CITOYEN HMIDA

11 août 2019

Mes lectures pour cet été 2019 (5 / )

Deux romans que mon aînée m’a conseillés ont occupé ces derniers jours mon temps libre de vieux retraité !

Les deux romans sont très différents, mais assez semblables, du moins dans leur complexité et dans l’es étonnants voyages où ils nous entraînent.

Le premier est l’oeuvre d’un écrivain chevronné, connu et reconnu, qui a côtoyé le succès mondial depuis des années : il s’agit de Umberto ECO.

Son roman LE CIMETIÈRE DE PRAGUE paru en 2010 et publié par LE LIVRE DE POCHE en 2012 nous invite comme le’écrit Marie-Françoise Lecière dans LE POINT à “une ballade étourdissante.

En effet, cette oeuvre de Umberto Eco est absolument étourdissante : avec son art consommmé de grand auteur, habiutué à manier les faits historisuques, ECO nous entraine dans ue véritable chavauchée fantastique à travers l’Europe du XIXème siècle.

Mais j’ai trouvé que cette qualité du roman est justement son principal défaut : je ne suis arrivé à suivre le narrateur dans ses tribulations. Trop de personnages, trop de faits, trop de situations plus rocambolesques les unes que les autres finissent par lasser et l’attention – au lieu d’être canalisée – se perd dans tous ces détails.

Peut-être que ce roman ,’est pas une lecteure d’été et qu’elle demande de l’attention et de la concentration. Je reprendrais peut-être ce roman dans quelques mois, installé dans mon bureau, avec un carnet de notes et un stylo.

En tous cas, certaines pages me sont restée gravées dans mémoire et rrisquent de choquer les lecteurs, notamment certaines concernant les juifs. Si l’auteur n’en était pas Eco, que l’on ne peut accuser d’antisémite, ces pages auraient fait scandale.

Le livre dont je vais vous parler maintenant est le premier roman de Yaa GYASI, jeune américaine d’origine ghanéenne, qui elle aussi nous entraîne dans un voyage à travers le temps et l’histoire.

NO HOME paru en 2016 et publié une année après par LE LIVRE DE POCHE est une oeuvre bouleversante.

Yaa Gyasi nous conte, à travers la vie de deux demi-sœurs nées sur les cotes de l’Afrique noire du temps de la traite des noirs, l’histoire de l’esclavage et celles des esclaves, depuis le XVIIIème siècle jusqu’à nos jours.

Un roman dense, intense, qui vous prend aux tripes et ne vous lâche pas!

Roman historique, bien documenté sur tout ce qui a trait à la traite des esclaves, ne négligeant aucun responsable de cette terrible tragedie humaie.

Roman social, qui nous décrit la vie des africains dans le courant du XVIIIème mais aussi la vie des esclaves dans les plantations, les difficultés inimaginables qu’ont connues les noirs américains une fois l’esclavege aboli et même des dizaines d’années après !

Roman à lire pour se faire une idée exacte de ce que fut le calvaire des noirs et peut-être renforcer l’idée pas très flatteuse que nous avons des occidentaux en général et des américains en particlier!

BONNE LECTURE !

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07 août 2019

UNE MATINEE A LA GRANDE PISCINE DE RABAT

Je n’aurais jamais pensé que Rabat serait dotée d’une piscine municipale!

Aussi grande…Mon petit-fils a eu ce mot rare quand nous sommes passés en voiture pour lui faire découvrir l’endroit : “ENORMISSIME“.

En effet, le site couvre une très grande surface, avec plusieurs bassins, des solariums dotés de parasols et de transats gratuits, des kiosques pour la vente de petits produits à grignoter ou à consommer sur place à des priux abordables.

Une foultitude de maîtres-nageurs et d’agents du service “nettoyage” sont présents.

L’accès est filtré, avec plus ou moins de sévérité …En principe, il est interdit de manger et de boire, sur les bords des piscines ..mais j’ai vu des familles entrer avec des glacières.

Le prix ne semble pas être un gros handicap …Reconnaissons que 10 dirhams est une somme relativement modique qui permet quand même une relative sélection. La gratuité revendiquée par certains n’est pas de mise dans ce genre de service.

Qu’en est-il de l’ambiance? La foule de jeunes gens et de jeunes filles qui s’ébattent dans les différents bassins donne plaisir à voir, même si la discipline n’est pas toujours respectée…Des plongeons intempestifs par ici, des courses débridées par là…Mais cela reste acceptable et somme toute, très bon enfant!

J’ai apprécié de voir dans l’eau des jeunes filles et des moins jeunes en maillot et d’autres en burkini : chacune prenait son pied comme elle l’entendait et c’était très sympathique.

Certains ont parlé de l’eau de manière très critique ...Les bassins étant alimentés en eau de mer présentent l’avantage de ne pas dégager cette odeur de chlore insistante et persistante qui caractérise les piscines d’eau douce. Pour en avoir le cœur net, je ne suis pas douché en rentrant sans ressentir le moindre désagrément!

Il faudrait cependant – et je pense que les responsables y ont pensé, veiller à un strict contrôle de la qualité de cette eau pour prévenir toute éventualité.

Pourtant quelques critiques s’imposent !

La plus importante à mon sens porte sur le manque de sévérité des maîtres-nageurs : ils devraient être plus fermes envers ceux qui enfreignent les règles de sécurité et peuvent mettre en danger les autres usagers!

Il faudrait veiller à une plus grande propreté des lieux : en effet, malgré le travail très sérieux du service de nettoyage, les fins de journées ne doivent pas très jolies à voir autour des bassins.

Enfin, le service d’entretien aura du pain sur la planche pour maintenir ce site dans un état convenable et pour en assurer la pérennité : l’eau de mer et l’humidité peuvent faire des ravages si les mesures de bonne maintenance des lieux ne sont pas prises à temps.

Mais que voulez-vous, c’est déjà heureux que la capitale dispose d’une piscine municipale! Reste aux citoyens d’en tirer le meilleur usage et de mettre les responsables devant leur fait ! Ils ont fait leur boulot, à nous de faire le notre, en espérant que d’autres quartiers de la ville soient dotés de lieux de détente, peut-être pas aussi grands que la Grande Piscine mais aussi utiles!

P.S. : mon petit-fils et ses cousin/es se sont éclatés comme de petits fous. Ils ont nagé tout leur saoul pendant deux heures, ils ont plongé ou barboté, chacun selon prédispositions. Moi même, j’ai pris un réel plaisir à faire quelques brasses, la plus grannde partie de ma matinée étant réservée à surveiller mes trois diablotins

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05 août 2019

Mes lectures pour cet été 2019 (4/ ) : l’Orient très compliqué

D’emblée, je précise que les trois livres de Gilbert SINOUE dont je vais parler ne sont ni de la haute littérature ni un traité d’histoire moderne!

La trilogie INCH’ALLAH est le récit romancé des événements qui ont secoué le Proche Orient durant le siècle dernier! Ce récit est structuré autour de la vie de quatre familles de la région: une égyptienne, une irakienne, une palestinienne et une israélienne et les observations désabusées d’un diplomate français. Les éditions originales des trois tomes sont parues respectivement en 2010, 2011 et 2016 chez Flamarion, avant d’être publiées dans la collection J’AI LU.

TOME 1 : LE SOUFFLE DU JASMIN – (J’ai lu ).

Pour les personnes de ma génération, le problème de la PALESTINE a été au centre de nos préoccupations dès lors que nous pensions au monde arabe et il a été l’abcès de fixation de notre relation avec le monde occidental.

Dans ce premier tome de la trilogie de Gilbert SINOUE, vont se dérouler sous nous yeux les différentes étapes de cette aberration historique qui a fini par le plus grand hold-up territorial de l’histoire.

L’auteur montre (il ne démontre pas, parce qu’il ne prend pas position, il se contente de relater les faits) comment la création ex-nihilo de l’état d’Israël est le fruit de mensonges, de trahisons, de fausses promesses et de vraies dérobades, et aussi le résultat d’un monde arabe inconsistant, de dirigeants arabes inexistants et d’un peuple arabe abandonné à lui-même, à ses rêves, ses espoirs et ses angoisses!

Tout au long de ce premier tome, le lecteur est donc pratiquement pris par la main et il traverse avec l’auteur toutes les péripéties et les drames qui ont mené à la Naqba puis à la Naqsa : il couvre la période très trouble de 1916 à 1956.

L’auteur en profite pour nous présenter, de-ci de-là, les personnalités qui marqueront la suite de l’histoire de la région!

Nous découvrons Jamal Abdel Nasser encore jeune officier, ambitieux et inquiet pour l’avenir de son pays, qui en prendra les rennes pour le mener au bord de la catastrophe avec la crise de Suez mais qui en sortira non seulement indemne mais grandi aux yeux du peuple arabe crédule et naïf.

Nous y croiserons également Menéhim Begin alors chef d’une organisation terroriste et le roi Fayçal ben Abdelaziz Al Saoud , Winston Churchill avec sa morgue légendaire et le grand mufti de Jérusalem, le premier ministre britannique Anthony Eden et le roi Farouk, le leader nationaliste égyptien Saad Zaghloul et le président américain Roosevelt, le frère musulman Hassan Al Benna et le sioniste Chaïm Weizmann.

Chaque chapitre de ce tome nous apprend ou nous rappelle comment la crise que vit cette partie du monde a été fomentée, entretenue et exacerbée par les puissances occidentales, notamment la Grande-Bretagne, toujours soucieuse en priorité des ses intérêts propres.

En fait, ce premier tome remet de l’ordre dans nos esprits, pour tout ce qui est date, événements, personnalités, et cela est très utile car avec le déferlement des informations beaucoup de confusions et d’amalgames sont nées au fil du temps.

Je retiendrais de ce tome deux phrases.

La première est prémonitoire et elle est prononcée par un jeune diplomate français lors d’une réunion à propos du partage des territoires de l’ex-empire ottoman prévu par l’accord Sykes-Picot (page 22) :

“-Ce plan Sykes-Picot, sauf votre respect…
– Oui?
– Il va nous exploser à la gueule…”

La seconde est tout aussi prémonitoire et tout aussi pessimiste : elle est prononcée par une personnalité égyptienne après le dénouement de la crise de Suez et elle constitue les derniers mots de ce tome 1 !

“Maintenant, mes enfants, je vous cède la place. Tout commence.”

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TOME 2 : LE CRI DES PIERRES – (J’ai lu)-

Le tomme 2 nous raconte la période de 1956 à 2001.

Beau défi pour un romancier doublé d’un historien de relater de manière attractive une période émaillée d’événements plus graves les uns que les autres, peuplée de personnalités politiques plus inattendues et plus dangereuses les unes que les autres, dirigeant des peuples qui transforment une cuisante et humiliante défaite en voctoire et la démission de leur chef en plébiscite, de chefs d’état qui arrivent aux sommets armés de pistolets, s’insultent allègrement, se traitent de fous.

La seule manière – et je crois la meilleure – qu’a choisi Gilbert SINOUE pour nous rappeler ce demi-siècle hors norme est de le faire vivre par les quatre familles que nous avons connues dans le tome premier et par d’autres nouveaux personnages en phase avec l’époque.

En ce qui concerne les événements historiques, nous pouvons les rappeler rapidement, car ils sont encore gravés dans la mémoire de beaucoup d’ente nous :

– naissance du Fath de Yasser Arafat qui aboutira à la reconnaissance de l’OLP comme représentant légitime des palestiniens.

– Formation de R.A.U entre l’Egypte et la Syrie qui finira par un fiasco retentissant.

– Guerre des Six jours qui consacrera la victoire arrogante et définitive d’Israël sur les pays arabes.

– Série d’attentats et de détournements d’avions par les palestiniens aboutissant au “Septembre noir” et à la rupture des palestiniens avec le régime jordanien.

– Guerre entre l’Irak et l’Iran dont les deux pays sortiront exsangues et endettés, sans que rien n’ait changé pour leurs peuples.

– Mort de Nasser.

– Visite de son successeur Anouar SADDAT à Jérusalem ce qui provoquera son assassinat par les extrémistes releigieux.

– Guerre civile au Liban puis invasion par l’armée israélienne et finalement le massacre emblématique es relugiés des camps de Sabra et Chatila.

– Intifada sur les territoires occupés.

– Assassinat du premier ministre israélien Ishak Rabin par un extrémiste de droite pour dynatiter toute velléité d’accord entre les palestiniens et Israël.

Bien sûr d’autres événements, que j’ai oublié dans mon énumération, se sont produits et durant cette période de nouvelles personnalités politiques ont émergé, souvent on ne sait top d’où elles venaient : je pense à Yasser Arafat, le président syrien Hafid ASSAD, le président irakien Saddam HOUSSEIN,

Pour relater tout cela de manière indirecte, Gilbert SINOUE a fait appel aux personnages que nous déjà croisés dans le tome 1 mais aussi à d’autre, notamment une jeune palestinienne qui vivra une histoire d’amour très platonique avec un militaire israélienne, une jeune femme syrienne, indépendante dans l’âme mais aussi sulfureuse que volcanique, qui connaitre une longue liaison avec un haut gradé égyptien, une autre jeune palestinienne devenue experte en détournement d’avions.

La lecture de ce tome est peut-être moins fluide que celle du premier : la densité des événement, leur gravite aussi, la complexité des situations politiques, rend la tâche de Gérard Sinoué plus ardu mais il faut reconnaitre que quand o a commencé la lecture de cette saga il est difficile de s’arrêter.

Deux phrases pourtant demeurent à mon sens la clé de voûte pour comprendre le récit de cet Orient compliqué !

L’union des pays arabes ? Quels pays arabes ? Quelle union ?” : elle résume parfaitement la vanité de la nation arabe!

Contrairement à la foule, le peuple sait ce qu’il veut. Mais il ne sait pas comment y parvenir. C’est pourquoi il a besoin de chefs.” : nous avons là un résumé de la façon dont sont gouvernés les pays arabes !

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TOME 3 : LES CINQ QUARTIERS DE LA LUNE- J’ai lu

Le dernier tome de INCH’ALLAH porte un titre bien mystérieux : la lune aurait-elle donc un cinquième quartier que nous ingorions? Ce tome nous porte à le croire. En effet, dans le Moyen et Proche Orient rien n’est comme la logique et la nature commanderaient que ce soit.

Raconter l’après le “11 septembre” c’est raconter en effet l’irracontable!

Comment raconter la folie des personnes sensées être les plus puissantes du monde?

Comment raconter le menseonge le plus monstrueux de l’époque moderne?

Comment raconter la descrution sytématique d’un pays dont le régime n’est certes pas à citer comme modèle de modération, de démocratie?

Comment raconter l’horreur qui en a suivi ?

Gilbert Sinoué évoque la période qui va donc de l’après 11 septembre jusqu’au début de ce qu’on appela dans l’enthousiasme des journaliste occidentaux le “printemps arabe”.

Pour éviter de prendre parti, l’auteur nous fait vivre les événements de l’époque à travers le quotidien d’un certain nombre de personnages.

L’histoire devient roman ou le roman vit grâce à l’histoire : en tous cas, des familles juives, chrétiennes, musulmanes sunnites et chiites. et autres – car dans cet orient compliqué la question religieuse en conre plus compliqué que tout ce qu’ l’on peut imaginer – vivent sous nos yeux des heures terribles, des drames sans raison et sans fin, des blessures indélébiles, des deuils, des moments d’amour, des mariages, des morts par explosion, des enlèvements, des exils, des retrouvailles.

Roman ou histoire avec un grand H, peu importe! Gilbert Sinoué nous oblige à réfléchir sur des événements que les télévisions, dans le déluge d’images et d’informations les plus souvent servis par des journalistes “embebded” sinon simplement achetés, ont galvaudés au point de les rendre normaux.

Donc en deux moots : A LIRE ! Vous devons tous lire cette trilogie, que l’on soit muslman, chrétien, sunnite, juif, chiite, athée,arabe ou occidental. Je vous garantis que l’o verra un tout petit peu plus clair dans l’inextricable imbroglio que sévit sur cette région du monde, sur cet Orient si compliqué!

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28 juillet 2019

CETTE HISTOIRE D’ENSEIGNEMENT DES MATIÈRES SCIENTIFIQUES

LA loi cadre N° 51.17 relative au système de l’éducation, de formation et de recherche scientifique est un texte qui comporte SOIXANTE ARTICLES.

Et nous faisons tous un caca nerveux sur DEUX ARTICLES de ce texte qui se veut fondateur !

Qui d’entre nous a lu dans son intégralité ce texte? Qui peut en faire une analyse globale et sérieuse? Nous sommes ou pour l’enseignement des matières en français ou contre …Point barre, c’est là que commence et que finit ce texte …

Pour ce point précis, nous avons tous oublié que la solution existait mais que les enseignants l’ont refusée ou sabotée! Des cours de traduction étaient prévus dans le deuxième cycle des lycées! Ces cours devaient permettre aux apprenants d’aborder les matières scientifiques avec un bagage suffisant pour passer de l’arabe au français .

Cela aurait pu fonctionner si ces ciours avaient été dispensés par les règles de l’art et avec la conscience professionnelle nécessaire !

Or ni les régles n’étaient établies ni la volonté des enseignants n’était présente : je défie n’importe quel enseignant chargé des cours de traduction de prouver quil a assure UNE HEURE DE COURS DE TRADUCTION dans des conditions acceptables.

Cex cours pouvaient être comparer aux cours de langues que les étudiants étrangers en arrivant en Ukraine, en Chine, en Turquie avant de pouvoir accéder à l’université dans ces pays!

Ils peuvent être assimilés à la Sélectivad espagnole, au ZDF allemand et autres diplômes européens(DELF et autres pour le France et TOFFEL pour l’Angleterre) exigés à tout demandeur d’insciption dans une université du vieux continent!.

Donc on se retrouve au point de départ, avec plusieurs tours, je veux dire plusieurs années, de retard, car une question simple se pose : QUI VA ENSEIGNER LES MATIÈRES SCIENTIFIQUES EN FRANÇAIS? Des universitaires ayant eu toutes les peines du monde à décrocher un diplôme en math, physique, chimie ou autres mais dont le niveau de langue française est dramatiquement faible! Nous le savons tous malheureusement!

En attendant ce texte laisse entrevoir la possibilité de voir la gratuité de l’enseignement publique disparaitre et cela ne fait pas débat !

Il doit y avoir bien d’autres dispositions douloureuses ; nous les découvrirons surement dans les années à venir!

Pour ceux que cela intéresse, voilà le texte de cette loi-cadre tel qu’il a été déposé au parlement!

http://www.chambredesrepresentants.ma/sites/default/files/loi/rapp_com_lec_1_51.17_1.pdf

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25 juillet 2019

Mes lectures pour cet été 2019 (3/ )

Décidément, je suis plutôt mal inspiré dans le choix de mes lectures ces derniers temps.

J’ai choisi le roman de Philippe BESSON paru au début de l’année 2019chez JULLIARD sous un titre assez neutre “UN CERTAIN PAUL DARRIGRAND” essentiellement pour sa couverture : la photographie qui l’illustre est plutôt bien réussie. Je reconais qu’il y a des critères plus fins pour décider d’une lecture, mais je suis comme cela …

Mal m’en a pris!

En fait, je n’aime pas le voyeurisme, les trous de serrure, pas plus que les portes qui ne sont ni franchement ouvertes ni définitivement fermées.

J’aime encore moins l’étalage sur la place publique de soi, de son intimité, de ses secrets, de ses difficultés et ses angoisses personnelles.

Je n’ai pas aimé pas la télé-réalité comme je ne n’aimais pas les émissions de déballage intime de Jean-Luc Delarue.

Je n’ai pas aimé les “Confessions” de Jean-Jacques Rousseau.

Il n’est pas donc étrange que j’ai pas du tout aimé “Un certain Paul Darrigrand”. L’auteur s’y raconte avec talent, je le reconnais. Certains passages sont bouleversants, notamment ceux où il évoque les prémisses de sa maladie.

Mais franchement, les détails de sa relation intime avec un garçon ne méritait pas qu’on usât d’autant de papier de d’encre. Je ne le condamne pas, cela ne me regarde pas, mais cela ne m’apporte rien en tant que lecteur, sinon de partager une intimité qui ne m’intéresse pas.

Mais Philippe BESSON semble être en odeur de sainteté auprès chez les critiques parisiens, en mal je suppose de sensationnalisme et de détails croustillants.

“REMARQUABLE” estime François Busnel dans L’EXPRESS.

Le qualificatif de “durassien” revient souvent à propos du style de Besson comme chez ClairE Chazal dans VERSION FEMINA ou Jean-Claude Perrier de LIVRE HEBDO.

Même Jacques Franck dans LA LIBRE BELGIQUE y va de son tombereau de louanges : “une plume à fois scalpel et archet”.

Marie Rogatien du FIGARO MAGAZINE utilise les mots de “justesse”, “tendresse”, “rudesse” pour parler de Philippe Besson : ces mots riment mais expriment-ils la vérité?

Peut-^^etre, car Philippe BESSON écrit fort bien (c’est la moindre politesse d’un auteur envers ses lecteurs que beaucoup n’ont pas en effet) mais il manque terriblement d’imagination.

Parler de soi, même en changeant de technique, évoquer ses préférences sexuelles, surtout quand c’est dans l’air du temps, ne fait pas forcément un grand écrivain : le lecteur se lasse vite! Pas plus d’ailleurs que de publier des ouvrages de circonstance ou de commande, sinon de complaisance : je pense à “Vivre vite”, consacré à James Dean, paru l’année du 50ème anniversaire de la mort de l’acteur, je pense aussi à “Un personnage de roman” consacré à la campagne présidentielle de Emmanuel Macron) . Mais en ces temps de disette littéraire, on consomme ce que l’on trouve sur les rayons des libraires!

Pour moi, roman à éviter donc, ne présentant aucun intérêt particulier !

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22 juillet 2019

Mes lectures pour cet été 2019 (2/ )

Comme promis, je continue à vous parler de mes lectures estivales .

Un roman intitulé “LA BIBLIOTHÈQUE ENCHANTÉE” écrit par un égyptien Mohammed RABIE, ingénieur passé à la littérature, publié en arabe en 2010 et paru dans la version française chez Sindbad- ACTES SUD en 2019, ne pouvait trouver, dans le passionné de livres que je suis, qu’un lecteur attentif et bienveillant.

Ce roman est assez déroutant pour quelqu’un qui ne connait pas l’Egypte, la difficulté de vivre des cairotes, l’inertie légendaire de leur administration, leur sens inné des magouilles et aussi leur amour des livres et la littérature, leur huour, la truculence de leur verbe!

Tout cela est réuni dans ce récit à double voie, celle d’un jeune fonctionnaire désabusé et celle d’un cynique viel érudit!

Roman difficile à lire donc, et qui gagnerait surement à être baordé dans la langue arabe, peut–être très marquée par les apports égyptiens.

Bien sûr n’est pas Nagib Mahfoud qui veut mais il faut reconnaitre que Mohammed RABIE arrive à nous emmener avec lui dans les dédales d’une histoire assez rocambolesque où le lecteur croisera des personnages typiques et assez inattendus dans un endroit qui tient d’un lieu fanstasmagorique que d’une bibliothèque.

A lire donc par curiosité!

J’ai continué mes lectures estivales, teintées de facilité et de légèreté, par un ouvrage assez ancien paru chez AFRIQUE ORIENT en 2010.

J’ai ouvert ce livre avec une certaine appréhension. Son titre ne m’a pas du tout interpellé, parce que trop compliqué et trop chargé : “LA RENAICENDRE – Mémoires d’une marocaine juive et patriote“, l’auteure Nicole EL GRISSY BANON m’en était totalement inconnue, sinon par les commentaires que j’ai lu sur les réseaux sociaux à propos de son supposée aversion pour les fassis en général et les Begelloun en particulier – débat qui ne m’a du tout pas intéressé. La quatrième de couverture trop fournie oublie de nous présenter L’auteure. Autant de raisons donc de me lancer dans cette lecture dont j’étais sûr que je finirais pas.

Dès es premières pages, on comprend que Madame Nicole El Grissy Banon n’a pas de prétention littéraire et elle l’affirme haut et fort en écrivant qu’elle a fait ses armes humoristiques avec son fils.

Mais le contenu de son livre n’est pas sans intérêt, même si beaucoup y verront un coté une oeuvre de commande,destinée à on ne sait trop quelle propagande du régime marocain, de son roi et de sa poltique.

Je ne crois que Madame Al Grissy Banon ait besoin de cela pour vivre et surtout pour bien vivre! Elle s’est donc contentée de nous raconter de ses coreligionnaires et compatriotes juifs marocains, en insistant parfois trop lourdement sur leurs petites habitudes et sur leurs petits problèmes.

Elle a aussi esquissé un début d’analyse pour expliquer le départ des juifs marocains vers Israel ou simplement vers d’autres horizons après 1948 et après les différentes dates qui ont marqué le conflit israélo-palestinen.

Le livre se lit facilement, trop facilement, n’oublions pas que l’auteure est une “fille de la pub” habituée aux slogans publicitaires qui fusent et qui marquent les esprits.

Son livre marquera-t-ils les esprits? J’en doute mais il mérite d’être feuilleté et même parfois d’être lu avec une certaine attention. Une dose d’autodérision, un pincée d’humour même si cet humour est facile, une poignée de renseignements sur la société juive marocaine, quelques cuillerées de critiques adressées aux juifs marocains qui ont préféré quitté le pays, quelques références historiques enrobées dans des louanges, font du livre de Nicole EL Grissy Banon un document relativement utile si l’on arrive à le débarrasser de son coté frivole.

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18 juillet 2019

Mes lectures pour cet été 2019 (1/ )

Pour meubler les journées de bronzage sur les plages ou au bord de la piscine de mon club, j’ai choisi cet été la facilité…Des romans qui se lisent facilement, un peu trop même mais finalement, mes premières lectures si elles ne m’ont pas apporté une grande satisfaction littéraire m’ont permis de voyager dans le temps et dans l’espace!

Au départ, j’avais opté pour la découverte de Elif SHAFAK, la romancière turque à la mode, mais j’ai été déçu et j”en fais état de ma déception dans un de mes récents billets.

J’ai donc choisi des romans qui me semblaient mieux convenir à cette période estivale.

D’abord un roman historique, plutôt un roman policier se déroulant dans une période de l’histoire de la France, que je connais assez bien et qui m’avait fasciné dans ma jeunesse : l’Empire, avec Napoléon Bonaparte, ce jeune officier corse, venu de nulle et devenu en quelques années l’un des chefs d’état les plus puissants de son temps!

L’ESPION D’AUSTERLITZ” publié par le journaliste Laurent JOFFRIN en 2014 chez les éditions STOCK s’inscrit dans la série d’aventures du policier Donatien Lachance qui travaillait sous les ordres de Fouché, le célèbre ministre de la police qui a traversé les années depuis l’Ancien Régime jusqu’à la Restaration.

Dans ce roman, nous pénétrons dans les arcanes du pouvoir de l’empereur Napoléon, alors au sommet de sa gloire militaire et le meurtre commis au sein de son état-major nous permet de suivre l’empereur et son entourage dans la longue et complexe préparation de l’historique bataille d’Austerlitz qui restera dans les annales de l’art de la guerre.

Intrigues, complots, espionnage, intoxication, pièges et ruses, tout est permis pour mener les troupes de Napoléon de Boulogne, d’où elles étaient cencées tenter la traversée de la Manche et envahir l’Angleterre jusqu’à Auzterlitz en Autiche.

L’intérêt du roman n’est pas tant dans l’enquête polcière menée par le commissaire Lachance que par le rcit de tout ce qui entoure cette bataille.

Le livre se lit facilement et si on se laisse aller, on peut même visualiser les scènes décrites par Laurent Jauffrin, notamment celle où Napoléon dirige son état-major, donnant u ordre par ici, dictant une dépêche par là, plaisantant avec celui-ci, s’entretenant en privé avec celui-là, recevant ses invités sous son bivouac, retrouvant son bureau et ses meubles d’une étape à l’autre.

Bonne lecture pour les vacances donc!

Maintenant, je vous propose un tout autre genre de lecture: “LA SIRÈNE DU PACIFIQUE‘ de Jacqueline MONSIGNY paru en 2012 aux éditions L’ARCHIPEL.

Le titre est gneu-gneu n’en conviens ...L’auteure, ancienne actrice, n’est pas un écrivain qui marquera la littérature française, malgré une production prolifique, destinée en majeure partie à la jeunesse, et traduite dans de ombreuses langues.Le roman est pourtant agréable à lire et même parfois instructif!

L’héroïne va vivre dès sa naissance des événements de plus en plus dramatiques alots que tout le destinée à une vie paradisiaque dans une île de la Nouvelle Calédonie, loin des problèmes que connaissait la métropole et l’Europe à la veille de la deuxième guerre mondiale.

Un peu comme un Forrest Gump féminin, avec la même ingénuité mais plus de charme et même de sensualité, Océane se trouver au centre d’événements très importants auxquels rien ne la préparait : elle va apprendre la déroute de la France lors de la dr^le de guerre, elle assistera à l’attaque de Pearl Harbor par les avions japonnais, elle participera au raid vengeur des aviateurs américains, elle connaitre l’enfer des batailles de la guerre du Pacifique, elle jouera un rôle très important dans l’opération “des bonds pour gagner la guerre” qui a permis la collecte de millions de dollars destiné à financer kl’effort de guerre américain, elle rencontrera le président américain Roosevelt, les grands chefs militaires comme les généraux Douglas Mac Arthur et Georges Marshall, et au passage le pilote qui a largué la bombe US atomique.

Trop d’événements rendent l’histoire d’Océane assez invraisemblable, mais certains faits historiques ramènent le lecteur à la réalité de l’époque.

Ce livre n’a pas d’autre ambition que de divertir et il le réussit assez bien ! Que demander de plus pour une lecture de vacances

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17 juillet 2019

Nous sommes des”BIDONVILLAGEOIS” au fond de nous-mêmes!

L’humoriste BZIZ disait dans les alnnées 70 que nous les marocains, nous avions tous un agent des Forces Auxiliaires dans la tête avec sa matraque, pour nous mettre ou remettre dans le droit chemin!

Aujourd’hui, ce n’et plus le cas heureusement …Le mokhazni a été remplacé par autre chose, entre autres les fameux réseaux sociaux et la presse de caniveau ..

Mais tout au fond de notre esprit, nous restons “bidonvllageaois”, des plus humbles aux plus nantis d’antre nous…Tous, nous avons dans la tête ce reste de je ne sais quoi qui fait que nous nous sentons obligés de nous comporter en “bidonvillageois”!

Je ne mets aucune connotation péjorative dans ce terme, juste une connotation objective : un véritable bidonvillageois bricole sa baraque par nécessité, les autres marocains bricolent leur maison, leur appartement, leur villa, par habitude.

Et je l’ai encore constaté ces derniers temps pendant mes vacances dans le Nord.

Des résidences les plus huppées où l’appartement coûte les yeux de la tête au parasol planté sur le sable des plages, l’esprit “bidonvillageois” regne en maître!

J’ai vu les propriétaires d’un très bel appartement, au rez-de-chaussée, avec jardin et vue sur mer, installer UNE ECHELLE, oui je dis bien une simple échelle, contre le mur de leur jardin pour pouvoir accéder aux deux 4X4 – des vraies, pas de simples Duster – dans faire la portée d’entrée.

J’ai vu aussi des parasols plantés dans le sable des plages mais immédiatement ceints de draps, parfois de couvertures,, cachant la vue aux estivants qui ont la mauvaise idée de s’installer légèrement en retrait du front de mer mais cachant aussi marmites, fourneaux à gaz et autres pastèques qui laisseront autant de saletés à la fin de la journée!

Entre ces deux extrêmes, j’ai eu l’occasion de voir cent et une autres expressions de ,”bidonvillagisme” naturel : balcons condamnés pour gagner une pièce et perdre une belle vue sur la mer, de la lessive entendue aux fenêtres d’appartements de luxe rappelant les rues de Naples, des appartements prévus pour une petite famille – couple et leur enfants – accueillir une douzaine de personnes, dont forcément une bonne ,qu’on fera dormir n’importe où…

Mais bon, on est ce qu’on est …

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26 juin 2019

Même les écrivains turcs nous envahissent …

La Turquie? Que puis-je en dire?

J’ai adoré ISTANBUL mais je n’ai pas aimé les turcs.

J’ai adoré leurs patiseries et j’ai moyennement apprécié leur cuisine!

je n’aime pas les feuilletons et les séries télévisuelles turcs, mais en tout état de cause, je ne suis pas très télé.

Je ne supporte pas l’invasion de nos marchés par les produits turcs, du textile aux biscuits, mais je la comprends puisque nos entrepreneurs leur laissent la voie libre.

Tout cela en arriver aux écrivains turcs actuels et notamment Elif SHAFAK dont les romans occupent des rayons entiers chez nos libraires.

Personnellement, j’en été resté à Nazim HIKMET, grand poète et vrai militant. OUi, c’était un poète, un grand poète pas un marchand de papier plus intéressé par le nombre d’exemplaires vendus que par le nombre de ses véritables lecteurs!

J’en été resté aussi à Hassan Ali TOPSAS et “LES OMBRES DISPARUES” que j’avais lues d’une traite tellement ce roman m’avait interpellé!

Or, il se trouve qu’en ce début du XXIème siècle, on nous présente Eluf SHAFAQ comme la plus grande romancière turque de ces dernières années!

Si on s’en tient à sa bibliographie, il faut reconnaître qu’elle est prolifique ! Une douzaine de titre en turc, une demi-douzaine en français, autant en anglais, et même des publications en allemand! Pour une dame quinquagénaire qui a commencé à écrire relativement tard, cela est assez remarquable !

Mais …mais …car il y a un mais ..

Que valent les romans de Elif SHAKAF .Méritent-ils l’intérêt qu’ils suscitent ?

J’ai lu ARCHITECTE DU SULTAN, paru chez Flammarion en 2015, LA BÂTARDE D’ISTANBUL et CRIME D’HONNEUR parus chez les Éditions Phébus respectivement en 2007 et 2013.

  .

Je n’ai plus eu envie de continuer à ingurgiter du Elif SHAFAQ ; après quelques pages de SOUFI MON AMOUR publié aussi par les éditions Phoebus en 2010 m’en ont dissuadé.

En effet, j’étais repu de cuisine turque, de poncifs sur les machos turcs, de clichés sur la femme kurde, de répétitions sur les tantes arméniennes envahissantes et curieuses, sur les pères et les garçons turcs patriarcaux jusqu’à la caricature.

Elif CHAFAK écrit comme elle parle et elle parle beaucoup : CRIME D’HONNEUR aurait fait une excellente nouvelle au lieu de ce fatras d’aventures, de personnages et de situations qui encombrent les 400 pages du roman.LA BATARDE D’ISTAMBUL ferait éventuellement un bon feuilleton turc mais comme roman, je l’ai trouvé plutôt indigeste. Quant à L’ARCHITECTE DU SULTAN, il démontre que on ne peut avoir le même talent que Amine MAALOUF même si on essaie de triater des sujets qu’il a abordés.

Suis-je sévère envers Elif SHAFAK? Me traiteriez vous de mysogine parce que je lui préfère deux écrivains hommes : un poète turc et un romancier turc. Je n’y peux rien : ils ont un talent que je ne lui trouve pas!

Cependant, ses romans peuvent très bien servir de lectures de vacances, comme le sont ceux de Marc LEVY ou de Guillaume MUSSO, encore deux hommes, mais il existe bien sûr beaucoup de femmes qui écrivent des romans à succès!

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14 juin 2019

J'ai relu TARTUFFE en pensant à WALLY ALLAH !

J’ai relu “TARTUFFE” de Molière et bien sûr j’ai pensé à “Wally Allah” de Ahmed Tayeb Laalej!

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J’ai relu “TARTUFFE” de Molière, dans une édition BORDAS qui remonte à 1963, ingurgitant, comme au temps du lycée, toutes les notes, les explications, les préfaces, les placets et autres explications qui accompagnent toutes les pièces classiques et j’ai pensé encore plus fort à “Wally Allah” de feu Ahmed Tayeb Laalej dont je n’ai que de vagues souvenirs, réminiscence d’une retransmission télé en noir et blanc de l’antique RTM.

J’ai relu “TARTUFFE” de Molière qui date de 1669 – dans sa dernière version – et j’ai pensé amèrement à “Walli Allah” de Ahmed Tayeb Laalej, qui doit dater de moins des années 60 et que je n’ai pu retrouver pas sur un support écrit ni sur internet.

J’ai relu donc “TARTUFFE” et j’en ai apprécié toute l’actualité déroutante, pas celle de la France, mais notre actualité sociale marocaine de ces dernières années et c’est pour cette raison que je suis profondément attristé e ne pas avoir à partager avec vous “Walli Alklah” de Ahmed Tayeb Laalej qui est l’adaptation de la comédie de Molière par le grand dramaturge marocain.

J’ai relu “TARTUFFE” en revoyant des scènes de notre vie quotidienne actuelle, dans notre Maroc du XXIème siècle, avec son lot de faux dévots et de vraies bigotes, de défenseurs de la morale eux-mêmes premiers violeurs de cette morale, d’imposteurs se cachant derrière des faux-semblants mystiques pour parvenir aux jouissances terrestres bassement matérielles!

Quand je lis ces mots à propos de Tartufe, dans la bouche de Mme Pernelle, je pense à toutes ces “Madame TAAZI” (formules que j’emprute à Gad El Maleh et quine vise aucune personne nommément désignée, que cela soit clair) s’extasiant devant un conférencier du genre Amr Lhalid, Tarik Ramadan ou plus près de nous d’un prétendu docteur Faid.

“C’est un homme de bien, qu’il faut que l’on écoute”.

Ou encore :

“…..Il en irait bien mieux
Si tout se gouvernait par ses ordres pieux;”

Un peu plus loin, nous trouvons heureusement des répliques qui nous rappellent les réflexions de certains de ceux que l’on appellent de nos jours les “modernistes” :

“Il est de faux dévots comme de faux braves!
les bons et vrais dévots….
ne sont pas ceux aussi qui font font tant de grimace”
 (feinte, hypocrisie)

Et revenant aux faux dévots, nous pouvons encore lire des vers qui nous ramènent à ce que nous vivons actuellement :

“Ces gens qui, par une âme à l’intérêt soumise,
Font de dévotion métier et marchandise”

Et bien sûr, on ne peut pas ne pas s’arrêter sur ce sommet de l’hypocrisie moralisatrice, enrobée de religiosité de mauvais aloi, prononcé par Tartuffe dès son apparition devant le public à la scène 2 de l’acte III :

“….Couvrez ce sein que je saurais voir.
Par de pareils objets les âmes sont blessées,
Et cela fait venir de vilaines pensées

Ce qui provoque cette cinglante réponse de Dorine, la soubrette exprimant la vox populi encore vivace de nos jours :

Vous êtes donc bien tendre à la tentation,
Et la chair sur vous fait grande impression

Cela nous rappelle qu’encore aujourd’hui, nos grands “savants” sont encore particulièrement sensibles aux charmes apparents des femmes et font tout pour les cacher à leurs regards concupiscents!

Je vous fais grâce des moments où Tartuffe essaie de séduire la maîtresse de maison, l’épouse de celui qui l’a recueilli, logé, nourri, désigné comme éventuel gendre et même désigné comme unique héritier de ses biens …A vous de juger et de comparer avec des situations que certaines famille ont connues ou connaissent encore aujourd’hui dans notre société!

La lecture de “Tartuffe” ne peut être totalement profitable et instructive si nous ne nous donnons pas la peine de consulter tous les annexes et toutes les notes qui accompagnent le texte de la pièce!

Nous y apprendrons que la comédie telle que nous la connaissons est le fruit d’un long processus de composition et d’écriture destiné à éviter la censure qui faisait rage à l’époque du fit de la cabale menée par une confrérie religieuse – les Confrères du Saint-Sacrement – qui n’est pas sans nous rappeler certaines associations qui sévissent actuellement dans notre pays au nom du respect de la morale et de la religion.

Alors permettez-moi de vous conseiller de fouiller dans vos archives de retrouver le TARTUFFE qui doit traîner quelque part, oublié dans un tiroir, de le lire et surtout de le faire lire.

Et si vous trouver une version écrire, radiophonique ou télévisuelle de WALLI ALLAH , l’adaptation en arabe qu’a fait feu Ahmed Tayeb Laalej, n’hasitez pas à la partager avec nous!

Posté par citoyenhmida à 16:28 - Commentaires [0] - Permalien [#]