Quand j’ai vu le livre de Lilian THURAM intitulé “MES ETOILES NOIRES – De Lucy à Barack Obama“, écrit en collaboration de Bernard Fillaire essayiste et romancier, auteur lui-même plusieurs ouvrages combattant les sectes et paru en 2010 chez les éditions Philippe REY, j’ai immédiatement pensé à un autre ouvrage que j’avais lu il y a quelques années.

Il s’agit de “CES NOIRS QUI ONT FAIT LA FRANCE” de Benoît HOPQUIN, grand reporter du quotidien « LE MONDE » que j’avais évoqué ici-même.

Je connaissais Lilian THURAM, le footballeur à la centine de sélections en éqipes de France, aux inommbrales titres nataionaux et internationaux, tant en équipe de club qu’en équipe nationale.

Je connaissais Lilian THURAM, acteur associatif avec sa fondation “Education contre le racisme”.

Mais je ne connaissais pas Lilian THURAM l’écrivain : il a signé un “Manifeste pour l’égalité, une bande dessinée et une dizaine de préfaces pour des ouvrages engagés dans la lutte contre le racisme.

Si Benoit HPQUIN avait évoqué quelques personnalités noires qui selon lui avait fait la France, THURAM a choisi quelques figures de personnes de couleurs, plus ou moins connues qui ont contribué à l’histoire du monde.

Ainsi, Thuram nous apprend-il que le fabuliste grec ESOPE, l’inventaire de dizaines de fables que les élèves continuent à ce jour d’étudier, était en fait un esclave d’origine africaine et était évidemment de couloir noire.

On découvre dans ce livre que bien des principes de la Déclaration es Droits de l’Homme étaient inscrits dès 1222 dans la Charte des Chasseurs du Mandem, habitants de l’Empire du Mali :

“Une vie n’est pas supérieure à une autre vie ..
L’essence de l’esclavage est éteinte ce jour….
Chacun dispose désormais de sa personne….”

En feuilletant le livre de Thuram, qui ne se prétend ni un travail de scientifique ni une oeuvre littéraire, on est surpris d’apprendre que la Russie impériale a compté parmi ses dirigeants militaires un grand général en chef appelé Abraham TEROVITCH surnommé HANIBAL,originaire du Cameroun : son destin d’esclave l’a mené, par les plus grands des hasards, jusqu’au sommet de la hiérarchie militaire ruse.

Lilian THURAM réserve tout un chapitre “au génie des découvreurs noirs” où il recense les découvertes les plus inattendues dues à des personnes de couleur, la plupart d’entre elles américaines : du sèche-linge à la moissonneuse, du presse-agrumes à la rotative e presse, du taille-crayon à la disquette informatique, du pacemaker à la fabrication du sure en morceaux, de la poussette à l’ordinnateur de calclul le plus rapide du monde.

Bien sûr, Lilian THURAM n’oublie ni les explorateurs noirs ( Matthew Henson le premier homme au pôle nord), ni les philosophes ( Anton Wilhelm Amo , esclave originaire du Ghana qui a, dans la première partie du XVIIIème siècle, soutenu à Amsterdam deux thèses de doctorat en philosophie sur la conditions des noirs, ce qui a provoqué un grand tollé dans le monde académique de l’époque), ni les artistes(le compositeur Saint-Georges, la chanteuse Billie Holliday, ni les grands écrivains (Richard N. Wright), ni les sportifs (Mohamed Ali, ni les hommes politiques (Martin Luther King), ni des personnes très modestes qui marquèrent le destin des gens de couleur( Rosa ouise Parks qui refusa de céder sa place dans le bus à un blanc).

Bref, Lilian THURAM nous convie à un très long voyage à travers les noms de personnalités de couleurs, très connues ou moins connues, qui “lui ont permis d’éviter la victimisation et de croire en lui-même”.

Lecture utile et enrichissante à plus d’un égard!