On ne pourra pas dire que sur ce blog, je ne suis pas intéressé au thétare dans ce pays !

J’ai eu l’occasion de parler dans grands hommes qui ont marqué cet art durant le siècle dernier : Tayeb ESSEDIDKI forcément, Ahmed TAYED LAALEJ bien sûr, des lieux mythiques qui en ont marqué l’histoire comme le TEATRO CERVENTES de Tanger. Je me suis même essayé au pastiche d’une tirade très connue du CID de Corneille, pièce qui avait marqué mon adolescence ou celle de CYRANO DE BERGERACqui a suivi sa question : ” que faut-il faire maintenant?”

Mais je n’ai jamais parlé de pièces de théâtre, pour une raison très simple : cela fait des années que je n’ai pas assisté à une représentation théâtrale.

La dernière fois à Rabat, c’était pour fêter un anniversaire de ma cadette, l’année de son bac je crois : nous l’avions emmener voir une comédie de Mohamed AL JEM qui faisait un tabac à l’époque : AL RAJOULOU ALLADI….

A Casablanca, j’ai eu l’occasion de passer un excellent moment lors de la représentation de BNAT LALLA MENNANA adaptée par Nora Skalli et Samia Akariou1 de la pièce éponyme de Yassine Fennane, oeuvre elle-même très, peut-être même trop librement inspirée du drame de Frederico GARCIA LLORCA intitulé LA CASA DE BERNARDA ALBA.

Pourtant, j’ai grandi dans le goût du théâtre, dès le collège : je me souviens que avions étudié L’AVARE de MOLIERE, LE CID de CORNEILLE, dont je garde en mémoire à ce jour des pages entière, PHEDRE de RACINE m’avait bouleversé, les comédies de Courtenine ou de Feydeau m’avaient amusé. J’ai eu l’occasion grâce aux AMIS DE THEATRE DE FRANCE de voir sur scène au cinéma Mauritania de Tanger des acteur énormes comme Louis Ségnier ou Michel Simon.

Par ailleurs, nous allions au théâtre voir des pièces bien de chez nous, jouées par les troupes locales, traitant d sujets qui nous touchent de près. J’ai pu voir des pièces de Nabil LAHLOU (Les torues, Le Gouverneur général de l’île Chakerbakerben ), je me souviens d’une pièce avec Tourya Jabrane qui, à propos déjà de l’immigration, a fait crouler de rire le théâtre MohameD V. Les pièces des frères BADAOUIrencontraient aussi beaucoup de succès, comme celles de Saad Allah Aziz et Khadija Assad.

Puis la télévision nous a mis la théâtre à porte de la main, avec des soirées entières régulièrement consacrées à la retransmission de pièces de théâtre.

Puis tout a basculé ! La politique s’en est mêlée, l’idéologie aussi, les années de plomb, l’islamisme rampant puis triomphant ont porté les deniers de grâce au théâtre, ce genre qui réunit à la lois la littérature et le sepctacle.

P.S. : Si vous voulez avoir une idée précise et documentée sur l’évolution du théâtre au Maroc, je vous conseille la lecture de cet ouvrage :

المسرح في المغرب ـ بنيات و إتجاهات.
عبد الواحد عوزري
دار توبقال للنشر ـ الدار ليضاء 1998

Posted on30/11/2018CategoriesCulture et artsSociété