Ces quelques billets publiés sur ma page FACE BOOK complètent ce que j’avais écrit juste après mon retour d’Egypte …

PYRAMIDES ÉTERNELLES et URBANISME MODERNE SAUVAGE

Dans quelques années, les Pyramides qui gardent leur secret et veillent sur l’Egypte depuis des millénaires font être dévorées, ensevelies, enfouies, diluées, au milieu de constructions “sauvages” – c’est le mot employé là-bas pour “clandestines” – qui gangrènent tout Gizha cette plaine désertique sur laquelle se dressent les Pyramides.

Le spectacle est désolant, celui de ces merveilles du monde peinant à dominer des constructions sans intérêt architectural, ni esthétique, ni sécurité!

Le pauvre Sphinx a l’air complémentent ahuri de voir se dresser presque sous son nez brisé des immeubles en briques, sans goût et sans âme.

Que deviendra cette partie du Caire chargée d’histoire, d’émotion, de souvenirs, de civilisation et de culture face à la vague d’urbanisme sauvage?

Et le même tendance se constate dans tous les sites historiques, jadis isolés du reste du monde, comme le chantier millénaire de l’Obélisque Inachevé.

L’urbanisme sauvage tuera-t-il l’Égypte éternelle?

LE CAIRE et LES PIGEONS

Vu le nombre de pigeonniers qui dominent Le Caire,je croyais les cairotes colombophiles!
Ils sont “colombophages” par nécessité.

Des milliers de pigeonniers; de toutes les formes de toutes les tailles, sont érigées sur le toit des immeubles dans toute La ville du Caire,

Amour historique pour les pigeons, selon les explications de notre guide officiel!

Mais une explication plus terre-à-terre m’a été fournie par le guide particulier qui nous a fait visiter le quartier copte : les cairotes sot de grands consommateurs de pigeons et l’élevage à domicile de ces volatiles permet de faire face aux besoins en protéines des populations…la viande étant hors de prix!

LA CHANSON POPULAIRE ÉGYPTIENNE N’EST PAS MORTE…

Elle a a juste changé de registre, de rthyme, de tempo, de paroles, de chanteurs …

Il y a quelques décennies Cheikh Imame chantait la liberté et finissait en prison…

Actuellement des jeunes continuent à chanter la liberté et risquent de finir en prison..

Avec CAIROKE, les égyptiens ont créé cette nouvelle chanson populaire égyptienne…Notament avec cette belle création : ETHBAT MAKANAK…

A noter qu’il est impossible de trouver un CD de ce groupe dans la capitale égyptienne …

YOUTUBE.COM
Cairokee – Ethbat Makanak كايروكي – اثبت مكانك
اغنية “اثبت مكانك” من انتاج “شركة كيوسوفت” – “QSoft Ltd” مهداة الي كل شهداء ومصابي الثورة، وكل من ثبت علي موقفة ولم يبال باتهامات التخوين من اجل ان يري غدا ا…

INVITATION AU VOYAGE EN EGYPTE

Oui, c’est un pays à visiter…Oui, c’est un beau pays….Oui, les gens sont charmants, quoique ….

Oui, une croisière sur le Nil vous fait goûter au calme, à la volupté, et même au luxe mais pas que …malheureusement …

Le Nil, fleuve nourricier, est aussi porteur de misère et de pauvreté …

Là-bas tout n’est pas que calme et volupté, le luxe côtoie la pauvreté!

LE CAIRE et SES EMBOUTEILLAGES….sa fameuse si bien nommée ZA7MA .

Circuler en voiture au Caire est une véritable performance, qui nécessite une technique de conduite parfaitement au point, des conditions physiques impressionnantes, une maîtrise de soi sans faille dans parler d’un véhicule en excellent état mécanique!

Le Caire est une ville sans feux rouges, sans pratiquement aucune panneau de signalisation, sans agents ae police chargés de réguler la circulation, une ville où la circulation automobile ne connait pas de répit, ni d’heures de pointe d’ailleurs.

Une ville livrée aux véhicules de tous genres, une ville où le piéton n’a aucun droit car traverser une avenue représente pour le piéton un moment où il risque sa vie de façon délibérée sinon il risque de passer le reste de sa journée sur le trottoir, une ville où le klaxon est roi et où chose bizarre, les accidents de kla circulation sont quasiment inexistants!

Oui, pas d’accidents de circulation, malgré le chaos des mouvements des voitures, malgré l’aspect absolument apocalyptique des milliers de véhicules qui se ruent à longueur de journée et de nuit sur des avenues encombres, sur les échangeurs qui défigurent la ville, sur les nouvelles voies de circulation dans certaines sont à hauteur du deuxième ou troisième étage des immeubles…

Pas d’accidents de la circulation, car le moindre accrochage représenterait une véritable AVC pour la ville et la bloquerait avec des conséquences les plus improbables.

Pas d’accidents, certes, mais des milliers de voitures cabossées, rayées, défoncées, mais qui roulent car le plus important est que cela roule et ne s’arrête jamais !

PS : les photos que je vous propose ne sont pas de moi sauf la dernière; la plupart de celles que j’ai prises à partir du bus où nous avons circulé des heures entières, de jour ou de nuit, ne sont pas du tout réussies!

LES ÉGYPTIENS

Il y a quelques jours j’écrivais que « les égyptiens sont des gens charmants » et j’avais ajouté un intrigant « Quoique ….. ».

En effet, les égyptiens que j’ai rencontré durant ce récent voyage – comme d’autres que j’ai eu l’occasion de connaitre et même de bien connaitre en d’autres circonstances – sont des gens charmants !

Polis, serviables, agréables d’abord, disponibles, oui, je le dis !

Ils sont, en effet, charmants, quoique il est très difficile de mettre un qualificatif sur leur « charmitude », cette attitude à plaire et surtout à vouloir plaire.

Dès les premiers échanges avec un égyptien, vous avez droit à des formules de politesse qui frôlent parfois, pour nous marocains, l’obséquiosité sinon parfois le ridicule !
Ils vous bombardent à tous bouts de champs de :
“نورتوا البلاد”
Ils vous souhaitent le bonjour en vous offrant des bouquets des fleurs verbales, même si vous n’aimez pas les fleurs :
“صباح الفُّل و اليسمين”
Ils vous attribuent les titres les plus folkloriques puisés dans leur passé turc :
باشا” أفنديم “أستاذ

Tout cela reste des détails bien sûr, chaque peuple ayant ses habitudes, ces codes et ses formules toutes faites !
Mais là où mon « quoique… » prend tout son sens c’est quand un égyptien me sert cette formule qui m’horripile, dès l’instant où il apprend que je suis « mina al maghrib » !
« “الغاربة ؟ أحلى ناس ” »

Moi je veux bien, mais quand je demande pourquoi nous serions ” أحلى ناس ” , la réponse reste vaseuse, floue et quand elle est précise elle est en rapport avec des matches de football.
Beaucoup d’égyptiens qui affirmaient que “الغاربة ؟ أحلى ناس !” ignoraient de des soldats marocains se sont battus avec leur armée en 1973 pour libérer le Canal de Suez, que beancoup sont morts sur le sol égyptien pour le l’Egypte revive …
Mais une fois que vous être affublés de ce beau qualificatif «الغاربة ؟ أحلى ناس !” » préparez-vous à être plumés, grugés, roulés en farine sous un flot de paroles aussi mielleuses que ces formules toutes faites.
Que ce soit le taxi, le commerçant, le bijoutier, le guide, le restaurateur, chacun n’a qu’un et unique but, se faire de l’argent sur votre dos !

On a beau être prévenu de la nécessité de marchander, l’égyptien saura toujours la formule qui fera fendre votre cœur et ouvrir votre portefeuille : il vous parlera des difficultés de vivre, de sa maman hospitalisée, de son fils bloqué à l’université, de sa fille qui n’arrive pas à trouver de mari valable, de la cherté de la vie, de la za7ma, ces fameux embouteillages qui étouffent la ville, de la crise, des temps d’avant et du temps de maintenant,

L’égyptien est un être charmant oui mais un être que les difficultés de la vie rendent insupportable et c’est bien dommage !

Les égyptiens sont évidemment instruits, ils aiment la musique, la chanson, l’humour, les bons films, les livres parfois, le théâtre…Je devrais dire que les égyptiens étaient tout cela …Actuellement, ils sont tournés vers la religion, seule échappatoire à la crise, économique et sociale qui mine le pays !

Ils sont charmants ….quoique….Ils restent charmants, pourtant ….

LE QUARTIER COPTE DU CAIRE

Si vous avez l’occasion d’aller en Egypte, vous aurez dix mille et cent choses que vous devez voir absolument , mille et une choses que l’on vous fera voir même si cela ne vous intéresse pas le moins du monde, mais aussi cent et dix et une choses que vous aurez l’intention de voir et que vous n’aurez pas l’occasion de voir faute de temps…
Mais s’il y a un endroit qu’aucun guide officiel ne vous fera visiter, qu’aucune brochure touristique ne vous signalera sauf en quelques lignes, qu’aucun égyptien n’évoquera de lui-même devant vous, c’est bien le QUARTIER COPTE DU CAIRE !
On oublie souvent, trop souvent que les coptes sont les premiers habitants de l’Egypte et que ce mot n’a pas – en principe – de connotation religieuse mais sociologique. En tapant « copte » sur Google, vous serez étonné de la profondeur et de l’importance des coptes au pays des Pharaons et des fatimides.
En effet, l’Egypte n’est passée des pharaons aux fatimides, comme par miracle. Les coptes étaient là pour transmettre la pérennité de l’Egypte.
Ils représentent 20 pour cent de la population égyptienne, ils couvrent l’ensemble de la superficie de l’Egypte, de la Haute Egyptienne nubienne, africaine, au delta du Nil et à la Méditerranée.
Ils sont près de vingt millions. Présents partout et aussi invisibles, car discrets parce que menacés !
Et le quartier copte du Caire est leur fief, alors que leur présence est très forte dans d’autres régions de l’Egypte notamment la Haute Egypte africaine.
La visite de ce quartier s’impose parce qu’elle vous emmènera dans un monde totalement différent de la ville qui l’entoure !
L’entrée en est sécurisée, très fortement sécurisée : on n’y accède qu’après une fouille méticuleuse des sacs.
Mais une fois passé ce contrôle, on entre dans un monde de paix, de sérénité, de piété et de calme.
Les églises sont nombreuses, avec à leur fronton des inscriptions en arabe bien sûr mais aussi en caractères coptes, même si l’entrée du quartier est dominée par le minaret d’une mosquée.
Vous pouvez assister en toute liberté à des messes coptes, ou plutôt catholiques orthodoxes, qui se tiennent plusieurs fois par jour. Vous aurez l’occasion de vous arrêter pour écouter les enfants chanter la gloire de Jésus et ses apôtres en arabe : c’est une sensation assez spéciale, même pour quelqu’un qui sait bien entendu que « arabe » ne signifie pas automatiquement « musulman ».
Vous pouvez partager avec les orants présents le fameux pain sans levure que le pope distribue à la fin de la messe : on ne vous demandera pas si vous appartenez à la communauté au pas !
Vous entrerez dans une synagogue qui compte comme seul fidèle un très vieux gardien, puis dans la « Cathédrale suspendue », cet édifice religieux bâti sur les vestiges d’un temple romain que l’on aperçoit à travers certains planchers transparents.
Vous aurez l’occasion de traverser des rues entières dont les murs sont tapissées de livres d’auteurs égyptiens que l’on ne trouve plus dans les librairies de Khan Khalili ni de ses alentours : Najib Mahfoud, Tawfiq El Hakim, Taha Hussein, Ishan Abdelkadouss et cent autres …
Le plus beau « bazar » du Caire vous accueillera pour vous proposer les souvenirs les plus divers à des prix plus que raisonnables, sans avoir à marchander : les prix sont affichés et ne se discutent pas.
Vous ne croiserez ni mendiants, ni vendeurs à la sauvette, puisque vous êtes dans une bulle à part, car ce quartier est ce qu’il reste de FUSTAT, la première capitale de l’Egypte non pharaonique !
En sortant ce quartier, vous retrouverez immédiatement l’enfer de la circulation cairote avec tout ce qui va avec …

Le TOURISME DE MASSE et ses DANGERS.

Je ne voulais pas en parler, cela semblait ne pas me regarder, le Maroc étant aussi un pays touristique, il court les mêmes risques des l’Égypte et les pays qui misent sur ce secteur.

La ville de HURDAGA construite sur les bords de la Mer Rouge est un point focal du tourisme de masse égyptien ; des dizaines et des dizaines de “ressorts” drainent des centaines de milliers de touristes étrangers sur les plages.

Ces touristes viennent essentiellement des pays d’ex-bloc de l’est et arrivent par avions entiers pour des séjours formatés, sans aucun intérêt culturel, axés sur le soleil, la mer et certains plaisirs inavouables.

Pour preuve, je peux affirmer que l’usage de la drogue, des drogues dures notamment est une occupation de ces touristes de la vingtième heure, nouveaux arrivés dans un monde occidental dont ils ont pris le pire.

Ainsi, lors d’une promenade matinale sur l’avenue principale de cette localité touristique, cette avenue bordée de part et d’autre de complexes touristiques énormes, j’ai trouvé jetées par terre un nombre impressionnant de seringues dont l’usage ne sait aucun doute.

Le tourisme masse peut être utile, mais il peut être aussi très dangereux..Aux autorités de prendre leurs précautions et à la population de ne pas se laisser leurrer …

A bon entendeur salut !