La fraude aux examens, la triche, le copiage lors des épreuves en tous genres à tous les niveaux est devenue au Maroc presque la règle!

Certains candidats en arrivent même à considérer que frauder, copier, tricher à un examen est “un droit acquis”! Et malheur au surveillant qui oserait s’opposer à ce genre de pratiques irrégulières : il risquerait d’y laissait des plumes!

Bien sûr les autorités compétentes (le mot n’a pas celui qui convient ici, mais c’est celui que l’usage admet) font ce qu’elles peuvent pour endiguer ce fléau!

Si l’on en croit le Ministre de l’Education Nationale la traque de la fraude au bac est au centre de la préoccupation de ses agents, qui doivent affronter les techniques de plus en plus sophistiquées!

Mais cette année, un nouveau scandale est venu entacher le déroulement de cet examen essentiel : la fuite d’une épreuve de mathématiques destinée aux élèves des branches Sciences et Techniques!

Là le problème est différent : si fuite il y a eu, elle ne pouvait provenir que des propres services internes du Ministère de l’Education Nationale.

Le manque de sérieux des élèves et leur propension à tricher, frauder, copier n’y sont pour rien !

Qui dit fuite, dit source indélicate, ou source malveillante, ou source délictuelle!

Le Ministre doit donc engager tout ce qui est en son pouvoir pour déterminer l’origine de cette fuite! TOUT, c’est à dire engager toutes les actions administratives et éventuellement policières et judiciaires pour arriver à la vérité!

Il y a quelques jours, en Belgique, une épreuve d’histoire du bac a fuité : la ministre responsable a immédiatement décidé de “porter plainte contre X sur la base de la violation du secret professionnel” : cette décision pointe du doigt le vrai problème! La fuite d’une épreuve du bac, choisie par des personnes sélectionnées et sécurisée dans des locaux spéciaux et sous la responsabilité d’agents nommément désignés, implique nécessairement une faute humaine dans la chaîne!

La fuite de l’épreuve de math du bac marocain 2015 n’est pas encore élucidée, alors que les résultats finaux de l’examen sont communiqués!

Le sera-t-elle jamais?

Les déclarations oiseuses du ministre de l’Education nationale devant la chambre des conseillers hier ne laissent pas présager une détermination réelle d’arriver à la vérité dans cette affaire!

Monsieur Belmokhtar est un homme sérieux, intègre et compétent mais on sait que l’administration de son ministère est noyautée de plusieurs courants politiques, idéologiques : entre farouches istiqlaliens et USFPistes aigris, entre islamistes actifs et puissants syndicalistes , il faut reconnaître que la marge de manœuvre d’un ministre “sans étiquette” et francophone de surcoit, ne doit pas être très large.

Les lobbies sont présents, leur poids est conséquent, leur action inattendue!

Faut-il croire qu’une fois une fois les résultats des séances de rattrapage connus et le dossier “Bac 2015″ fermé, la vérité sortira des méandres de l’administration du M.E.N.

On peut l’espérer mais on peut tout aussi bien en désespérer!