“Au Maroc, gouverner, c’est pleuvoir”!”

Peu importe que ce soit le maréchal Lyautey ou son successeur à la résidence générale de France au Maroc qui ait la paternité de cette phrase qui a marqué l’histoire moderne de notre pays, jusqu’à être reprise par le président Hollande lors de sa ville de travail à Tanger en avril 2013.

L’intérêt de cet aphorisme est de réduire à néant la rôle du politique dans la gestion du pays : et cela arragnge bien les affaires de tout le monde.

En s’en remettant à la pluie, à la météo et finalement à la nature et celui qui la dirige, pour guider les décisions politiques d’un gouvernement, les dirigeants se dédouanent donc de toute responsabilité dans la gestion du pays!

Ils ont vite fait d’oublier que la véritable formule avait été inventée le journaliste Emile DE GIRARDIN (22 JUIN 1806 – 27 AVRIL 1881), pionnier de la presse bon marché, qui avait très finement résumer le rôle des gouvernants dans cette formule lapidaire : “GOUVERNER, C’EST PRÉVOIR” !

Et donc prévoir la pluie, ou le manque de pluie, entre autre chose!

C’est donc anticiper ou extrapoler, en tous cas ne pas attendre les bras croisés que le ciel se décide ou pas à nous arroser ou au contraire à nous dessécher!

En ce début d’année 2016, la pluie semble bouder le Maroc à tel point que la situation devient alarmante!

sécheresse

Si gouverner n’était que pleuvoir, le gouvernement actuel serait en chômage technique !

Et malheureusement, il l’est face à la situation : il a fallu attendre encore une fois que le souverain prenne les choses en main en convoquant le chef du gouvernement et le ministre de l’agriculture et leur donner les hautes instructions pour “prendre les mesures nécessaires face au retard enregistré dans les précipitations et limiter ses effets sur l’activité agricole“.

Ce n’est pas la première fois d’ailleurs que le gouvernement n’entre en action que sur impulsion royale : la dernière fois que nous avons observé cela n’est pas bien lointaine. Un ministre délégué ne s’est déplacé dans le Nord du pays pour s’enquérir de la panique qui a saisi la population suite aux dernières secousses théurgiques.

Le chef de gouvernement préfère, en ce qui le concerne, se féliciter de la concomitance des chutes de pluies en 2012/2013 et l’arrivée au pouvoir de son parti béni du Créateur.

Face donc aux dangers qui menacent l’agriculture marocaine, du fait de la sécheresse, un plan d’urgence de près de CINQ MILLIARDS DE DIRHAMS a été lancé !

Cette décision prouve bien que gouverner ce n’est pas pas pleuvoir, mais bien plus que cela : c’est faire face aux difficultés, ou mieux les prévenir! 

L’actuel chef de gouvernement semble encore une fois ne pas très bien dominer le sujet
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