L’humoriste BZIZ disait dans les alnnées 70 que nous les marocains, nous avions tous un agent des Forces Auxiliaires dans la tête avec sa matraque, pour nous mettre ou remettre dans le droit chemin!

Aujourd’hui, ce n’et plus le cas heureusement …Le mokhazni a été remplacé par autre chose, entre autres les fameux réseaux sociaux et la presse de caniveau ..

Mais tout au fond de notre esprit, nous restons “bidonvllageaois”, des plus humbles aux plus nantis d’antre nous…Tous, nous avons dans la tête ce reste de je ne sais quoi qui fait que nous nous sentons obligés de nous comporter en “bidonvillageois”!

Je ne mets aucune connotation péjorative dans ce terme, juste une connotation objective : un véritable bidonvillageois bricole sa baraque par nécessité, les autres marocains bricolent leur maison, leur appartement, leur villa, par habitude.

Et je l’ai encore constaté ces derniers temps pendant mes vacances dans le Nord.

Des résidences les plus huppées où l’appartement coûte les yeux de la tête au parasol planté sur le sable des plages, l’esprit “bidonvillageois” regne en maître!

J’ai vu les propriétaires d’un très bel appartement, au rez-de-chaussée, avec jardin et vue sur mer, installer UNE ECHELLE, oui je dis bien une simple échelle, contre le mur de leur jardin pour pouvoir accéder aux deux 4X4 – des vraies, pas de simples Duster – dans faire la portée d’entrée.

J’ai vu aussi des parasols plantés dans le sable des plages mais immédiatement ceints de draps, parfois de couvertures,, cachant la vue aux estivants qui ont la mauvaise idée de s’installer légèrement en retrait du front de mer mais cachant aussi marmites, fourneaux à gaz et autres pastèques qui laisseront autant de saletés à la fin de la journée!

Entre ces deux extrêmes, j’ai eu l’occasion de voir cent et une autres expressions de ,”bidonvillagisme” naturel : balcons condamnés pour gagner une pièce et perdre une belle vue sur la mer, de la lessive entendue aux fenêtres d’appartements de luxe rappelant les rues de Naples, des appartements prévus pour une petite famille – couple et leur enfants – accueillir une douzaine de personnes, dont forcément une bonne ,qu’on fera dormir n’importe où…

Mais bon, on est ce qu’on est …