Le dernier opus de Mohamed NIDALI  est paru chez les éditions VIRGULE en 2017 sous le titre "LA BOUTEILLE AU CAFARD", avec comme sous-titre - qui bizarrement n'apparait pas sur la couverture - "ou l'avidité humaine".

cafard

 

Après "TRISTE JEUSSE" et "LE JARDIN DES PLEURS", qui m'avaient déçu après ses premeirs romans brillants et pétulants, j'avais négligé ses autres parutions. Mais à la lecture de certains comptes-rendus dans la presse, j'ai décidé de renouer avec l'auteur dont les "Morceaux de choix, m'avaient enchanté, tout comme les trois romans qui ont suivi.

"Un récit cruel et hilarant, péripéties rocambolesques" disait Saddik Mouafaq dans MarocHebdo du 230 mai 2019.

"Epopée entre gourmandise, cupidité et naïveté" renchérissait une notice de l'Institut Français de Marrakech.du 30 octobre 2018.

Le roman de Mohamed NIDALI - qui fait dificielement  ses 124 pages - aurait constitué une excellente nouvelle de 15 pages : la situation qu'il décrit est en effet assez innattendue mais pas suffisament dense et épaisse pour donner lieu à un roman!

Un bouteille hermétiquement  fermée avec un cafard dedans, même au fins fonds du Maroc profond, peut servir de base pour une fble, une nouvelle, un conte, mais pas un roman. ..

Surtout un roman écrit à la va-vite ..Nous sommes très loin du style fluide et simple, mais percutant et parfois très drôle,  des débuts de Mohamed NEDALI .. L'impression générale de ce roman est que Mohamed NEDALI n'a pas pris la peine de se relire, sinon il se serait endu compte que certains mots, certaines tournures ne collent pas du tout aux personnages ..

Un exemple : mettre dans la bouche d'un des personnages - peu importe lequel, j'ai oublié -  le mot "éponyme" est pour le moins surprenant, cela relève de l'incongruité.  ..

Un autre exemple plus frappant : la formule " la vie de ma mère " revient un nombre incalculable de fois dans les répliques du personnage principal que  cela en devient lassant, gênant et sans même sans aucun intérêt sinon celui de rallonger le texte de quelques mots.

L'histoire se termine en queue de poisson ou en eau de boudin - selon votre humeur - ou plutôt ne se termine pas parce tout simplement l'auteur n'a pas su trouver une chute convenable!

Dommage..Mohmaed NEDALI semble avoir perdu définitivement son talent d'écrivain ..