Je traduis le titre que j'ai donné à ce billet : "Ainsi naît un mythe. Ainsi se raconte une légende".

Le roman de Arturo REREZ-REVERTE  paru en espagnol chez les éditions ALFAGUARA durant l'été 2019 sous le titre "SIDI - un relato de frontière" (SIDI  - un récit de frontière) est parfaitement résumé dans ces deux phrases!

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Mais avant de parler de ce roman, il faut dire qu'il m'a été offert par ma fille ainée, qui croyait au mythe que je maitrisais la langue de Cernantes et à la légende que je pouvais lire sans problème un ouvrage écrit dans un  castillan pur et dur, avec des tournures 'un autre temps et  un vocabulaire très particulier.

Je n'ai pas voulu la décevoir, j'ai ouvert le roman et un dictionnaire et je me suis régalé ...

Je me suis régalé dès les premi(res pages, en plongeant dans une Esapagne d'un autre temps, une Espagne qui n'existait pas encore en tant d'état, cette Espagne où les arabo-musulmans disputaient les territoires aux Francs et autres castillans, aragonais, léonais..Une Espagne où les frontières étaient mouvantes encore, ce qui explique le sous-titre du roman : "une relato de frontieraé!

Je me suis régalé en croisant un héros de légende, inspiré directement  du Cid Campeador,  lui-même à l'origine du Cid de Corneille, dont les répliques apprises au collège ne trottent encore dans la tête! "SIDI" le héros du roman est lui aussi un noble castillan, fier et droit, courageux et juste, qui a été banni du royaume de Castille pour avoir exigé de son roi de jurer son  innoncence dans  la mort de son frère.

Je me suis régalé des aventures de ce personage qui a su fédérer autour de lui une troupe de trois cent merceanires, aguerris, , qui "savaient lutter avec cruauté et mourrir avec simplicité".

Je me suis régalé des scènes de batailles épiques, de grancdes chevauchées, de duels, de discussions sur le sort des prisonniers,, de soiréees précédant les affrontements meurtiers menés par des guerriers "qu n'avaient pas faim de gloire, mais faim seulement".

Je me suis régalé du comportement de Ruy DIAZ, surnomé SIDI par ses pairs, ;grand meneur d'hommes, des hommes qui étaient des "personnes dures dans un monde dur"!

Je me suis régalé car la lecture de ce roman historique m'a paru comme le spectacle d'un film, d'une superproduction américaine, mais sous-titrée ! En effet, le talent de l'aateur rendait les scènes parfaitement compréhesibles même si parfois le vocabulaire utiklisé était trop techniqu et les tournures de phrases désuètes.

L'important est que à aucun moment l'attention ne se relâche et l'intérêt ne se perd tant les personages semblent vrais  et les situations vraisembles, malgré la dureté, la cruauté, l   

Je me suis délecté à lire dans une langue que j'avais à un moment donné de ma vie maitrisé parfaitement et qui avec le temps s'était diluée dans ma mémoire : si j'arrive à lire les journaux espagnoles et à suivre sans problèmes une discussion dans cette langu, j'ai pedu l'habitud des livres, de la langue soutenue, des strucures compliquées et du vocabulaire précis .Ce roman m'a permis de remettre un ppeu d'ordre dans tout cela !

Mais ....mais ...mais, car il y a toujours un mais ....

Je me suis lamenté de voir que', autour de nous en 2019, les mêmes erreurs commises par les arabes en Andalousie il y a des siècles, sont refaites presque à kl'identique, mais dans notre propre territouire:

Les "moulouk at-tawaïf" avaient leurs miciles, certains de nos chefs d'état arabes ont les leurs...Des mercenaires, comme SIDI   servaint le roi Zaragosse,  servent des prétendus états comme en Lybuie, comme en Syrie, comme en Iraq!

Les arabes du temps de SIDI s'entredéchiraient, exactement comme le font nos arabes contemporains, au nom du pouvoir, au nom d'Allah parfois, surtout au nom des richesses à accumuler! 

L'histoire se répète, dit-on et il est bon parfois de la relire pour s'en assurer!