En ce début d’année 2016, qui s’annonce cruciale à divers égards pour l’avenir de notre pays, je lance ici un défi aux médias nationaux, toutes catégories confondues, aux quotidiens, aux magazines, aux hebdomadaires, aux portails d’information et autres sites électroniques!.

Pour être plus franc, je pense très spécialement à LeDesk.ma qui se présente comme “le cœur battant de l’information au Maroc” et à qushq.com le nouveau venu qui tente de se faire une place dans une domaine en place mutation.

Si je vise spécialement ces deux médias, c’est parce que le premier se prétend être un site d’investigation, à l’image de son grand aîné français Médiapart, et qu’il monnaie ses informations (ce qui son droit le plus absolu à condition que ces informations soient intéressantes) et que le second est adossé à un groupe de presse dont on n’a pas, je crois, d’exemple dans le royaume.

Ceci dit, les autres médias sont bien sûr concernés par ce défi, qui je crois vaudrait la peine d’être relevé!

Mon défi est simple : je demande à ces médias de nous fournir d’ici la fin de cette législature un état détaillé de l’activité détaillée des 395 représentants siégeant au Parlement depuis novembre 2011.

Comme on peut le constater avec amertume depuis des années, les retransmissions télévisées des séances de questions orales donnent de l’activité parlementaire une image parfois ubuesque, sinon clownesque de l’activité des représentants de la nation, sans parler des images des séances normales nous montrant un hémicycle très souvent vide, sauf lors des séances d’ouverture présidées par le souverain, ou alors des scènes indignes d’une représentation nationale, avec des parlementaires qui dorment, d’autres qui jouent au solitaire sur leur portable, certains qui se détendent en retirant leurs souliers.

parlement incidents politique-Parlementaires-2011-09-16 parlement

Ces honorables personnes ont été élues par le peuple pour le représenter. Il serait donc tout à fait légitime de savoir
ce que chacune d’elles a fait de son temps durant cette législature.

Il serait utile de connaitre :
– le degré d’assiduité de chacun et chacune de ses élu(e)s,
– le nombre de leurs interventions,
– les amendements déposés,
– les commissions où ils/elles ont siégé,
– les rapports rédigés à titre personnel ou en groupe,
– les missions à l’étranger auxquelles elles/ils ont participé,
– le nombre de fois où ces élus ont effectivement participé à un vote,
– les questions orales ou écrites posées,
– et bien sûr, bien que cela soit plus difficile, les activités des uns et es autres au niveau de leurs circonscriptions respectives (réunions, meetings, contacts avec la population)!

Bref, le citoyen lambda que je suis aimerait que la presse libre et indépendante de ce pays donne des renseignements utiles aux millions d’autres citoyens lambda qui décideront de voter – ou non – lors des prochaines élections législatives.

Ce travail ne doit pas être très compliqué, je suppose, pour des journalistes aguerris, qui savent où chercher l’information! D’autant que ces informations ne relèvent d’aucune confidentialité particulière, que je sache : je peux me tromper, qu’on me corrige!

Alors, mesdames et messieurs, les journalistes, êtes-vous prêts à relever le défi?

Une fois en possession de ces informations sur l’activité réelle et effective de chacun des nos représentant(e)s, nous pourrons alors seulement leur demander des comptes, les critiquer, les réélire ou les renvoyer à leurs occupations antérieures.

Je crois que c’est une mission de salut public que je vous propose ! L’important est qu’elle soit réalisée dans les règles de l’art journalistique, en vous basant sur des faits vérifiables et fiables, selon la déontologie de votre noble métier et dans le respect total de la loi!

CHICHE……