contemporains, au nom du pouvoir, au nom d'Allah parfois, surtout au nom des richesses à accumuler! 

L'histoire se répète, dit-on et il est bon parfois de la relire pour s'en assurer! 

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10 octobre 2019

Mohamed NEDALI a-t-il épuisé son génie de romancier ?

Le dernier opus de Mohamed NIDALI  est paru chez les éditions VIRGULE en 2017 sous le titre "LA BOUTEILLE AU CAFARD", avec comme sous-titre - qui bizarrement n'apparait pas sur la couverture - "ou l'avidité humaine".

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Après "TRISTE JEUSSE" et "LE JARDIN DES PLEURS", qui m'avaient déçu après ses premeirs romans brillants et pétulants, j'avais négligé ses autres parutions. Mais à la lecture de certains comptes-rendus dans la presse, j'ai décidé de renouer avec l'auteur dont les "Morceaux de choix, m'avaient enchanté, tout comme les trois romans qui ont suivi.

"Un récit cruel et hilarant, péripéties rocambolesques" disait Saddik Mouafaq dans MarocHebdo du 230 mai 2019.

"Epopée entre gourmandise, cupidité et naïveté" renchérissait une notice de l'Institut Français de Marrakech.du 30 octobre 2018.

Le roman de Mohamed NIDALI - qui fait dificielement  ses 124 pages - aurait constitué une excellente nouvelle de 15 pages : la situation qu'il décrit est en effet assez innattendue mais pas suffisament dense et épaisse pour donner lieu à un roman!

Un bouteille hermétiquement  fermée avec un cafard dedans, même au fins fonds du Maroc profond, peut servir de base pour une fble, une nouvelle, un conte, mais pas un roman. ..

Surtout un roman écrit à la va-vite ..Nous sommes très loin du style fluide et simple, mais percutant et parfois très drôle,  des débuts de Mohamed NEDALI .. L'impression générale de ce roman est que Mohamed NEDALI n'a pas pris la peine de se relire, sinon il se serait endu compte que certains mots, certaines tournures ne collent pas du tout aux personnages ..

Un exemple : mettre dans la bouche d'un des personnages - peu importe lequel, j'ai oublié -  le mot "éponyme" est pour le moins surprenant, cela relève de l'incongruité.  ..

Un autre exemple plus frappant : la formule " la vie de ma mère " revient un nombre incalculable de fois dans les répliques du personnage principal que  cela en devient lassant, gênant et sans même sans aucun intérêt sinon celui de rallonger le texte de quelques mots.

L'histoire se termine en queue de poisson ou en eau de boudin - selon votre humeur - ou plutôt ne se termine pas parce tout simplement l'auteur n'a pas su trouver une chute convenable!

Dommage..Mohmaed NEDALI semble avoir perdu définitivement son talent d'écrivain ..

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07 octobre 2019

Jacques CHIRAC, l'homme aux multiples visages

Il y a quelques jours disparaissait Jacques CHIRAC, le ciquième président de la Vème république!

Je viens de lire un biographie de lui qui m'a fait découvrir le côté caché, mais très attachant, de ce grand monsieur : "PRESIDENT, LA NUIT VIENT DE TOMBER" avec comme sous-titre "Le mystère Jacques Chirac" de Arnaud ARDOUIN, parue en 2017 chez les éditions CHERCHE MIDI.

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L'homme Jacques CHIRAC mal connu du public malgré une vie politique qui a couvert presque un demi-siècle!

Il est le produit d'un père très sévère, d'une mère envahissante, d'une épouse très stricte, d'une société qu'il n'aimait pas finalement. Il rêvait de liberté, de culture orientale, de voyages à travers les civilisations. Sa vie aura été une éternelle fuite en avant!  Le pouvoir aidant, il a été un mari volage qui a failli détruire son couple, un père inconstant qui a vu sa fille aînée mourir de ses absences. Il a été malheureux, souvent prodément blessé, magré ses sourires, son allure si particulière d'homme politique conquérant! 

Beaucoup de ses adversaires et même de ses proches le considéraient comme une persone inculte, intéressée seulement par le pouvoir : il était un pouits de connaissance de la civilisation chivoise et japonnaise, il parlait le russe et s'intéressait jusqu'à la passion aux arts premiers africains!

Tout cela est très bien conté par Arnaud ARDOUIN dans ce livre qui relate les années de Jacques CHIRAC après qu'il ait tiré sa révérence au monde politique et que la maladie puis la vieillesse aient pris  possession de son corps et de son esprit!

La lecture de cette biographie nous éclaire d'une lumière nouvelle sur ce que fut vraiment Jacques CHIRAC et on comprend mieux ses divereses prises de positions notamment en politique étrangère!

Revenos un peu sur ce fut Jean CHIRAC.

Jacques Chirac était très connu au Maroc et dans le monde arabe, très connu et surtout très apprécié.

Nous nous souvenons tous de son altercation mémorable avec le chef de sécurité isralienne à Jérusalem qui voulait l'empécher de saluer la foule des palestiniens! 

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Personne ne peut oublier son refus de s'engager dans la deuxième guerre d'Irak voule et menée par Georges W. Busch ; trois présidents américains plus tard, le monde entier s'accorde à dire que cette guerre était une aberration et le monde actuel en subit encore les conséquence!

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Son soutien à Yasser Arafat, le leader palestinien et sa fermeté face à Benjamin Natehyaou, qu'il a traité publiquement de menteur, resteront dans l'esprit car peu de chefs d'états, même arabes, auront eu ce courage.

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Jacques CHIRAC aimait le Maroc et les marocains, bien avant qu'il ne devienne président de la république française!

Une fois au poste suprème, il n'a pas changé et il a eu l'élégance et la délicatese de répondre aux voeux de feu Hassan II de voir les troupes marocaines défiler sur les Champs Elysées, avec l'armée française. Ce voeu fut exaucé quelques jours avant la mort du souverain marocain!

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Mais avant d'arriver à président au destin de la France, Jacques CHIRAC a été un homme politique français qui a dû se battre parfois dans des conditions pas très glorieuses contre ses adversaires politques  et même contre ses amis!

 Il n'a pas hésité à piétiner ses propres amis pour réaliser ses projets : il a écarté Jacques Chaban-Delams, il a trahi Valery Giscard d'Estang, il a écrasé Edourd Balladur.

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Il a aussi été l'homme aux phrases inoubiables : 

Parfois profondes :

"NOTRE MAISON BRULE ET NOUS REGARDONS AILLEURS" ( Discours au sommet de la Terre - Burban - 2002)

"ON N'EXPORTE PAS LA DEMOCRATIE DANS UN FOURGON BLINDE" (à propos de la guerre en Irak)

"LE RECISME, D'OU QU'IL VIENNE, EST UN CRIME DU COEUR ET DE L'ESPRIT. IL ABAISSE, IL SALIT, IL DETRUIT".

 Souvent légères ou amusantes : :

Un chef, c'est fait pour cheffer".

"on rapporte une histoire « abracadabrantesque".

Quelques fois cinglantes

"Je décide et il exécute." ( à propos de Nicolas Sarkozy, alors son ministre de l'économie).

Quelques unes pleines de bon sens :

"On ne modifie pas la société par décret".

 Que restera-t-il de Jacques CHIRAC? Surement la marionnettes des Guignols, ni l'iamge ternie d'un président usé par douze ans de pouvoir! Il était plus qu'un homme politique, c'était un homme de coeur et de savoir ! 

 

 

  

 

 

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06 octobre 2019

IMAGINONS UN PARLEMENT ISSU D'UN SCRUTIN A DEUX TOURS !

Le code électoral marocain est soumis à de très fréquents changements. A chaque nouvelle élections, il nous est proposé quelque chose de nouveau, sans que cela aiguise notre notre appétit pour la chose politique!

Je vous propose donc d'imaginer que les prochaines élections législatives de 2021 se déroulent selon de système du scrutin majoritaire à deux tours, selon le modèle français!

A savoir donc  que pour  être élu dès le premier tour, il faut obtenir :

1/ la majorité absolue - c'est à dire plus de 50 % -  des suffrages exprimés, 

2/ un nombre de voix au moins égal au quart du nombre des électeurs inscrits.

Ainsi nous ne trouverons plus au parlement des élus représentants la nation qui auraient récolté un pourcentage infime des électeurs inscrits. La réprésentation serait plus effective et plus conforme à la réalité. 

Pour se présenter ausecond tour, une semaine plus tard, obtenu un nombre de suffrages au moins égal à 12,5 % du nombre d’électeurs inscrits. Ainsi dans certains circonscritpions, on peut trouver trois candidats aux second tour ..

Et pour être élu, il aut avoir la majorité relative suffit.  

Ce système influera directement sur la constitution d'alliances et de coalitions entre les différents partis qui ont des programmes et des orientations convergeantes! lors du deuxième tour.

Imaginons donc ce que pourrait donner ce système dans notre paysage politique nationale !

Nous savons très bien que les marocain/es n'ont jamais adhéré au système de vote de liste, qu'ils n'ont jamais bien assimilé et qui va à l'encontre de l'idéee que nous nous faisons du vote : les marocain/es ont toujurs voté pour des personnes et non pas pour des idées! Même les marocain/es les plus politisé/es ...L'exemple le plus parfait de ce que j'avance est la non-élection sur la liste nationale des femmes -qui lui donnait pourtant toutes les chances d'être élue -  de Madame Nabila MOUNIB, femme politique très respectée mais dont la personnalité très abrupte  gêne les électeurs et les électrices....

Dans le cadre du système du scrutin majoritaire à deux tours, jamais certains députés n'auraient rêvé ,se voir sous la coupole du Parlement, parce que beaucoup d'entre eux n'ont pu   réunir qu'un nombre parfois dramatiquement risible de voix qui ne représente qu'un pourcentage encore plus dramatiquement risible des électeurs inscrits et bien sûr une part terriblement faible des citoyens/nes en âge de voter dans leur circonscription et qui ne sont pas inscrits!

Pour le deuxième tour, dans ce choix de scrutin, l'élection du député serait soumise dans beaucoup de cas de figures à des alliances entre partis qui entreneraient des repports de voix sur tel ou tel candidat :

Ainsi, nous pourrions voir les partis de gauche s'unir TOUS - de la gauche traditionnelle à l'ultra-gauche - pour faire élire un candidat de leur bord!

Le P.J.D. et l' le P.I. pourraient se tendre la main et réunir leurs électeur respectuifs autour d'un candidat de ce parti ou de celui-là car finalement iles uns et les autres  barbottent dans la même mare et il serait  honnête qu'ils le reconnaissent au yeux du peuple!

Si l'on veut écarter un candidat du P.A.M.,- parti qui pour beaucoup n'est pas du tout représentatif du peuple marocain - une entente entre la gauche  histroique et les partis traiditionnels pourraient lui faire barrage.

Au final, le parlement serait constitué d'une part par des déoputés ayant un ancrage populaire important et par d'autres ayant une assisse politique raisonnée et élaborée.

Le gouvernement qui en sortirait aurait la vertu d'être homogène et il pourra s'appuyer sur une majorité stable car elle aurait été préparée à l'avance : nous ne revirions splus la situation kafkaienne qui a suivi les élections de 2016 avec un P/J/D/ certes arrivé premier aux élections mais incapable de former une majorité qui tienne la route!

Benkirane n'a rien compris à la situation et Othmani semble dépassé par la même sutuation!

Vous me direz que cela relève du rêve ! Oui, dans une certaine mesure car il faudrai pour cela que : 

  • les responsables des partis politiques changent car les dirigeants actuels ne pensent qu'à une suele et unique chose : s'assurer une place autour de la table du onseil des ministres!
  • les nouveaux dirigeants politiques soient animés d'un esprit civique et patriote leur permettant de voir d'abord l'intérêt du pays et du peuple avant le leur propre situation personnelle

Je vous répondrez que cela peut et doit se réaliser sinon nous fonçons droit dans le mur, comme beaucoup de nos amis arabes qui sont au bord du gouffre sinon dans le gouffre même pour ne pas avoir su réagir à temps à l'incompétence de leurs dirigeants et à l'incurie de leur classe politique! 

A BON ENTENDEUR SALUT ! 

 

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04 octobre 2019

LES CHATS ET MOI

Je n'aime ps ls chats et ce n'est pas de ma faute. 

Je suis physiquement allergique à ces animaux. La simple vue d'un chat peut me donner la chair de poule. Il m'est impossible de supporter leur regard sournois sans éprouver un malaise parfois profond.

Il est donc hors de question pour moi de caresser un chat, encore moins de le prendre sur mes genoux ou encore moins dans mes bras. Je crois que j'en tomberai malade immédiatement..

Mais très bizarrement, j'adore les prendre en photos : dans mes archives, je dois avoir des plusieurs dizaines, et même quelques centaines, de photos de chats que j'ai prises dans l'espoir vain de me guerrir de cette stupide allergie. 

Pourtant depuis quelques jours, j'ai tendance à refréner ma répulsion naturelle pour la gente féline. 

Durant mes marches matinales, j'ai eu, ces derniers jours, l'occasion d'assiter à deux scènes qui m'ont absolument bluffé! J'ai d'ailleurs sorti mon téléphone et saisi ces deux moments assez spéciaux !

D'abord, ces deux chats enlacés sur le capot d'une voiture ...Que de tendresse, que de douceur...Et peut-être que d'amour...Je n'aurais jamais pensé que des chats puissent dégager de telles sensations! 

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 Quelques jours plus tard, j'ai été témoin d'une scène animalière tout à fait inédite pour moi et qui m'a tout aussi impressionné que la scène précédente!

Un chat de goutière face à un chien errant dans un état d'épuisement extrême,,  semblait veiller  sur ce compagnon d'infortune : aucune animosité, aucune agressivité dans l'attitude du félin, plutôt de la pitié et de la compassion.

  

 

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Ainsi les chats seraient capables de sentiments que beaucoup d'humains sont incapbles de ressentir ou du moins d'exprimer clairement..

Je ne sais pas si je seris moins allergique dorénavant aux amis de Gros Minet mais il est sûr que je les regarderais peut-être autrement ! 

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30 septembre 2019

UN GRAND HOMME POLITIQUE COMME IL N'EN EXISTE PLUS.

Zakia DAOUD continue sa série de biographies consacrées aux  grands personnages historiques du Maroc et du Maghreb  : de Mehdi BEN BARKA (co-écrit avec Maati Monjib) à JUBA II, de Tarik IBNOU ZYAD à HANNIBAL, de Abdelkrim KHATTABI à Zaynab NAFZAOUIA, en passant par  Ferhart   ABBAS (co-écrit avec Benjamin Stora).

Elle a publié dernièrement chez les éditions LA CROISEE DES CHEMINS une biographie du leader politique marocain Abdellah IBRAHIM  sous-titrée "HISTOIRE DES RENDEZ-VOUS MANQUES".

 

 

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Cet homme politique marocain qui a marqué les premières années de l'indépendance du Maroc et qui a laissé sa trace dans le paysage politique national jusqu'à sa mort, reste méconnu pour la jeunesse actuelle!

Beaucoup de jeunes vous citeront Mehdi BEN BARKA ou Abderahim BOUABID,, disparus pourtant bien avant lui, sans trop savoir exactement ce que ces leaders avaient réalisé mais seront incapble de situer l'action et l'importance de Abdellah Ibrahim.

Pourtant, cet homme a été ministre et même premier ministre, il a compté dans la vie politique de ce pays, dans sa vie syndicale!   Le  mouvement national, le Parti de l'Istiqlal et l'Union Marocaine du Travail  ont largement été marqués par la personnalité de AbdellahIbrahim.

Ses relations avec le prince héritier de l'époque, devenu roi par la suite, ont été extrêmement tendues mais marquées par un grand respect du souverain.

Il est peut-être le seul homme politique marocain d'envergure a avoir mené une double vie, celle de poiticien et celle d'intellectuel : la liste de ses écrits est impressionnate, aussi bien sous formes d'articles ou d'ouvrages. 

Son intégrité et son honnêteté eétaient de notorioté publique : il n'a jamais priter ni fait proiter ses proches, même pas ses propres enfants, d'un quelconque  avantage du fait de ses fonctions ou de sa position!  

Homme d'une double culture, arabo-musulamne et occidentale, il est resté très attaché à sa culture initiale au risque de se voir snober par ses pairs issus des universités françaises.

Alors que sa formation politique, l'Union Nationale des Forces Popuaires, était à l'gonie il a refusé qu'elle serve aux islamistes  de "refuge"  destiné à la gestation du futur P.J.D. : Ce sera le parti moribond  du docteur Khatib qui jouera ce rôle.

La biographie complexe et compliquée de Abdellah Ibrahim aurait méité un ouvrage beaucoup plus élaboré que celui que nous propose Zakya DAOUD.

Mal construit, constitué d'ue suite de phrases qui font référence à des situations parfois confuses, comprtant des citations à l'emporte-pièce, l'ouvrage de Zakya DAOUD ne donne pas une idée d'ensemble de l'importance de Abdellah Ibrahim dans le Maroc contemporain!

Cette biographie revêt pourtant un intérêt pratique : elle rappelle des événements peu ou mal connus, elle lève le voile sur un certain nombre de personnalités, telles que Mahjoub Ben Seddik, le leader "ad vita eternea" de la première centale syndicale, elle  met en exergue le rôle du prince héritier de l'époque dans la vie politique du pays.

Elle manque cependant d'épaisseur et de profondeur : la vie et la pensée de Abdelallah IBRAHIM, qui fut dans une certaie mesure "le leilleur d'entre eux" - pour paraphrase Jacques Chirac méritit un travail plus éléboré.

 

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29 septembre 2019

RUE DU PARDON

 

Mahi BINBINE écrit des romans puisés dans e Maroc profond, celui que nous connaissons tous, que nous aimons, et qui parfois nous choque et nous irrite. Mais c'est notre Maroc!

L'auteur - artiste peintre par ailleurs - aborde dans son dernier roman édité en 2018 chez LE FENNEC sous le titre RUE DU PARDON (il faut penser ce titre en arabe : DERB AL AFOU  sonne beaucoup plus vrai) un sujet quasi tabou dans notre littérature et dans notre société ! 

Il s'agit du monde des cheikhats ! 

 

 

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Avant de parler du roman, je tiens à signaler l'excellente page de couverture qui constitue un véritable petit chef-d'oeuvre de l'édition.

Contrairement à un certains auteurs francophones marocains, nourris à la douveur des critiques parisiens et guicés par des éditeurs en mal de misérabilisme vendeur, mahi BENBINE  aborde dans ce petit roman de 120 pages la vie tumultueuse d'une cheikha, une chanteuse-danseuse animatrice de soirées torrides, qui part ailleurs mène une vie normale, dans un quartier du vieux Marrakech.

D'aucuns auraient profité de ce point de départ pour tenter de nous fendre le coeur sur la misère de cette femme, sur le vice qu'elle porte en elle, sur la faune glauque qui l'entoure.

Ce n'est pas du tout la démarche de Binbine, qui très honnètement nous parle de Mamyta comme d'une artiste, d'une mère, d'une femme qui a aimé, d'une voisine bienveillante, d'une femme qui aime sa liberté!

Avec des touches qui portent leur dose de critique, il évoque la vie des gens de la nuit, de leurs problèmes, de leurs habitudes, bonnes et moins bonnes,. Les personnes de son roman qui sous la plus d'autres écrivains seraient détestables, sont plutôt attachants, sauf le père incestueux et pédophile!

Cheikha, Mamya l'est et elle est fière de l'être et Binbine ne porte auicun jugement sur ce personage que d'autres auraient couvert d'opprobe et jeté à la vindicte de leur lecteurs.

Binbine a rendu Mamyta sympathique, pathétique. Son amour pour la narratrice, la jeune Hayyat, marquée dès sa naissance par le sceau de différence avec sa tignasse blonde dans un monde de bruns, va lui permettre de lui transmettre toutes les ficelles de son art, sans honte, sans hyporcrisie, sans retenue non plus.

RUE DUPARDON est une belle promenade dans le Marrakech que nous soupçonnons, mais que nous ne connaissons pas et que nous découvrons grâce à Mahi Binebine.

A lire avec plaisir, car le roman n'a rien d'amer, ni de déplaisant, ni de dégradant! L'auteur nous parle d'un Maroc, qu'il aime, qu'il connait et qu'il respecte! C'est rare!

 

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21 septembre 2019

Encore une énormité.... mais agréable à lire !

Jean TEULE  a commis une nouvelle énormité et il l'a publiée  en 2018 chez JULLIARD  sous le titre : " ENTREZ DANS LA DANSE".

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Comme toujours dans ses romans, Jean Teulé est parti d'un fait historique réel et avéré : en l'occurrence une étrangère épidémie qui a frppé la population de Strasbourg en 1518. La ville est ravagée par la famine et les habitants en sont réduits à l'anthropophagie. 

La ville est au bord e l'implosion quand soudain pratiquement tous les habitants  se sont mis à danser, sans raison et surtout sans posibilité de s'arrêter. Jusqu'à l'épuisement total, malgré la fatigue, les blessures, sans manger sans boire, juste danser, danser et danser encore, jusqu'à la mort pour beaucoup d'entre eux !

Les faits sont prouvés par les études historiques que cite l'auteur dans sa bibliographie mais l'intérêt qu roman est comme toujours avec Jean Teulé réside dans la manière dont ils les rapporte!

Truculence et précision sélantique, paillardise et émotion, gouaille grasse et cruauté maccabre, ce récit historique mène la vie dure à l'église de l'époque, qui n'arrive pas à endiguer les premeirs pas de la Réforme luthérienne.

Le clergé catholique en prend pour son grade tout comme les autorités laiques de la ville et son corps médical.

Le dénouement du roman est terrible mais très plausible !

Jean Teulé a frappé très fort dans son roman, encore plus "énorme" que les précédents! J'en ai lu lquelmques uns avec un plaisir teinté de répulsion, avec un dégoût de la nature humaine mélangé à une admiration pour l'art de l'écrivain!

Je vous conseille notamment :  JE, FRANCOIS VILLON ( 2006) - LE MAGASIN DES SUICIDES (2007) - LE MONTESPAN (2008) - MANGEZ-LES SI VOUS VOULEZ (2009) CHARLY 9 (2011), tous paru chez JULLIARS.

 

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19 septembre 2019

Un roman marocain comme les adorent certains !

Il fallait y penser : un titre aussi accrocheur, ce n’est pas évident! Je ne sais pas si c’est l’auteur Mohamed HMOUDANE ou son éditeur initial – Les Editions de la Différence – qui l’a trouvé mais “LE CIEL, HASSAN II ET MAMAN FRANCE“, çà en jette n’est-ce pas !

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Sorti en 2010, ce second opus de l’auteur de “FRENCH DREAM” (décidément, ce garçon a un faible pour les titres alléchants), a été édité par la maison marocaine LE FENNEC-Poche en 2014.

Petit ouvrage de 200 pages, très bien écrit mais un peu brouillon dans son déroulé, ce roman a tout pour plaire, que dise pour éblouir, subjuguer et émerveiller, les critiques parisiens et les occidentaux en général !

En effet, on y trouve tous les ingrédients de la bonne soupe marocaine servie par un national – en l’occurrence un binational – réalisée à base de misère sociale, humaine, économique, culturelle mitonnée de sexe bien entendu, avec une forte dose de pédérastie, le tout enveloppé d’un linceul de dictature et de répression!

Bref, le Maroc tel que veulent le voir beaucoup de gens et cela marche forcément ..

En mélangeant le ciel et Hassan II (on se demande bien pourquoi?), Hassan II et maman France (la France n’a jamais demandé à être maman de qui que ce soit, ce sont certains orphelins de cœur et d’esprit qui l’ont imploré de les adopter), Mohamed HMOUDANE profitant de sa maîtrise presque parfaite de la langue française a tenté de nous servir un brouet – que pour ma part j’ai trouvé indigeste et surtout malsain – où se débattent des jeunes marocains dont la France est le rêve.

D’ailleurs, même L’OBS dans sa critique du livre s’interroge :”Et Hassan II dans tout ça ?”. Et il finit par le trouver “sur une BD à sa gloire, offerte aux élèves méritants de Tabriquet”!

Le héros du roman raconte, par ailleurs, les heurs et surtout les malheurs d’un de ses amis d’enfance, joli garçon voué aux caprices sexuels d’une petit chef de gang, qui devenu adulte s’assume en tant gigolo homosexuel !

On peut aimer ce genre de déballage qui tient plus de la télé-réalité que de la littérature : je n’apprécie pas! L’éloge de la misère n’a jamais été à mon goût et pour beaucoup de nos écrivains, c’est un fond de commerce inépuisable, car même la répétition inlassable des mêmes thèmes convient parfaitement à un certain lectorat.

Notons que les critiques marocains ont très bien accueilli ce roman : mais pourquoi se sont-ils obligés d’utiliser des mots rares et compliqués pour en parler ?

Salim JAY utilise : ” franchise roborative” et de “goût intempérant” !

Abellah BAIDA estime que l’auteur “sabre les icônes”!

Mohamed Hassen ZOUZI CHEBBI trouve que Mohamed HMOUDANE “prend le risque du dévoilement systématique du refoulé jusqu’aux limbes de l’impudeur”!

Qu’en des termes compliqués tout cela est dit : les 200 pages de ce roman n’ont rien de particulièrement nouveau.

Il y a tellement d’autres sujets relatifs au Maroc, aux marocains, aux marocaines, à notre peuple à traiter et à raconter! Pourquoi ressasser toujours et encore les mêmes ingrédients : c’est à croire que la misère des autres est vendeuse !

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12 septembre 2019

Quand un marocain nous raconte l’Afrique

 

Je ne pensais pas qu’il y avait de roman écrit par un marocain rt traitant des problèmes spécifiques à l’Afrique subsaharienne.

Mea culpa…Ce roman existe et il est intéressant à plusieurs égards.

Il s’agit de “LA NUIT AFRICAINE” de E. M. HAFIDI paru en 2001 chez les Editions des Dunes, maison qui semble avoir disparu aujourd’hui.

nuit africaine

Le roman est intéressant de par le mystère qui entoure son auteur : E M. HAFIDI fait preuve d’une modestie très rare de nos jours, chez les écrivains, en occultant son prénom et ne donnant aucune indication sur son parcours, sur la quatrième de couverture, comme il est courant.

E. M. HAFIDI, si l’on en croit le quotidien “Aujourd’hui Le Maroc” dans son numéro du 21 avril 2002, serait El Miloud HAFIDI. Nous n’en saurons pas plus et si vous avez des informations à ce sujet, elles seraient les bienvenues.

L’ouvrage est intéressant par son style : je suis toujours agréablement surpris de lire un roman marocain bien écrit, sans faute de style, sans redondance, sans accumulation de mots rares et compliqués visant à impressionner le lecteur,

“La nuit africaine” se lit très aisément et avec un plaisir certain.

Le sujet enfin est d’un intérêt tout particulier, surtout qu’il est abordé par un marocain qui semble connaître parfaitement l’Afrique subsaharienne des années ayant suivi les indépendances,

E. M. HAFIDI évoque les premiers pas de deux pays africains limitrophes aux noms imaginaires, nouvellement indépendants, nés tous les deux de l’imagination fertile et machiavélique de l’ex-pays colonisateurs. Dans la réalité géopolitique cde l’Afrique, les cas sot nombreux et la choix est laissé au lecteur d’accoler les vrais noms à ces pays imaginaires, le Fakumbu et le Nagambé.

Ces deux pays sont livrés, comme c’était le cas à l’époque et dans la plupart des cas, à des présidents dont la seule vertu était de plaire à l’ancien colonisateur et l’unique préoccupation était de s’occuper de leur propre situation et éventuellement de celle de leur clan.

Le chef de l’un de ces états nous rappelle très précisément ce caporal de l’armée française, choisi par les français pour diriger son pays pays nouvellement indépendant et qui au fur et à mesure de l’exercice du pouvoir, de plus en plus autocratique et despotique, commence à rêver d’un trône d’empereur.

L’autre pays est gouverné par un une personnalité moins loufoque, mais tout aussi imbue de son prestige de chef et pleine d’ambition personnelle.

Autour des chefs d’état, gravitent une cour servile ne cherchant qu’à s’enrichir, des hommes d’affaires véreux et corrupteurs, des agents diplomatiques au rôle parfois trouble, des femmes sans scrupules, des syndicalistes qui utilisent le peuple et que le pouvoir manipule, et des trafiquants de tous genres!

Le roman dans sa première partie est mené tambour battant, dans un style alerte et vivant, les descriptions des événements sont quasi parfaites même si parfois elles frisent la caricature, mais la réalité historique nous avait dejà montré que la fiction n’est jamais bien loin!

Mais dommage, dans la seconde partie de l’ouvrage, l’auteur semble s’essouffler, il se perd dans son récit, il nous perd dans des détails, le roman finit un peu en queue de poisson. HAFIDI nous raconte la guerre entre les deux pays, les émeutes provoquées çà et là, les magouilles des uns et des autres, et enfin la réconciliation fragile et improbable entre les frères ennemis.

Mais ainsi allait l’Afrique dans les années 60 ! Il est bon de se le rappeler.

Posté par citoyenhmida à 15:53 - - Commentaires [0] - Permalien [#]