Comme promis, je continue à vous parler de mes lectures estivales .

Un roman intitulé “LA BIBLIOTHÈQUE ENCHANTÉE” écrit par un égyptien Mohammed RABIE, ingénieur passé à la littérature, publié en arabe en 2010 et paru dans la version française chez Sindbad- ACTES SUD en 2019, ne pouvait trouver, dans le passionné de livres que je suis, qu’un lecteur attentif et bienveillant.

Ce roman est assez déroutant pour quelqu’un qui ne connait pas l’Egypte, la difficulté de vivre des cairotes, l’inertie légendaire de leur administration, leur sens inné des magouilles et aussi leur amour des livres et la littérature, leur huour, la truculence de leur verbe!

Tout cela est réuni dans ce récit à double voie, celle d’un jeune fonctionnaire désabusé et celle d’un cynique viel érudit!

Roman difficile à lire donc, et qui gagnerait surement à être baordé dans la langue arabe, peut–être très marquée par les apports égyptiens.

Bien sûr n’est pas Nagib Mahfoud qui veut mais il faut reconnaitre que Mohammed RABIE arrive à nous emmener avec lui dans les dédales d’une histoire assez rocambolesque où le lecteur croisera des personnages typiques et assez inattendus dans un endroit qui tient d’un lieu fanstasmagorique que d’une bibliothèque.

A lire donc par curiosité!

J’ai continué mes lectures estivales, teintées de facilité et de légèreté, par un ouvrage assez ancien paru chez AFRIQUE ORIENT en 2010.

J’ai ouvert ce livre avec une certaine appréhension. Son titre ne m’a pas du tout interpellé, parce que trop compliqué et trop chargé : “LA RENAICENDRE – Mémoires d’une marocaine juive et patriote“, l’auteure Nicole EL GRISSY BANON m’en était totalement inconnue, sinon par les commentaires que j’ai lu sur les réseaux sociaux à propos de son supposée aversion pour les fassis en général et les Begelloun en particulier – débat qui ne m’a du tout pas intéressé. La quatrième de couverture trop fournie oublie de nous présenter L’auteure. Autant de raisons donc de me lancer dans cette lecture dont j’étais sûr que je finirais pas.

Dès es premières pages, on comprend que Madame Nicole El Grissy Banon n’a pas de prétention littéraire et elle l’affirme haut et fort en écrivant qu’elle a fait ses armes humoristiques avec son fils.

Mais le contenu de son livre n’est pas sans intérêt, même si beaucoup y verront un coté une oeuvre de commande,destinée à on ne sait trop quelle propagande du régime marocain, de son roi et de sa poltique.

Je ne crois que Madame Al Grissy Banon ait besoin de cela pour vivre et surtout pour bien vivre! Elle s’est donc contentée de nous raconter de ses coreligionnaires et compatriotes juifs marocains, en insistant parfois trop lourdement sur leurs petites habitudes et sur leurs petits problèmes.

Elle a aussi esquissé un début d’analyse pour expliquer le départ des juifs marocains vers Israel ou simplement vers d’autres horizons après 1948 et après les différentes dates qui ont marqué le conflit israélo-palestinen.

Le livre se lit facilement, trop facilement, n’oublions pas que l’auteure est une “fille de la pub” habituée aux slogans publicitaires qui fusent et qui marquent les esprits.

Son livre marquera-t-ils les esprits? J’en doute mais il mérite d’être feuilleté et même parfois d’être lu avec une certaine attention. Une dose d’autodérision, un pincée d’humour même si cet humour est facile, une poignée de renseignements sur la société juive marocaine, quelques cuillerées de critiques adressées aux juifs marocains qui ont préféré quitté le pays, quelques références historiques enrobées dans des louanges, font du livre de Nicole EL Grissy Banon un document relativement utile si l’on arrive à le débarrasser de son coté frivole.