Je m’étais promis, plus juré même, d’essayer d’écrire quelques pages durant ces vacances, entre ciel et mer, sous le soleil et dans la foule des aoûtiens,

Mais que peut-on écrire quand on se trouve en vacances dans des endroits où comme le dit si méchamment Léo Ferré : “le congé se paie au centimètre”..

Eh oui, dans les villes côtières du Nord du pays, le congé est affaire de logement, de ^lace de parking, de place dans les restaurant, de place sur les plages!

Cabo Négro, jadis station très chic, très sélect, est envahie par nos compatriotes avides de soleil et mer, qui ne peuvent se payer un séjour à Marbella, juste de l’autre coté de la mer! Je ne vous parle pas de Marina Smir dont les yachts des nouveaux riches arabes n’impressionnent plus les marocains, qui arrivent armées de leurs parasols et de leur sièges pliables. Pas plus que la plage de Ksar Rimal, bien cachée derrière les constructions tarabiscotées de son complexe où de nombreux nationaux ont laissé une petite fortune dans le cadre d’une arnaque de “time-share”.

Martil – ville d’un ennui mortel phénoménal – malgré la présence d’établissements universitaires qui auraient pu lui donner une vie cultureele plus ou moins intense – réunit durant mle mois d’août des “milliards” de personnes : le mot “milliards” est de mon petit-fils stupéfaits devant l’afflux des gens sur les trottoires et lescafés de cette station jadis toute petite bourgade oubliée à l’emboucher de l’oued.

Je n’ai jamais vu autant de monde se presser dans la Grotte d’Hercule à Tanger : pourtant il n’y a rien de spécialement intéressant à y voir. J’aurais été plus impressionné de voir cette foule au Musée de la Casbah de Tanger.

Même Chaouen est envahie, et même colonisée (je pense aux visiteurs asiatiques et aux cinq ou six restaurants qui leur sont dédiés) par les touristes de passage qui y cherchant non pas ce que cette ville compte d’histoire et de civilisation mais des spots pour prendre des photos publiées dans la minute qui suit sur Instragram

Je suis absolurent pour la démocratisation des vacances mais nos compatriotes devraient savoir d’arganiser et considéret que l’été ne se concentre pas au fameux “mois 8”, ce malheureux mois d’oaut où tous ceux qui peuvent se payer un moment dfe vances se précipitent dans les villes du nOrd, entre Asilah et Oued Laou!

Donc, de ces endroits prétendument paradisiaques – et ils le sont quand la quantité d’humains au mètre carré est normale, comme sur les plages qui longent la Corniche de Riffiyines, loin des coins chics aux noms ronflants et sentant la pub à 100 lieues – j’ai pu ramener quelques gribouillis auxquels j’ai osé donner le noms de “haIkus”.

Vous savez bien entendu ce qu’est un “haiku” : un court poème, né au Japon à la fin du 17° siècle. En Occident, il s’écrit principalement sur trois lignes selon le rythme court / long / court : 5 / 7 / 5 syllabes
dans sa forme classique.
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Bien sûr des régles très précises régissent ce genre très particulier…Notamment, la référence à une saison! Pour mart, je en ai retenu une qui correspondait à mon état d’esprit durant ces quelques jours :écrire sur des choses ordinaires de manière ordinaire dans une langue ordinaire.

Quid donc de mes efforts d’écriture?

En fait, il s’agit de bien mauvais écrits ce qui confirme mes propres convictions quant à mes capacités d’écrire quelque chose d’original. Elles sont n ulles et je ne regrette rien, sinon mon manque d’imagination.

J’aurais tant voulu créer des personnages, décrire des situations, monter des intrigues, esquisser des décors, cisailler des dialogues percutants, construire petit à petit du suspens, participer à la création de rêves et surtout faire vivre des émotions. Mais je n’ai aucun talent particulier pour cela.

Je continuerai donc à user la plume de mon stylo et les touches du clavier de mon PC pour commenter ce qui se passe autour de moi et pour évoquer les livres des autres que je lis parfois avec un énorme plaisir et je ne cache pas une dose de gentille jalousie. Il m’arrive parfois de ressentir une clère certaine à la lecture de certains livres en me demandant pourquoi publie-t-on ces “trucs”, pour sacrifier des arbres pour en faire deu papier qui servira de suport à tant de futilité, de prétention et souvent d’âneries.

Ainsi, durant ces vacances, ai-je eu tout loisir de commettre quelques “impairs” ! Rassurez-vous il ne s’agit que de quelques gribouillages sous forme de TROIS vers (le mot est trop prétentieux, ce ne sont pas des vers) dont le premier et le troisième se composent de CINQ pieds (plus exactement des syllabes) et le second de SEPT.

Je vous assure que j’y ai travaillé sérieusement …Il m’est même arrivé d’utiliser mon dictaphone pour en garder une trace quand je n’avais pas sous la main mon stylo et mon cahier. Je garde très précieusement ces feuillets manuscrits, que je reprendrais peut-être un jour, pour les peaufiner, et leur trouver la photographie qui pourrait les illustrer.

C’est pour cela que je parle d’impairs : “3 – 5 – 7”. Au fait ce serait un titre original, mystérieux même et peut-être vendeur, pour un recueil de ce genre s’il venait un jour à être édité et diffusé.

Voilà, sans honte et sans complexe, le résultats de mes efforts d’écriture estivale:

  

  

Donc à la veille de mon trois-quart de siècles, je le sais enfin ; je ne serais jamais un romancier!

Et ainsi soit-il!
Chacun son trip personnel,
Sans aucun regret.