Annoncé à grands coups de média, avec un teasing bien orchestré, le documentaire de France 3 sur “Le règne secret de Mohamed VI” était supposé provoquer un séisme dans le Maroc profond.

J’ai déjà dit ce que je pensais de ce documentaire avant même sa diffusion dans un billet publié sur Face Book et je crois que mon analyse n’était pas erronée.

La première phrase prononcée dans ce documentaire est une ERREUR FONDAMENTALE qui enlève toute crédibilité à la suite du texte et qui donne une idée sur l’orientation biaisée de ce travail prétendument journalistique.

D’après Jean-Louis PEREZ, le Maroc serait une monarchie de droit divin!

Cette affirmation péremptoire suppose que Monsieur Perez ignore ce qu’est une monarchie de droit divin ou il ignore le régime politique du Maroc .

Il devrait savoir que la monarchie marocaine a connu mille et cent évolutions pendant les siècles de son histoire et que en 2016, le souverain qui règne sur le Maroc n’est pas un “roi de droit divin” et que son rôle de “Amine Al Mounine” ne lui confère pas le statut de représentant de Dieu sur terre. Le Maroc est régi, depuis 1962, par une constitution qui connait de perpétuelles réformes et mêmes des refontes profondes, la dernière datant de 2011.

Monsieur Perez devrait donc rafraîchir un peu ses connaissances en droit constitutionnel et en histoire des instituons, pour autant qu’eil en ait jamais eu auparavant.

Tout le documentaire étant basé sur cette contrevérité historique, juridique, politique et sociale, il n’était pas utile d’écouter le reste d’autant que les intervenants ont, dès leurs premières déclarations, montré que la vérité et l’impartialité n’étaient pas leur priorité.

Le prince rouge, comme toujours, parle de son cousin avec son arrogance habituelle et aussi un gros zeste d’amertume mal digérée.

Boubker Jamaï évoque son exil à la suite d’une condamnation pour diffamation, sans préciser la personne qu’il a diffamée, laissant ainsi planer un doute qui en ferait un héros.

La bay3a, présentée comme une cérémonie d’humiliation collective, est commentée par un intervenant, dont on n’a pas jugé utile de préciser l’identité, en des termes indignes d’une enquête sérieuse.

Catherine Grasset dont le sort judiciaire n’a pas encore été tranché après sa tentative de chantage sur la personne du Souverain marocain a eu le culot de parler du Maroc.

Tout cela ne m’a pas donné envie de continuer à regarder un programme qui n’a eu q’un seul intérêt, celui de servir de véritable thérapie de groupe pour une poignée de personnages aigris, déçus, mal dans leur peau.

Ce “Docs Interdits” aurait dû être interdit de diffution par lz direction de France 3 pour médiocrité et manque d’intérêt avéré.

P.S. : Personne ne semble avoir relevé la perversité de la programmation dans cette même émission “Docs Interdits” d’un vieux documentaire datant de 1986 sur Silvio Berlusconi et la mafia. Coïncidence ou gros clin d’œil malveillant! Pauvre télévision française, que ne ferais-tu pour l’audimat en ces temps de crise!