CITOYEN HMIDA

18 mars 2019

PARLER DE POLITIQUE INTÉRIEURE, A QUOI BON ?

Il a bien longtemps que je n’ai mis en ligne un billet évoquant la politique intérieur au Maroc ?

Peut-être parce que mon attention se focalisait sur ce qui ce passait ailleurs, en France avec les Gilets Jaunes et ces dernières semaines en Algérie, ou que simplement la vie politique chez nous a atteint un niveau tel qu’elle ne mérite pas que l’on s’y arrête!

Ni pour la critiquer ni pour la stigmatiser!

TOUS les acteurs politiques ont contribué à ce désamour!

A commencer par les partis politiques dont le rôle est poyurtant clairment défini dans l’article 7 de la Constitution vivent dans une léthargie intérieure inqualifiable qui n’est secouée que par quelques soubresauts dus à des crise d’égo de tellz ou telle personnalité en mal de reconnaissance ou pire en crise de mégalomanie.

Le gouvernement n’est pas en reste dans cette apathie qui touche la politique u pays ! Autour d’un chef de gouvernement introverti et timoré, mal dans sa peau et presque regrettant d’occuper ce poste, gravitent dans le désordre le plus total des ministres dont aucun n’a de légitimité particulière pour occuper le poste qu’il occupe et qui pour la plupart sont totalement inconnus de nos concitoyen/nes! Qui peut nous citer de mémoire le nom du ministre de la Jeunesse et des Sports par exemple…Pourtant nous sommes tous un peu sportifs..Ou celui de la Culture? Qui est chragé de l’Environnement dans ce gouvernement?

Les parlementaires continuent à faire ce qu’ils toujours fait depuis que le parlement existe : essayer d’être présents les jours des questions orales car la télévision est présente! Ce sera donc le jour des règlements de compte, le jour où il leur faut se rappeler à la mémoire de ceux qui ont voté pour eux, le jour où ils peuvent avoir un moment éphémère de gloire. Mais avec la prolifération des réseaux sociaux, ils ne sont plus aussi à l’aise car le moindre dérapage peut leur coûter la risée de tout un peuple, pas celui qui regarde la télévision nationale !

L’opposition existe-elle ? Je me rappelle que l’article 18 de la Constitution de 2011 confère justement à l’opposition un statut lui permettant de jouer pleinement son rôle mais nous entendons très peu cette opposition et souvent dans un cacophine absolue.

N’oublions pas la léthargie de la société civile qui semble s’être repliée sur les acquis qu’elle a pu obtenir ces dernières années ou pire s’être satisfaite des postes plus ou moins importants que ses dirigeants ont obtenus.

Parlons des débats que l’on a tenté de nous lancer en pâture ces derniers mois pour occuper plus que pour construire quelque chose de positif pour le pays!

L’enseignement des langues étrangères mérite-t-il que l’on en débatte tellement l’exigence du multilinguisme est une évidence aveuglante? Pourtant, certains partis ont tenté de nous d’attirer l’attention du peuple avec cet épouvantail.

D’autres ont tenté d’occuper nos esprits avec les tribulations sans aucun intérêt d’aucune sorte d’une parlementaire islamiste en goguette à Paris. Voilà à quoi en est réduite la vie politique dans ce pays!

Cela ne donne vraiment pas envie de s’y intéresser…

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17 mars 2019

Un livre qui vous apaise …

Un chinois, né dans une famille d’intellectuels, qui décide de s’installer en France par amour de la culture française, reste chinois même s’il est imprégné de civilisation et de langue françaises au point d’avoir été admis à l’Académie française.

Ainsi en est-il de François CHENG dont je viens de lire un de ses romans intitulé L’ÉTERNITÉ N’EST PAS DE TROP paru en 2002 chez les éditions Albin MICHEL.


Ma fille aînée qui m’a fait découvrir ce livre m’avait prévenu : “ce roman te plaira, il y a du Jean d’Ormesson chez cet auteur”. Elle ne pouvait mieux dire : ce roman est apaisant.

Roman d’amour? Bien sûr …Histoire d’un amour impossible? Bien sûr! Cela peut sembler banal sauf que cet ouvrage est une merveille de style, de délicatesse, d’art narratif, de psychologie et même d’histoire et de spiritualité.

François CHENG a su avec un art consommé de romancier rompu aux techniques de l’écriture nous entraîner dans les montagnes de la Chine du XVIIème, à la fin de la période Ming, de monastère bouddhiste en palais, de demeures cossues de riches seigneurs en cellule monacale, d’une rencontre entre un missionnaire jésuite et un ancien bagnard initié au taoïsme, et bien sûr d’un amour impossible à une déchirure, de retrouvailles miraculeuses en nouvelles séparation, jusqu’à la rencontre finale!

Impossible et surtout ridicule de tenter de résumer ce roman! Il faut le lire, en savourer chaque page, s’arrêter avec chaque personnage, savourer chaque moment, respirer et écouter avec les protagonistes, souffrir avec eux, mais jouir de chaque moment de douceur, de tendresse, d’amour.

Le lecteur ne sort pas indemne de certaines lectures! Mais à la fin de ce roman, le lecteur éprouve une sorte d’apaisement, de sérénité, que seule l’éternité peut lui procurer!

A lire absolument !

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08 mars 2019

Journée bla bla bla de la femme bla bla bla…..

Il y a un an j’écrivais sur ce même blog que “Pour moi, c’est tous les jours le 8 mars“.

Le 8 mars 2017, j’avais publié sous le titre ““CHAQUE JOUR DOIT ETRE UN 8 MAR” tous les billets postés sur cet espace à l’occasion de cette journée que beaucoup voudrait spéciale mais qui devrait être la norme .

Mesdames, je vous respecte, je vous honore et je vous aime!

Au nom de ma mère, de ma sœur, de mon épouse, de mes filles, de mes belles-soeurs qui m’ont adopté comme frère aîné, je vous salue bien bas encore une fois ….

Et je vous assure que pour moi, ce 8 mars n’est pas une journée bla bla bla, j’essaie de concrétiser chaque jour les idéaux de cette journée dans ma vie quotidienne….Je laisse ce genre d’opportunisme à d’autres, même aux puissants qui parfois se ridiculisent à faire un usage immodéré au respect que l’o doit aux femmes. Pensons par exemple à la prétendue lettre qu’aurait adressée le fantomatique président algérien à ses concitoyennes algériennes, du fond de son lit d’hôpital genevois!

Non mesdames, vousd avez droit, que dis-je vous méritez, vous méritez respect et admiration, par delà tout ce que certains voudraient faire pour l’empêcher!

Et pour finir ce billet dans la joie, chantons ensemble, même si la chanson porte une certaine dose de gentille dérision, cette vieille chanson que mes filles ont entendu des centaines de fois et nous chantions en chœur, quand nous faisions des centaines de kilomètres ensemble en voiture “LA FEMME LIBÉRÉE” de Cookie DINGLER.

 

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26 février 2019

UN DIRECTEUR D’AGENCE BANCAIRE INCOMPÉTENT , ZELE OU MALINTENTIONNÉ ?

Ces derniers mois, j’ai été le témoin involontaire, mais tellement scandalisé et totalement impuissant, du comportement du responsable d’une agence bancaire de la place avec les membres d’une famille endeuillée par la disparition de leur père.

Ce texte n’est pas une dénonciation, mais un témoignage que je veux garder dans les archives personelles et que je veux également partager avec les communautés du net auxquelles j’appartiens!

La banque, pour ne pas la nommer, est l’une des plus anciennes du pays et elle fait partie d’un grand groupe français bien implanté au Maroc, l’agence, pour ne pas la citer est située en plein centre-ville de la capitale entre la gare et le parlement, et le directeur, pour ne pas le désigner nommément, se reconnaîtra, j’en suis convaincu.

Parmi les différentes façons de relater cette triste affaire, j’ai choisi la plus détaillée pour que les choses soient claires et sans équivoque :

A/ Cadre : il s’agit de la liquidation d’une succession, très simple et ne posant aucun problème, le défunt, très ancien client de cet établissement ayant laissé un compte chèque et un compte sur carnet.

B/ Déroulement des événements : dès le premier contact, le responsable de l’agence s’est montré d’un manque de courtoisie assez rare dans la profession bancaire et par la suite il a fait montre d’une incompétence encore plus étonnante pour un chef d’agence.

Je vous laisse juge :

1) Le jour du dépôt du dossier de succession, le comportement de cet individu a été tout à fait discourtois : il n’a même pas invité les personnes qui se sont présentées à son bureau à s’asseoir.

2) Il a pris possession des documents présentés (acte de décès, dévolution successorale, quitus fiscal), sans vérifier l’identité de la personne qui les lui a présentés et sans lui remettre un accusé de réception, se contentant – après insistance de la concernée – d’apposer un visa et un cachet sur la photocopie d’un des documents.

3) Interrogé sur les modalités de règlement de la succession, le chef d’agence a évoqué la nécessité absolue pour TOUTES les héritières et TOUS les héritiers d’ouvrir un compte sur les livres de son agence de Rabat-Ville malgré le fait que les intéressé(e)s soient domicilié(e)s dans diverses villes du Maroc et que tou/tes disposent depuis de longues années de comptes bancaires chez différents établissements.

4/ A la question de savoir quel sera le sort réservé aux éventuels virements ordonnés par la CNOPS en remboursement des frais d’hospitalisation du défunt et que la banque recevra dans les semaines à venir, le chef d’agence en question a prétendu que le compte normal du défunt continuerait à fonctionner et à recevoir les remboursements. Le partage serait, d’après lui, effectué une fois tous les dossiers CNOPS liquidés.

5/ Après la réponse rapide des services juridiques en donnant le détail des parts revenant à chaque héritière et héritier, et après avoir validé les procurations émises par quelques héritiers en faveur d’une de leur sœur, s’est posé le problème du règlement effectif de la succession. Devant le refus des intéressés représentés par l’une d’entre eux d’ouvrir un compte dans cette agence, le « chef d’agence » a fini par comprendre que son exigence n’était pas acceptable et que chaque héritière ou héritier était libre de retirer les fonds qui lui revenaient soit personnellement en espèces soit par l’entremise d’une procuration dûment établie.

6/ Autre nouvelle surprise : ce directeur d’agence semble ignorer totalement que le Maroc a cessé d’éditer les timbres fiscaux depuis le mois de février 2018 et que le règlement des droits de timbre a été remplacé par d’autres procédures dématérialisées. Ainsi a-t-il obligé les héritières et héritiers désirant retirer leur part en numéraire de partir à la vaine recherche (le mot chasse conviendrait mieux) de « timbres fiscaux », soit ici à Rabat soit dans d’autres villes. Cette situation ubuesque a donné lieu à des scènes frisant l’incident entre ce responsable et certains héritiers, n’eût été le calme et la retenue dont ceux-ci ont fait preuve.

Le comble dans cette affaire de timbres est que pour l’une des héritières, qui s’est présentée accompagnée d’un parent qui travaille dans un autre établissement bancaire et qui bien sûr s’est étonné de l’exigence de présenter des timbres fiscaux, le responsable de l’agence lui a indiqué l’adresse d’un revendeur disposant d’un ancien stock de timbres ! Pourquoi ne pas avoir renseigné et traité tous les héritiers de la même façon : seul l’intéressé pourra répondre !

7/ Il convient par ailleurs de signaler que l’un des collaborateurs relevant semble-t-il de la Direction Régionale de Rabat de la banque avait proposé une solution qui a réuni l’approbation des intéressés : le règlement se ferait par virement au compte personnel de chaque héritier sur présentation de sa C.I.N.E. et d’une attestation de R.I.B. dûment signée. Cette suggestion a été rejetée par le « chef d’agence » dès son retour le lendemain, provoquant ainsi l’incompréhension et la colère des héritiers qui entre-temps avaient obtenu le document bancaire exigé.

8/ Dernier incident à signaler dans cette affaire pourtant d’une simplicité élémentaire mais que cet « agent » a failli transformer en « véritable affaire » : le « chef d’agence » s’est opposé au règlement des derniers dossiers objet de procurations en faveur d’une héritière qui avait ouvert un compte dans cette agence. Le motif invoqué est que les « formules utilisées par les services juridiques centraux n’étaient pas conformes ». Il a fallu attendre une semaine pour qu’il consente à « valider » le règlement.

9/ Il faut par ailleurs signaler que les héritiers n’ont reçu aucun document justifiant le montant global de l’héritage justifiant ainsi la part qui leur revenait dans l’héritage de feu leur père. Aucun détail ne leur a été fourni non plus sur les différentes commissions et autres frais éventuels que cette banque a ou aurait prélevées.

10/ Le « chef d’agence » aurait pu ou dû prévenir les héritiers que les intérêts sur le dépôt sur carnet allaient leur être servis dans les semaines à venir : il ne l’a pas fait, obligeant ainsi les concernés à se représenter à nouveau au guichet de son agence pour retirer leur dû.

N.B. Ceci étant, il y a lieu par ailleurs de souligner le professionnalisme, la disponibilité et l’amabilité du reste du personnel de la banque auquel ces héritiers et héritières ont eu affaire, soit le personnel sur place à Rabat soit celui des services centraux juridiques.

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18 février 2019

LECTURES CROISEES A PROPOS DES NOIRS

Quand j’ai vu le livre de Lilian THURAM intitulé “MES ETOILES NOIRES – De Lucy à Barack Obama“, écrit en collaboration de Bernard Fillaire essayiste et romancier, auteur lui-même plusieurs ouvrages combattant les sectes et paru en 2010 chez les éditions Philippe REY, j’ai immédiatement pensé à un autre ouvrage que j’avais lu il y a quelques années.

Il s’agit de “CES NOIRS QUI ONT FAIT LA FRANCE” de Benoît HOPQUIN, grand reporter du quotidien « LE MONDE » que j’avais évoqué ici-même.

Je connaissais Lilian THURAM, le footballeur à la centine de sélections en éqipes de France, aux inommbrales titres nataionaux et internationaux, tant en équipe de club qu’en équipe nationale.

Je connaissais Lilian THURAM, acteur associatif avec sa fondation “Education contre le racisme”.

Mais je ne connaissais pas Lilian THURAM l’écrivain : il a signé un “Manifeste pour l’égalité, une bande dessinée et une dizaine de préfaces pour des ouvrages engagés dans la lutte contre le racisme.

Si Benoit HPQUIN avait évoqué quelques personnalités noires qui selon lui avait fait la France, THURAM a choisi quelques figures de personnes de couleurs, plus ou moins connues qui ont contribué à l’histoire du monde.

Ainsi, Thuram nous apprend-il que le fabuliste grec ESOPE, l’inventaire de dizaines de fables que les élèves continuent à ce jour d’étudier, était en fait un esclave d’origine africaine et était évidemment de couloir noire.

On découvre dans ce livre que bien des principes de la Déclaration es Droits de l’Homme étaient inscrits dès 1222 dans la Charte des Chasseurs du Mandem, habitants de l’Empire du Mali :

“Une vie n’est pas supérieure à une autre vie ..
L’essence de l’esclavage est éteinte ce jour….
Chacun dispose désormais de sa personne….”

En feuilletant le livre de Thuram, qui ne se prétend ni un travail de scientifique ni une oeuvre littéraire, on est surpris d’apprendre que la Russie impériale a compté parmi ses dirigeants militaires un grand général en chef appelé Abraham TEROVITCH surnommé HANIBAL,originaire du Cameroun : son destin d’esclave l’a mené, par les plus grands des hasards, jusqu’au sommet de la hiérarchie militaire ruse.

Lilian THURAM réserve tout un chapitre “au génie des découvreurs noirs” où il recense les découvertes les plus inattendues dues à des personnes de couleur, la plupart d’entre elles américaines : du sèche-linge à la moissonneuse, du presse-agrumes à la rotative e presse, du taille-crayon à la disquette informatique, du pacemaker à la fabrication du sure en morceaux, de la poussette à l’ordinnateur de calclul le plus rapide du monde.

Bien sûr, Lilian THURAM n’oublie ni les explorateurs noirs ( Matthew Henson le premier homme au pôle nord), ni les philosophes ( Anton Wilhelm Amo , esclave originaire du Ghana qui a, dans la première partie du XVIIIème siècle, soutenu à Amsterdam deux thèses de doctorat en philosophie sur la conditions des noirs, ce qui a provoqué un grand tollé dans le monde académique de l’époque), ni les artistes(le compositeur Saint-Georges, la chanteuse Billie Holliday, ni les grands écrivains (Richard N. Wright), ni les sportifs (Mohamed Ali, ni les hommes politiques (Martin Luther King), ni des personnes très modestes qui marquèrent le destin des gens de couleur( Rosa ouise Parks qui refusa de céder sa place dans le bus à un blanc).

Bref, Lilian THURAM nous convie à un très long voyage à travers les noms de personnalités de couleurs, très connues ou moins connues, qui “lui ont permis d’éviter la victimisation et de croire en lui-même”.

Lecture utile et enrichissante à plus d’un égard!

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12 février 2019

Hassan AOURID se prend-il pour FENELON ?

En principe, j’aurais dû rédiger ce texte en arabe mais je m’en voudrais d’infliger à mes (rares) lecteurs la lourdeur de ma prose arabe, d’autant que je vais évoquer un livre très particulier rédigé dans un arabe parfait, châtié, recherché même, précieux par moments mais fort agréable à lire à plusieurs égards.

Il s’agit de “ربيع قرطبة” de Hassan AOURID publié en 2017 chez “المركز الثقافي العربي“.

Reprenant le litre d’une série de télévision syrienne qui avait connu un énorme succès il y a quelques années, Hassan AOURID – que l’on ne présente plus car ses nombreuses publications en arabe ou en français témoignent pour lui – nous offre là un ouvrage qu’il est assez difficile de cataloguer !

Évoquer la période glorieuse de l’Andalousie Omayade est un excellent sujet pour un roman historique!

Mais ce “PRINTEMPS DE CORDOUE” est-il un roman historique? Ce genre littéraire “associe la fiction, c’est-à-dire une histoire inventée et l’Histoire”. Ce n’est pas le cas, l’auteur se contente de rapporter certains faits historiques sans les noyer dans une fiction quelconque.

S’agit-il d’une biographie, éventuellement la biographie romancée, d’un prince arabe qui revient sur sa jeunesse, sur ses amours, sur ses devoirs, sur ses erreurs…Oui, en grande partie..

Mais si l’on tient compte de la personne et de la personnalité de l’auteur, qui a vécu dans le sérail de la cour royale marocaine contemporaine, qui a pratiqué le pouvoir politique à des très hauts niveaux, puis qui a en a été éloigné, ce PRINTEMPS DE CORDOUE prend un tout autre sens, à mon avis.

S’agirait-il alors d’un manifeste politique déguisé en évocation historique. On peut le penser car Hassan AOURID n’hésite pas à transmettre tout au long de son ouvrage des conseils utiles à ds princes en attente de pouvoir ou à fournir des explications sur l’exercice du pouvoir et le rôle des détenteurs du pouvoirs.

ET c’est en cela que LE PRINTEMPS DE CORDOUE constitue une oeuvre importante, à l’image de que ce fut en son temps le “TÉLÉMAQUE” de FÉNELON paru en 1699 dans lequel l’auteur se sert des aventures du héros grec pour exposer ses propres idées sur le pouvoir et son exercice.

Pour étayer mes dires, je vous propose quelques extraits – en version originale car je n’aurais pas la prétention de traduire :

– sur la place du détenteur du pouvoir politique:

– sur la dualité de la personne détentrice du pouvoir politique :

– sur la liberté de conscience ;

– sur le pouvoir :

– sur la relation père-fils en politique :

Et pour finir en beauté, je retiens cette réponse cinglante envoyée par le Cafife omayade de Cordoue au Calife fatimide d’Égypte, qui est un concentré de mépris et un chef de langage diplomatique !

قد عرفتنا فهجوتنا و لو عرفناك لأجبناك

P.S. : Pour l’anecdote, OLIVE la nouvelle chienne de mon petit-fils a allègrement déchiqueté ce livre….La preuve

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30 janvier 2019

Un livre à ne pas mettre entre toutes les mains ….Non, je plaisante!

LES FEMMES DU PROPHÈTE” de Houria ABDELOUAHED, paru en mai 2016 chez les éditions SEUIL, bute d’emblée plusieurs questions que beaucoup de lecteurs marocains et musulmans se poseront certainement, avant même d’en entamer la lecture, lecture qui les interpellera à plusieurs égards au mur et à mesure qu’ils avanceront dans la découverte de cet ouvrage.

D’abord, les questions préalables que certains purraient se poser à propos de ce livre!

Houria ABDELOUAHED ést-elle légitime pour écrire un livre sur un sujet aussi délicat et sensible que les femmes du prophète?

Pourquoi ne le serait-elle pas?

Psychanalyste, traductrice notamment du poète ADONIS, maître de conférences dans une université parisienne, auteure d’un essai remarqué ( Figures du féminin en Islam (PUF, 2012) et de nombreux articles sur les questions du voile, de la langue et de la traduction, elle possède tous les atouts pour aborder ce sujet.

Que pourrait-elle dire de plus à ce sujet? Tout a été dit!

Non, justement, tout n’est jamais dit à propos d’un sujet concernant l’humain! Et en tant que femme, en temps de psychanalyste, en tant que spécialiste de la langue arabe, en tant qu’intellectuelle qui réfléchit et qui s’exprime librement, Houria ABDELOUAHED peut apporter un éclairage nouveau et personnel sur un sujet que nous croyons connaitre.

Ces deux éléments étant posés, que dire du contenu de l’ouvrage de Houria ABDELOUAHED?

L’auteure reste dans le respect du titre qu’elle a choisi pour son ouvrage : elle évoque non seulement les épouses du prophète Mohamed mais aussi ses concubines, celles qui ont traversé sa vieprivée d’une manière ou d’une autre et bien sûr, ses filles.

L’auteur utilise pour ce faire une technique narrative inédite : elle les raconte, mais elle les interpelle aussi, et surtout leur donne la parole.

Et c’est en cela que j’ai pensé au titre de ce billet : “un livre à ne pas mettre ente toutes les mains”. Beaucoup de lecteurs ne seraient pas prêts à accepter ce genre d’approche.

Mais Houria ABDELOUHED a pris cette liberté, c’est son choix, pour exprimer ce qu’elle pense de la place de la femme dans l’islam et chez les musulmans.

Ouvrage d’abord apparemment facile et agréable, LES FEMMES DU PROPHÈTE pose en fait plus de questions qu’il n’en résout et cela apporte une certaine fraîcheur au débat qui secoue les sociétés musulmanes à propos de la femme en général.

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28 janvier 2019

El Mostafa BOUIGANE persiste et signe un nouveau roman

Le premier roman de El Mostafa BOUIGANE laissait prévoir un bel avenir pour cet auteur qui a montré un certain talent dans sa manière de parler du Maro, des marocains et particulièrement de Fes et des ses quartiers pauvres.

J’avais conclu mon billet écrit au sujet de cet ouvrage en affirmant que cette expérience était louable à renouveler, car pas tout à fait réussie“.

Dans son second roman “DES HOURIS ET DES HOMMES” paru en 2011 chez les éditions MARSAM, l’auteur continue dans la même veine, avec la même verve; avec plus de travail et plus de talent aussi.

L’ouvrage de 230 pages – soit le double du premier opus de l’auteur – est composé de chapitres courts, écrits dans une langue parfaite, un style alerte, enlevé, précis, avec des descriptions de situations extrêmement bien menées, sans aucune concession, mais aucune exagération.

Mais en fait de quoi s’agit-il dans ce roman ?

De Fez, d’un quartier p&périphérique de Fez, populaire et misérable, avec ses diplômes chômeurs, ses jeunes filles coincées entre leur désir de liberté et les traditions, et surtout ces islamistes qui s’installent d’abord insidueusement puis de de plus en plus ouvertement, qui contrôlent peu à peu la vie des uns et des atres, avec un cheikh charismatique et ses ouailles, le plus souvent nouveaux convertis encore plus fanatiques de les plus anciens.

Le tableau est banal, certes, mais tout le talent de El Mostafa BOUIGNAME est de le faire vivre sous des mots simples, tranchants, secs et parfois brutaux, comme l’est la réalité.

Si ce roman avait était signé d’un nom plus connu – je pense à un Tahar BENJELLOUN par exemple – je suis sûr qu’il aurait connu un succès retentissant et qu’un film en aurait été tiré. La trame d’une grande production cinématographique est déjà tissée par l’auteur, tant son roman tient plus du documentaire que de la fiction romanesque.

Encore une fois, El Mostafa BOUIGNAME nous livre un roman original, très bien écrit et retraçant la vie vraie d’un Maroc vrai que beacuoup d’entre nous semblent ou veulent ignorer. Bien qu’il date un peu et que la siuation ait quelque peu évoluer, il est bon de relire ce roman pour mesurer le danger que le Maroc a frolé de très près et qui n’est malheureusement pas encore tout à fait éradiqué.

Le titre “DES HOURIS ET DES HOMMES” nous ramène à “DES SOURIS ET DES HOMMES” de John Steinbock : mais l’auteur a eu l’honnêteté intellectuelle de citée cette réfence dans son récit et c’est à son honneur.

A LIRE DONC !

 

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17 janvier 2019

UN CONTE QUI SE LAISSE LIRE

Il est agréable d’ouvrir un livre dont on ne sait rien, ni de son auteur, ni de ce que en ont dit les prétendus “critiques” qui reproduisent très souvent les même phrases que celles de la quatrième de couverture, et de se laisser prendre par cette lecture, par cette découverte en fait !

Il en est ainsi de LE LUTTEUR3 de Moulay Seddik RABBAJ paru en 2015 aux éditions LE FENNEC.

Pourtant, je tiens à signaler que, une fois encore, les éditeurs – pourtant sérieux – n’ont pas pas accompli leur travail avec tout le soin voulu : la lecture de ce livre est entravée par une série de fautes d’impression, qui ne sont pas du tout le fait de l’auteur mais relèvent de l’inattention ou l’incompétence des correcteurs !

Revenons au roman proprement dit …Etant donné le sujet qui sert de toile de fond, il eut été intéressant de poser des repères historiques plus précis pour situer l’action dans l’histoire du Maroc ..On y parle de nomades, de zayouya, de tribus guerrières, d’esclaves, de razzias, de reconquête spirituelle, de pouvoir central, de tribus qui se révoltent, de transhumance, de djinns bien sûr et de croyances ancestrales, mais sans aucune indication pouvant placer les événements ans le cours de l’histoire du pays!

Le tout est assez bien présenté, la lecture est attachante, les événements décrits avec un art certain de l’écriture ; les personnages ont une psychologie parfaitement adaptée à leurs situations.

Le roman tient plus du conte que du roman. Le lecteur est tenu en haleine jusqu’à la dernière page, péripétie après péripétie, il suit le héros – un jeune noir et sa petite famille, dont la tribu a été décimée lors d’une razzia menée par une tribu voisine à la recherche d’espace vital. Et jusqu’au dernière épisode qui laisse prévoir une suite – l’intérêt ne faiblit pas.

LE LUTTEUR est le héros de ce roman mais en fait le véritable personnage central en est l‘énigmatique et surtout ambitieux cheikh, patron de la zaouuya qui a accueilli le futur lutteur, qui l’a formé aux arts de la guerre et l’a transformé de descendant d’esclaves, mal intégré à la société, en homme libre et responsable.

Evidemment, un conte ne peut exister sans une histoire d’amour, malheureuse comme il se doit mais un conte reste un conte!

Le roman de Moulay Seddik RABBAJ ne restera peut-être pas dans les anales des grandes œuvres littéraires marocaines mais je vous conseille de le lire.

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12 janvier 2019

RÉVOLUTION : un titre bien mal à propos

Le livre d’un homme politique n’est, bien sûr, jamais neutre ni innocent ! Soit il justifie l’action passée de l’auteur, soit il explique son actuelle immédiate soit le plus souvent il trace les voies de son éventuelle action future!

REVOLUTION, publié en novembre 2016 chez les éditions XO, par le surprenant candidat à l’élection présidentielle Emmanuel MACRON, s’inscrit très logiquement dans cette troisième catégorie.

Mais dans les conditions que vit la France en ce début de l’année 2019, après une fi d’année plus que mouvementée du fait du mouvement des “Gilets Jaunes”, le texte d’Emmanuel MACRON prend un tout autre sens.

Si les trois premiers semestres du quinquennat de Macron semblent donner au nouveau président l’occasion de concrétiser ce qu’il espérait ou promettait pour son pays, depuis quelques semaines la situation s’est inversée de manière inattendue et surtout probablement irréversible!

En tous cas, la lecture de cet ouvrage prête parfois à sourire tant le décalage est grand entre ce que voulait dire Macron et la réalité sur le terrain en ce début de l’année 2019.

Telle première phrase du livre qui annonce crânement : “Affronter la réalité du monde nous fera retrouver l’espérance“. Je ne crois que ce soit le cas en cooccurrence.

Quelques lignes plus loin, Macron regrettait que “le repli ou la guerre civile constituent notre seul horizon“. Dommage pour la France, mais avec la tension que connait actuellement son pays, il semblerait que Macron n’ait pas évalué à leur mesure les dangers qui pesaient sur la France qu’il s’apprêtait à conquérir.

Bien sûr il a parler dans les pages qui suivent “du doute qui s’installe dans notre société” , mais en a-t-il tenu compte une fois au pouvoir?

Tout au long de sa “RÉVOLUTION” a développé des idées qui au moment de la pré-campagne présidentielle pouvaient avoir un impact certain – avec parfois un coté assez grandiloquent comme les chapitres intitulé “Produire en France et sauver la planète” et “Pouvoir vivre de son travail” et encore “Réconcilier les France“.

La réalité du terrain, près de deux après son investiture, apparaît comme à l’extrême opposé de ses prétentieux livresques : ces trois sujets sont à la base même du mécontentement généralisé qu’expriment ses compatriotes autour des ronds-points, dans les manifestations et les points de blocage.

Saura-i-il, comme il le prétend dans le dernier paragraphe de son livre, “Rendre kle pouvoir à ceux qui font“.

Ce sera le pari de son quinquennat! S’il le réussit, il restera dans l’histoire de France comme un grand président qui aura sauvé son pays du chaos! S’il échoue, il passera à la trappe de l’histoire après comme quelques uns de ses prédécesseurs plus ou moins proches.

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